Vsevolod Vichnevski

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Vsevolod Vichnevski
Nom de naissance Всеволод Витальевич Вишневский
Alias
(Vsevolod Vichnievski, Vichnevsky, Vichnevskii, Višnevskij, Vishnevsky, etc.[1])
Naissance
Saint-Pétersbourg, Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Décès (à 50 ans)
Moscou, Drapeau de l'URSS Union soviétique
Activité principale
Distinctions
  • Une dizaine de distinctions militaires (chevalier de l'ordre de Lénine, du Drapeau Rouge, de l'Étoile rouge, de la Croix de Saint-Georges, etc.)
  • Prix Staline (1950)
Auteur
Langue d’écriture russe
Genres
théâtre

Œuvres principales

Vsevolod Vitalievitch Vichnevski[1], en russe : Всеволод Витальевич Вишневский, né le 8 décembre 1900 ( dans le calendrier grégorien) à Léningrad (maintenant Saint-Pétersbourg), en Russie impériale (ensuite URSS, maintenant Russie) et mort le à Moscou, est un auteur, dramaturge et scénariste de films russe soviétique. Vichnevski est connu pour des pièces célébrant la Révolution russe, en particulier la célèbre Tragédie optimiste (1933), souvent montée en France et de nombreux autres pays.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu de la petite noblesse, Vsevolod Vichnevski[1] est le fils de Vitali Petrovitch Vichnevski, un arpenteur, et de son épouse Anna Alexandrovna, née Golovatchevskaïa. Scolarisé au Premier gymnasium classique de Saint-Pétersbourg il s'engage dans l'armée à l'arrivée de la Première Guerre mondiale. Il est récompensé pour ses actes de bravoure face à l’ennemi par une Croix de Saint-Georges[2]. Il participe à l'insurrection de Petrograd en 1917 et à la guerre civile russe.

En 1918, il fait partie du premier corps de garde-côtes. En 1918-1919, mitrailleur de la canonnière Vania-Communiste de la Flottille de la Volga sous les ordres de Fiodor Raskolnikov. En 1919-1920, mitrailleur sur les trains blindés Communard et Grozny. Il devient ensuite commissaire politique de la Flotte de la mer Noire et la Flotte de la Baltique, et travaille dans le comité de rédaction du journal Krasnoflotets. Il sera gradé kapitan 1-go ranga.

Ses premières publications datent de 1920. Il monte en 1921, à Novorossiisk, le spectacle à ciel ouvert consacré à l'Révolte de Kronstadt, Procès des insurgés de Kronstadt, qui dure huit heures. En 1929, parait sa pièce Première de cavalerie. Dans les années 1930, voient le jours d'autres œuvres dramatiques : Nous sommes de Kronstadt, Le dernier - le déterminé, La Tragédie optimiste.

Il participe au Congrès militant des intellectuels, artistes et écrivains antifascistes se déroulant en Espagne du 4 au 11 juillet 1937.

Membre du PCUS depuis 1937.

Il participe ensuite à la guerre d'Hiver et à la Seconde Guerre mondiale, comme soldat au front et comme correspondant de guerre pour la Pravda. Il sera décoré d'une médaille pour son action pendant le Siège de Léningrad (1941-1944). Pour les besoins de la propagande, il écrit une comédie patriotique Raskinulos more chiroko dont le titre est inspiré d'une célèbre chanson folklorique russe à propos d'un chauffeur sur le point de mourir lors d'un voyage en mer Rouge qui ne quitte pas son poste jusqu'à son dernier souffle. La pièce est montée au théâtre de la comédie musicale de Léningrad en 1942. Il dédie également aux défenseurs de la ville la pièce Sous les murs de Léningrad, adaptée au Théâtre de la Flotte de la Baltique (1944) et au Théâtre de Chambre (1945).

En tête de la rédaction de la revue Znamia en 1934-1948. Avec son approbation y sont publiées les œuvres d'Anna Akhmatova, Victor Chklovski, Mikhaïl Zochtchenko et Evgueni Dolmatovski (ru), ce qui aboutit à une résolution de l'Orgburo du 14 août 1946 condamnant la revue[3]. Vichnevski s'empresse de renier Akhmatova dans un article de Literatournaïa gazeta du . Mais la publication de la nouvelle Deux dans la steppe de Emmanouil Kazakevitch (ru) en pleine campagne de persécution des cosmopolites sans racine, considérée comme un nouvel écart va lui coûter sa place. Il est remplacé par Vadim Kojevnikov (ru).

Sa dernière pièce L'Inoubliable Année 1919 est écrite pour l'anniversaire des soixante-dix ans de Joseph Staline (1949). Elle sera montée dans presque tous les théâtres à travers l'Union soviétique et apportera à son auteur un prix Staline. Au cinéma, elle est adaptée dans un film du même titre par Mikhaïl Tchiaoureli à Mosfilm en 1951. Vichnevski en signe le scénario[4],[5].

Vsevolod Vichnevski est mort le à Moscou. Il est enterré au cimetière de Novodevitchi.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Vichnevski est l'auteur d'une demi-douzaine de pièces, dont en traduction :

  • 1929 : Première de cavalerie (Первая Конная, Pervaja Konnaja)
  • 1931 : À l'Ouest, un combat (На Западе бой, Na Zapade bojj)
  • 1931 : Le dernier, le déterminé (Последний решительный, Posledny, rechitelny)
  • 1933 : La Tragédie optimiste (Оптимистическая трагедия, Optimisticheskaja tragedija)
  • 1942 : Raskinulos more chiroko (Раскинулось море широко)
  • 1944 : Sous les murs de Léningrad (У стен Ленинграда)
  • 1949 : L'Inoubliable Année 1919 (Незабываемый 1919-й, Nezabyvaemyjj 1919)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Vichnevski est l'auteur d'une demi-douzaine de scénarios, dont en traduction :

  • 1936. Les Marins de Kronstadt (Мы из Кронштадта, My iz Kronshtadta)
  • 1949. L'Inoubliable Année 1919 (Незабываемый 1919-й, Nezabyvaemyjj 1919) - Prix Staline en 1950

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Son nom est transcrit selon les époques et les sources « Vsevolod Vichnevski » (la transcription normale maintenant, cf. sources Larousse et Kinoglaz), « Vsevolod Vichnievski » (plus ancienne, encore très courante), « Vsevolod Vichnevsky » (encore courante), « Vsevolod Vichnevskiĭ » et « Vsevolod Vichnevskii » (rares), et « Vsevolod Vichnievsky » (très rare) ; mais aussi (avec 'sh' au lieu de 'ch', et 'ch' au lieu de 'tch', surtout anglo-saxon) « Vsevolod Vishnevsky » et « Vsevolod Vitalievich Vishnevsky » (en anglais), « Vsevolod Vishnevski », « Vsevolod Vishnievski », « Vsevolod Vishnievsky », « Vsevolod Vishnevskii », « Vsevolod Vishnievskii » ; et « Vsevolod Vital'evič Višnevskij » et « Vsevolod Višnevskij » (norme ISO 9, catalogues de bibliothèques) ; et (avec un 'w') « Vsevolod Vichnewsky », « Vsevolod Vichnewski » ; et « Wsewolod Wischnewski » (transcription germanique seulement) ; etc.
  2. Une distinction dérivée de l’Ordre impérial et militaire de Saint-Georges créée pour les rangs inférieurs de l’armée en 1807.
  3. (en)Annette Vowinckel, Marcus M. Payk, Thomas Lindenberger, Cold War Cultures: Perspectives on Eastern and Western European Societies, Berghahn Books, coll. « Berghahn Series », (ISBN 9780857452436, lire en ligne), p. 65
  4. B.Baczko, J.-Cl.Favez, M.Molnar, Staline et le Stalinisme, Librairie Droz, Genève, coll. « Revue européenne des sciences sociales », (ISBN 9782600042116, lire en ligne), p. 128
  5. Jay Leyda (trad. Claude-Henri Rochat), Kino Histoire Du Cinema Russe Et Sovietique, Âge d'Homme, coll. « Revue européenne des sciences sociales », (lire en ligne), p. 529

Liens externes[modifier | modifier le code]