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Yann Le Masson

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Yann Le Masson
Naissance
Brest
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 81 ans)
Avignon
Profession Directeur de la photographie
Réalisateur
Films notables Kashima Paradise

Yann Le Masson est un réalisateur de documentaires et un directeur de la photographie français, né le à Brest (Finistère), mort le à Avignon (Vaucluse)[1].

Fils d'un officier de Marine, il étudie les mathématiques, puis suit les cours de l'IDHEC d'où il sort avec un diplôme de chef opérateur. Mobilisé en Algérie pendant la Guerre d'indépendance, il consacrera ensuite une part essentielle de son travail comme réalisateur et caméraman à la dénonciation des crimes du colonialisme[2]. Il filmera aussi l'enterrement des victimes de la répression à Charonne comme celui du militant Pierre Overney, et réalisera entre autres plusieurs documentaires pour le mouvement féministe MLAC. Yann Le Masson est le cofondateur, en 1974, avec Jean-Michel Carré et Serge Poljinsky, du collectif de production Grain de Sable[3].

Filmographie

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Réalisateur

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Chef opérateur

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« Caméraman d’exception et par ailleurs marinier, Yann Le Masson est une légende du cinéma direct dont chaque film balisa l'histoire du geste documentaire. Coréalisé avec Bénie Deswarte, Kashima Paradise (1973) est son chef-d'œuvre. »

— Patrick Leboutte, Kashima Paradise, le cinéma de Yann Le Masson

« Une des clefs de ce bouleversement, cette chose qui manque le plus à la plupart d'entre nous, particulièrement aux cinéastes : le Temps. Le temps de travailler, et aussi, et surtout de ne pas travailler. Le temps de parler, d'écouter, et surtout de se taire. Le temps de filmer et de ne pas filmer, de comprendre, et de ne pas comprendre, de s'étonner, et d’attendre l'au-delà de l'étonnement, le temps de vivre. Le temps de s'habituer aussi, de part et d'autre, et ce n'est pas rien. Même si la limitation de l'équipe de tournage, à deux personnes, réduit déjà le traumatisme martien que provoque un vrai tournage, le temps continue d'apprivoiser, de familiariser. On s'habitue à cette caméra que Yann porte à l'œil comme un myope chausse ses lunettes, pour mieux vous regarder, mon enfant[6]. »

— Chris Marker

Notes et références

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  1. Annonce de décès sur letelegramme.com
  2. Tangui Perron, « Portrait : Yann Le Masson, cinéaste au long cours », sur Périphérie Cinéma documentaire
  3. Cyril Beghin, « Description d'un combat », Cahiers du cinéma, no 667, mai 2011, p. 74
  4. Le film a été interdit pendant dix ans sur le territoire français
  5. Bénie Deswarte sur data.bnf.fr
  6. Un cinéaste breton s’en est allé sur filmsenbretagne.com

Liens externes

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