(But If a Look Should) April Me

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(But If a Look Should) April Me
Genre Danse contemporaine
Chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker
Musique Igor Stravinsky (voir section dédiée)
Interprètes Treize
Scénographie Jan Verweyveld
Création 3 avril 2002
La Monnaie de Bruxelles

(But If a Look Should) April Me est un ballet de danse contemporaine de la chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker, créé en 2002 pour la compagnie Rosas.

Historique[modifier | modifier le code]

(But If a Look Should) April Me est une chorégraphie écrite dans le cadre des célébrations du 20e anniversaire de la Compagnie Rosas créée par Anne Teresa De Keersmaeker en 1983. Le titre de l'œuvre fait référence à un vers du poète américain E. E. Cummings signifiant : « (mais si un regard pouvait) m'avriler » ainsi qu'au poème Waste Land de T. S. Eliot[1]. Ce ballet est conçu en partie sur la base du duo Small Hands (Out of the Lie of No) datant de l'année précédente et dansé par De Keersmaeker et Cynthia Loemij. Il est écrit dans sa première partie sur des compositions originales de Thierry De Mey et reprend la musique du ballet Les Noces d'Igor Stravinsky dans sa seconde partie[2],[1].

La pièce fut créée à La Monnaie de Bruxelles le 3 avril 2002 et fut présentée dans le monde ensuite.

Structure[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Lors de sa création à Bruxelles, le quotidien Le Soir juge qu'avec l'utilisation de ses motifs et thématiques habituels de « tourbillon, spirale, répétition, relations entre filles et garçons, hommes et femmes », la chorégraphe « livre quelques clins d'œil à ses pièces antérieures, tout en regardant vers un futur ». D'un point de vue de la relation entre la danse et la musique, rapport central des créations de De Keersmaeker, April Me est « sans doute l'un des spectacles les plus variés, les plus représentatifs de toutes ces manières différentes qu'a un chorégraphe d'aborder la musique »[1]. Marie-Christine Vernay dans Libération écrit, quant à elle, être « rest[ée] abasourdi par l'ampleur du travail, la qualité des interprètes, le petit détail qui tue »[3]. Pour L'Humanité, la part importante donnée à l'action théâtrale, dans la première partie, déroute dans un premier temps pour cette œuvre qualifiée de « création de longue haleine, où la danse, d'abord empêchée, se libère au fil d'un désordre d'une rigueur infaillible »[4].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des noces à fleur de peau Entre Rosas et Ictus, le mariage du son et du geste dans Le Soir du 5 avril 2002.
  2. La Pièce montée d'Anne Teresa De Keersmaeker par Dominique Frétard dans Le Monde du 22 avril 2002
  3. « Parler de notre expérience humaine » par Marie-Christine Vernay dans Libération du 13 mai 2002.
  4. Anne Teresa De Keersmaeker chorégraphie sa première musique de ballet par Muriel Steinmetz dans L'Humanité du 18 mai 2002.
  5. Anne De Keersmaeker, Jean-Marc Adolphe et al., Rosas - Anne Teresa De Keersmaeker, Tournai, Renaissance du livre,‎ 2002 (ISBN 9782804606954), p. 278-282.