Vénus et Cupidon (Lorenzo Lotto)

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Vénus et Cupidon
1525 Lotto Venus und Amor anagoria.JPG
Artiste
Date
fin des années 1520
Type
Technique
huile sur toile
Dimensions (H × L)
92,4 × 111,4 cm
Localisation
Numéro d’inventaire
1986.138Voir et modifier les données sur Wikidata
Inscription
Laurento. LotoVoir et modifier les données sur Wikidata

Vénus et Cupidon est un tableau de Lorenzo Lotto daté de la fin des années 1520 et conservé au Metropolitan Museum of Art.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette peinture n'est pas répertoriée jusqu'à la publication d'une gravure dans le Répertoire de peintures du moyen age et de la renaissance[1] de Salomon Reinach en 1918[2]. Elle apparaît en 1986, au moment de son acquisition par le Metropolitan Museum of Art[2]. Avant l'achat, le tableau fut nettoyé au Metropolitain, et notamment débarrassé de ses repeints (au niveau de la coiffure de Vénus, drapé sur sa cuisse droite et bouquet tenu par Cupidon)[2].

Description[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un tableau de mariage, inspiré par un épithalame réalisé pour un couple de Bergame ou de Venise[2].

Vénus, couchée par terre et appuyée sur un coude (semisdraiata) sur un tissu bleu, est accompagnée de Cupidon debout ceint de son arc et de son carquois. Ce dernier est représenté en putto qui urine sur la mariée à travers une couronne de lauriers de myrte qu'elle tient par un ruban et auquel est suspendue une cassolette d'encens brûlant. Ce jet d'urine est acte symbolique signifiant qu'il lui apporte la fertilité[3].

Ils sont sur un fond de tenture rouge nouée à un arbre sur lequel grimpe du lierre. Autour d'eux sont dispersés des objets allégoriques du mariage (guirlande de myrte), de la féminité (rose, coquillage, pétales de rose), d'amour éternel (lierre). La coiffure de Vénus, avec le diadème, le voile et la boucle d'oreille est typique des jeunes mariées vénitiennes du XVIe siècle[2]. Le pendant d'oreille avec une perle est un symbole de pureté. Le geste de Cupidon qui urine à travers la couronne sur le ventre de Vénus est une allusion érotique à la fertilité[4],[2].

La déesse, qui est inspirée de la Vénus endormie de Giorgione, ne montre aucune gêne de sa nudité et regarde le spectateur dans les yeux. Devant elle se trouvent un bâton et un serpent. La déesse semble bénir le couple qui se marie, leur souhaitant fertilité, et en les préservant des dangers cachés comme le serpent.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Salomon Reinach, Répertoire de peintures du moyen age et de la renaissance (1280-1580), t. IV, Paris, Ernest Leroux, , 775 p. (OCLC 888869910, lire en ligne), p. 652
  2. a, b, c, d, e et f (en) Keith Christiansen, « Venus and Cupid », Catalogue Entry, sur www.metmuseum.org, Metropolitan Museum of Art, (consulté le 29 août 2014)
  3. Jacques Bonnet, Lorenzo Lotto, Adam Biro, , p. 40
  4. D'Adda 2010

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]