Échafaudage
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Un échafaudage est une construction temporaire constituée de ponts, de passerelles ou de plates-formes soutenus par une charpente en bois, en acier ou en aluminium[1]. Il est destiné à permettre l'accès des artisans du matériel en tous points d'un bâtiment à édifier ou à réparer.
Il est décomposé en trois catégories distinctes : fixe, suspendu ou roulant.
Les échafaudages fixes sont eux-mêmes répartis en trois catégories :
- échafaudage de façade ;
- échafaudage multidirectionnel ;
- échafaudage de maçon.
Les échafaudages ont connu de nombreuses évolutions techniques au cours des dernières années notamment du fait en Europe de l'évolution de la réglementation (Décret no 2004-924 du 01/09/2004) et la publication de nouvelles normes européennes.
Permettant d'accéder et de travailler en hauteur, l'échafaudage doit, selon les normes techniques et la réglementation, être conçu et monté afin d'éviter les chutes des utilisateurs.
En l'absence de directive européenne, le marquage CE n'existe pas pour les échafaudages. En revanche, en France, un référentiel MARQUE NF existe pour compenser cette absence.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Autrefois[Quand ?] le travail d'amenée des matériaux à niveau pour qu'ils soient placé, surtout dans les pays dépourvus de bois de construction, se faisait au moyen de rampes, plan incliné, accumulation de briques crues. C'était ce moyen qui était utilisé en Égypte mai aussi du temps de la Rome antique. Les romains désignaient par machinae scansoriae les échafaudages. Ils furent appelés « chafauds » (du latin « catafalcum ») ou « échafauds », terme de sinistre mémoire, « échafaud » désignant aussi l'estrade où étaient placée la potence ou la guillotine dans les exécutions capitales. L'usage du terme échafaudage s'est généralisé XIXe siècle à cause de l'association pernicieuse que faisait naître le mot échafaud dans les esprits ou pour oublier le désagréable souvenir des échafauds révolutionnaire[2].
Échafaud désignait alors « une espèce de plancher qu'on fait pour s'élever à la hauteur des endroits où l'on a à travailler ». L'échafaud le plus ordinaire était celui qui est fait avec des boulins scellés dans les murs et écoperches debout, liés ensemble avec des cordages, sur lesquels on pose des planches[M 1]. Une terminologie se met en place autour du travail des échafaudages dont voici quelques termes :
- Baliveaux - Grandes perches qui servent à faire plusieurs échafauds les uns sur les autres[M 2].
- Boulin - Morceau de bois rond que les maçons plaçaient dans des trous qu'ils font dans les murs, pour, avec les écoperches, faire des échafauds[M 2].
- Bourriquet - Espèce de civière ou caisse carrée à jour, dans laquelle on montait le moellon, et même le mortier, au haut du bâtiment par le moyen de la grue, de l'engin ou de la chèvre[M 3].
- Brayer - Espèce de cordage dont on se sert pour suspendre au câble les pierres, les baquets à mortier, les bourriquets à moellons, etc.[M 4].
- Brayeur - Fort manœuvre chargé de brayer la pierre, c'est-à-dire de passer les brayers sous la pierre et de les fixer dans le crochet ou esse du cable qui doit la monter[M 4].
- Cordage - Terme général qui comprend toutes les cordes, dont on se sert pour la construction des édifices[M 5]. Corde, cordage - Voir corde (Dans la construction).
- Échafaud volant - Échafaud qui n'est composé que de boulins qui ont pour point d'appui ou le soubassement des croisées, ou suspendus par des cordages, sur lesquels boulins sont posées quelques planches[M 1].
- Écharpe - Cordage que l'on attache à l'œil de la louve ou au câble pour conduire une pierre que l'on monte avec une grue ou autre machine, pour empêcher qu'en vacillant, elle ne frotte le long des murs, ne s'accroche aux échafauds et ne s'épaufre [M 1].
- Échasse - Petit arbre de brin dont se servent les maçons pour faire leurs échafauds il tient lieu d'écoperches[M 6].
- Échelieu ou Rancher:
- Écoperches - Pièces de bois de brin ou baliveaux qui servent à porter les échafauds et soutenir les boulin s. On nomme aussi écoperches une pièce de bois avec une poulie qu'on ajoute au bec d'une grue ou d'un engin pour lui donner plus de volée[M 6].
- Éventer - Tirer avec un cordage qu'on nomme écharpe une pierre que l'on monte pour qu'elle ne touche point au mur ou aux échafauds, et qu'elle ne s'y accroche pas, ce qui se fait ordinairement par un manœuvre qu'on nomme brayeur, c'est-à-dire celui qui est chargé de passer les brayers sous la pierre[M 7].
- Plat-Bord - Anciennement, madrier provenant du déchirage de bateau servant aux échafauds[M 8].
- Remonter - Élever un mur plus haut qu'il n'était. C'est aussi assembler toutes les pièces d'un engin, d'une chèvre, d'un échafaud[M 9].
- Singe - Machine composée d'un treuil qui tourne sur deux chevalets faits en croix de saint André: Ce treuil tourne au moyen de leviers, bras ou manivelles ajoutés à chacune de ses extrémités: Il sert à élever des moellons ou des pierres au haut d'un bâtiment, ou à les en descendre[M 10].
- Vingtaine - Moyen cordage dont on se sert pour faire les échafaudages et pour faire les verboquets[M 11].
Notes et références [modifier]
- En France, selon la réglementation, un échafaudage est un équipement de travail, composé d'éléments montés de manière temporaire en vue de constituer des postes de travail en hauteur et permettant l'accès à ces postes ainsi que l'acheminement des produits et matériaux nécessaires à la réalisation des travaux (art. 1 de l'arrêté du 21/12/04)
- Jean-Pierre Adam. La Construction romaine. Matériaux et techniques. Sixième édition. Grands manuels picards. 2011
Bibliographie [modifier]
Morisot J.M., Tableaux détaillés des prix de tous les ouvrages du bâtiment (maçonnerie), Carilian, 1814 [lire en ligne]
- p. 28
- p. 8
- p. 13
- p. 14
- p. 21
- p. 29
- p. 33
- p. 71
- p. 80
- p. 87
- p. 100
Voir aussi [modifier]
- Eugène Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle - Tome 5, Échafaud