La Cousine Bette

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La Cousine Bette
Image illustrative de l'article La Cousine Bette
Georges Cain

Auteur Honoré de Balzac
Genre Étude de mœurs
Pays d'origine Drapeau de la France France
Lieu de parution Paris
Éditeur Boniface
Collection La Comédie humaine
Date de parution 1846-1847
Dessinateur Charles Huard pour l’édition 1910
Série Scènes de la vie parisienne, les parents pauvres
Chronologie
Précédent Pierre Grassou Le Cousin Pons Suivant

La Cousine Bette est un roman d’Honoré de Balzac, paru pour la première fois en feuilleton dans Le Constitutionnel d’octobre à décembre 1846. Publié en volume en 1847, il fait partie des Scènes de la vie parisienne, section Les Parents pauvres de La Comédie humaine.

C’est le premier portrait de femme profondément destructrice, rancunière et laide que Balzac ait produit. Même madame de Saint-Estève, la tante de Jacques Collin, alias Vautrin, a quelques caractéristiques émouvantes. La cousine Bette n’en a aucune. Apparentée à un animal malfaisant, « ses sourcils épais réunis par un bouquet, sa face longue et simiesque laissent deviner derrière la paysanne des Vosges un caractère de sauvage ».

Et c’est bien d’une sauvage qu’il s’agit. La cousine est animée d’une rage et d’une passion impuissante qui gaspille une énergie folle à nuire sans recueillir les fruits de ses intrigues, pourtant patiemment élaborées, telle une araignée tissant sa toile. Ce roman est considéré comme l'un des chefs-d’œuvre de La Comédie humaine. Le roman-feuilleton devient ici tragédie classique dans une expression littéraire beaucoup plus moderne.

Résumé[modifier | modifier le code]

Élisabeth Fischer, surnommée la cousine Bette est appelée à Paris par Adeline Hulot (sa cousine), femme admirable qui supporte les infidélités de son vieux mari le baron Hulot, libertin éperdu. Aigrie, laide, sèche, maladivement jalouse d’Adeline et de sa beauté, Lisbeth s’acharnera au malheur de la baronne Hulot et de sa fille Hortense. Celle-ci a épousé le comte Wenceslas Steinbock, un réfugié livonien (polonais), orfèvre de métier, dont la Cousine Bette prétendait qu’il était son « amoureux » car elle lui avait porté secours. Dans sa rage, elle pousse une de ses voisines d’immeuble, Valérie Marneffe, une courtisane, dans les bras du baron Hulot d'Ervy, puis dans ceux du comte Wenceslas. La famille Hulot s’en trouve presque détruite, mais, alors que les manigances de Lisbeth Fischer semblent aboutir, et qu’elle est sur le point d’épouser le maréchal Hulot, frère du baron Hulot, le scandale des frauduleuses opérations financières menées par le baron pour couvrir ses immenses dépenses éclate. Le vieux maréchal Hulot, s’estimant déshonoré, en meurt ; le baron Hulot doit disparaître. Lisbeth Fischer, après son mariage raté avec le maréchal, se retrouve donc une deuxième fois sans mari. Après la disparition du baron, c’est maintenant par Célestin Crevel, beau-père de Victorin Hulot d'Ervy, frère d’Hortense et époux de Célestine Crevel, que s’exercent les menées du duo infernal Lisbeth Fischer - Valérie Marneffe. Alors que cette dernière vient d’épouser Célestin Crevel, spoliant Célestine et Victorin de l’immense fortune paternelle, une intervention de madame de Saint Estève (l’empoisonneuse déjà rencontrée dans Illusions perdues et Splendeurs et misères des courtisanes) fait périr d’un mal mystérieux la perverse Valérie Marneffe. Adeline Hulot récupère enfin son mari et, devant le bonheur retrouvé de la famille, la cousine Bette meurt de rage. Cependant, le baron Hulot n’est en rien amendé et ses nouvelles infidélités provoquent la mort d’Adeline.

Adaptations à l'écran[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Kris Vassilev, « Représentation et signification sociale de la vengeance dans un texte réaliste. L’Exemple de La Cousine Bette », Romantisme, 2005, no 127, p. 45-57.

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