Ye Xin

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Ye Xin
YeXin07.JPG

Ye Xin Paris Mai 2011

Naissance
Nationalité
Activité

Ye Xin (葉欣) est un peintre, graveur et calligraphe d'origine chinoise[1], né en 1953 à Pékin. Au début de la Révolution Culturelle, il est envoyé avec sa famille à Yangquan (province du Shanxi). Il travaille pendant huit ans dans une usine de tracteurs et pratique parallèlement le dessin et la gravure en tant que "peintre ouvrier". Après la révolution culturelle, il intègre l'Institut des Beaux Arts de Pékin, dont il est diplômé en 1982. Il entre ensuite aux éditions des Beaux Arts du Peuple à Pékin comme rédacteur-dessinateur de lianhuanhua, équivalent de nos bandes dessinées. Il est remarqué comme un des artistes qui renouvellent le genre en Chine Populaire au début des années 1980 par des cadrages audacieux et des planches composées de plusieurs cases. Il fait un premier séjour d'un an en France pour étudier la bande dessinée française. En 1985, il devient enseignant au département 'Bandes Dessinées et Estampes' de l'Institut Central des Beaux-Arts de Pékin.

Il quitte la Chine en 1986 pour venir s'installer à Paris. En 1995, il passe sa thèse de doctorat en histoire de l'art à l'Université de Paris IV, sous la direction de Flora Blanchon, intitulée La Conscience de l’écrire dans le langage pictural : de la tradition chinoise à l’esprit contemporain occidental[2] (1995) et devient maître de conférences à l'Université de Paris VIII où il enseigne le dessin et la calligraphie.

Il vit et travaille désormais en France. Il partage son temps entre enseignement, création artistique et recherche, notamment sur le rapport texte/images. Il expose régulièrement en France, en Suisse, en Chine, et au Japon. Ses œuvres sont collectionnées par le British Museum, la Bibliothèque nationale de France, le Musée d'Histoire contemporaine, le Musée des beaux-arts d'Angoulême, la bibliothèque du musée Rodin... Il a également participé à des créations créations de scénographies pour le Musée olympique à Lausanne (1999), le Musée Guimet (en 2003 et 2010)[3] et le Musée de l'Homme (2005) à Paris.

Publications[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'enfant et la fourmi (2000)
  • 1978 Han Suyin, Les cent fleurs : La peinture chinoise aujourd'hui
  • 1986 Liliane Terrier, Le trait de Ye Xin, Espace Chine, Paris
  • 1991 Ye Xin, Peintures, Galerie Adac, Paris
  • 1991 La Chine à travers les peintres, Conti, Lausanne
  • 1991 Eric Janicot, Dictionnaire de l’art moderne et contemporain
  • 1991 Flora Blanchon, Itinéraire chinois contemporain d'un étudiant en doctorat à Paris IV, dans le n°8 de janvier 1991 de la revue Les nouvelles de Paris-Sorbonne[5]
  • Christophe Comentale, « Ye Xin gravure et images calligraphique », Art et métiers du livre, Éditions Faton, no 267,‎ .
  • Patrick Gaumer, « Ye Xin », dans Dictionnaire mondial de la BD, Paris, Larousse, (ISBN 9782035843319), p. 928.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF no FRBNF12096192h
  2. Référence à sa thèse Site Paris Sorbonne
  3. Article du New York Times de Janvier 2004 L'article
  4. Compte rendu de la revue Outre-mers n° 346-347 en 2005 L'article
  5. Enregistrement de cette revue sur le site de la BNF: Le lien BNF