Salomon Reinach

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Salomon Reinach
Portrait de Salomon Reinach

Le Professeur Reinach après la Grande guerre.

Biographie
Naissance
à Saint-Germain-en-Laye, actuel département de Seine-et-Oise, en France[1].
Décès (à 74 ans)
à Boulogne sur Seine, actuel département des Hauts-de-Seine, en France[1].
Enterrement Cimetière de MontmartreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité française.
Domicile parc des Princes.
Frères « J.S.T. »
Parenté Jacques de Reinach
Béatrice de Camondo
Mathieu Dreyfus
Thématique
Études Condorcet puis Normale.
Formation agrégé de grammaire et archéologue de l'EfA.
Titres professeur membre de l'Institut.
Profession conservateur et enseignant.
Employeur Musée des antiquités nationales,
Musées nationaux,
École du Louvre.
Travaux histoire des religions.
Approche positiviste préfigurant le structuralisme en anthropologie.
Intérêts terres cuites grecques et antiquité celtique et galloromaine.
Idées remarquables - anthropologie du totémisme
- artefact amplifiant le rôle civilisationnel de l'Orient
Œuvres principales Manuel de philologie (1883),
Apollo (1905),
Cultes, mythes et religions. (1905-1912),
Oprheus (1909).
Citation « feci quod potui »[2]
Distinctions Prix de l'Association pour l'avancement des études grecques 1883,
Prix Delalande-Guérineau 1897,
Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur
(6 février 1897),
Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur
(11 mars 1903).
Membre de Institut archéologique allemand, Académie royale des sciences de Suède, Société philologique hellénique de Constantinople (d) (à partir de ) et Académie des inscriptions et belles-lettresVoir et modifier les données sur Wikidata
Auteurs associés
Influencé par Henri Weil,
Wilhelm Freund (de),
Olivier Rayet,
Alexandre Bertrand,
Georges Perrot[3],
Charles Clermont Ganneau,
école de Cambridge,
« antiquologie » allemande.
Partisans
(A influencé)
Sigmund Freud[cf. 1],
Charles Picard[4],
Dina Dreyfus[5]
Détracteurs
(Critiques)
Félix Regnault
René Dussaud,
Henri Breuil,
André Vayson de Pradenne.

Salomon Hermann Reinach, une des figures de l'intellectuel de la Belle Époque et de l'Entre deux guerres engagé dans la cause dreyfusarde, est un archéologue[1] français, conservateur du musée de Saint Germain et professeur d'histoire de l'art à l'École du Louvre. Une génération après le sanskritiste luthérien et antidarwinien Max Müller, il a « laïcisé » l'étude scientifique des religions en la dégageant des préjugés confessionnels.

Au delà du fort impact de ses brefs travaux menés au sein de l'École française d'Athènes[6], son œuvre de documentation encyclopédique, dont ses Répertoires, dits Clarac de poche, et leurs quelques vingt mil croquis, a été essentielle à la diffusion au sein du monde académique d'une méthode comparative et scientifique. Polygraphe compulsif obsédé de l'indexation, il a publié plus de sept mil titres[7], dont une centaine de livres[7], parmi lesquels l'étude des civilisations, à travers la représentation figurée et les mythes, a marqué irréversiblement l'histoire des religions en l'orientant vers l'analyse anthropologique.

Tout en étant presque unanimement reconnu comme un nouveau Pic de la Mirandole[3] correspondant avec des confrères du monde entier[7], il a subi plusieurs querelles suscitées par des savants antidreyfusards issus du milieu catholique et conservateur et s'est attiré l'hostilité de la presse antisémite. Il faudra attendre l'après guerre et l'œuvre de Teilhard de Chardin pour que l'Église s'accommode d'une protohistoire en contradiction avec le récit biblique.

Les principes laïcs de l'anthropologie des religions[modifier | modifier le code]

La religion comme jeu de symboles[modifier | modifier le code]

Philologue qui a choisi de se confronter aux tanagras et autres terres cuites grecques pour ainsi dire les faire parler, Salomon Reinach défend que mythes et religions, « maladie du langage », ne relèvent pas de la Tradition dont ils se soutiennent mais d'un contresens culturel. Ils sont en effet plus que les traces d'un passé rémanent ou le souvenir dégénéré d'une histoire, mais des fables du présent construites, par métonymie et métaphore[8], dans le but de réaménager la notion de péché[9] et de redonner, dans ce nouveau contexte moral, un sens magique aux objets d'art et aux discours reçus en héritage dont la signification rituelle, a été perdue ou est incomprise[10]. L'histoire d'une religion ne se fait donc pas tant par la confrontation du récit d'un passé qu'elle revendique aux preuves archéologiques que par le déchiffrage des symboles qu'elle utilise pour structurer la société qui la pratique.

Le mythe d'un classicisme[modifier | modifier le code]

En insistant sur la rémanence des symboles du sacré et partant sur les causes intrinsèques aux sociétés de l'évolution des religions, Salomon Reinach renvoie au rang de mythe les fondements historiques que celles-ci se donnent et bouscule la vision de l'origine orientiale de la civilisation occidentale, en particulier du christianisme, ce qu'il appelle « le mirage oriental »[cf. 2].

C'est sur l'étude des civilisations non classiques, en particulier de la civilisation celtique, à laquelle l'a initié Alexandre Bertrand, et ses réaménagements à l'époque galloromaine, qu'il fonde son axiome. Il le corrobore par l'étude des époques non classiques de la civilisation grecque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un produit du positivisme[modifier | modifier le code]

Puiné de la famille « je sais tout » (1858-1875)[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de banquiers juifs-allemands devenue française comme celle des Rothschild à la faveur de l'Empire, Salomon Reinach est élevé, entre son frère aîné Joseph alias « J. » et son cadet Théodore alias « T. »., dans le goût éclectique de l'art et le culte progressiste de la science. Les trois frères feront effectivement chacun une brillante carrière intellectuelle, ce qui leur vaudra d'être pris par Émile Zola comme figures de l'élite savante négligeant le peuple[cf. 3] et d'être caricaturés par les chansonniers de Montmartre sous le sigle « J. S. T. », pour « je sais tout »[11].

Son père possède une collection de tableaux et de gravures et lui-même, doué pour le dessin, reçoit des leçons de peinture, mais le véritable enfant prodige est son benjamin[12]. Il reçoit son instruction à domicile de précepteurs, apprend l'anglais, l'allemand, l'italien, un peu d'hébreu, et a l'occasion de côtoyer dans le salon familial les savants de l'époque, Claude Bernard, Ernest Renan...[13].

Il a douze ans quand le Second empire perd la guerre contre la Prusse, que Paris est dévasté et qu'est instaurée la IIIe République. À quatorze ans, avec un an d'avance, il commence, dans la classe de Paul Foucart, ses humanités au lycée Condorcet, où en trois années il accumule six prix et dix accessits au Concours général[13], moins que son frère Théodore, recordman de ce concours[14] réservé aux meilleurs élèves.

Destiné à Polytechnique, il est admis en 1875, son baccalauréat passé, en classe de mathématiques supérieures mais l'expérience le décide à s'orienter vers les Lettres[13]. Il excelle en effet en grec et c'est lui qui sert de souffleur pour la représentation en langue originale du Philoctète de Sophocle organisée par son benjamin et donnée dans la maison familiale devant les plus éminents professeurs[14].

Normalien et philologue reconnu (1876-1879)[modifier | modifier le code]

À dix-sept ans[3], Salomon Reinach intègre en tant que cacique la promotion 1876 de l'École normale, établissement que dirige encore Ernest Bersot[15]. Attiré par la philosophie, il vient de faire paraître[13] anonymement la première traduction française[11] de l’Essai sur le libre arbitre de Schopenhauer[cf. 4], qui fait sensation[11]. L'année suivante, celle de La Cité de Dieu de saint Augustin. Il a déjà la réputation d'un polymathe misanthrope[11] et polygraphe préférant l'étude plus que l'hygiène du sommeil ne l'autorise[13].

Il suit les cours de littérature grecque que dispense le philologue Henri Weil. Celui-ci et ses professeurs de grec lui font découvrir la philologie classique[13], qu'il étudie dans les six volumes[cf. 5] de référence que vient de faire paraître Wilhelm Freund (de). Le 30 septembre 1879, il est reçu premier à l'agrégation de grammaire[11], à vingt et un an, ce qui est un âge exceptionnellement précoce.

A la demande de son professeur d'humanités, Paul Foucart, nommé depuis un an directeur de l'École française d'Athènes, il s'inscrit à l'examen d'entrée de celle ci[11]. Il est reçu le 30 octobre, mais Ernest Bersot, gravement malade, réussit à le retenir à Normale par un poste de sous-bibliothécaire, qu'il n'accepte cependant que pour deux mois[11]. Physiquement épuisé, il termine son Manuel de philologie classique[cf. 6], qui paraitra au début de l'année suivante[11]. Conçu à l'adresse des enseignants des lycées et collèges communaux[16] et largement inspiré du Triennium de Freund (de), l'ouvrage aura un succès tel qu'il sera réédité trois ans plus tard[cf. 7] et primé par l'Association pour l'avancement des études grecques[13].

Le 30 décembre 1879, contre le conseil de Bersot mourrant, le philologue, non sans avoir hésité avec un poste de maître de conférence à la prestigieuse université de Douai qui a été restaurée en 1854 ni éprouvé de scrupules à trahir la cause de l'enseignement pour lequel il a été formé, opte pour le soleil, l'aventure, le métier d'archéologue et l'École française d'Athènes, qu'il rejoint au mois de mars suivant après avoir s'être initié pendant quatre semaines à l'École des Hautes Études auprès du spécialiste des tanagras Olivier Rayet à l'analyse des terres cuites et à l'archéologie des sites d'Asie Mineure[11].

Archéologue de l'École française d'Athènes (1880-1882)[modifier | modifier le code]

Le Gaulois blessé, découvert par Salomon Reinach à l'ouest du Lac sacré de Délos durant l'été 1882, lui a permit de confirmer le style de l'école de sculpture de Pergame[17].

Le règlement exigeant un passage préalable à la Villa Médicis, Salomon Reinach débarque à Rome. Il profite de ces deux semaines de mars pour ouvrir son premier chantier de fouilles. Les maigres trouvailles ne lui laisseront pas le temps de découvrir ce qui se révèlera être les abords de la Domus aurea[11].

Paul Foucart, le directeur de l'École française d'Athènes, ne voulant pas d'archéologue en chambre[11], Salomon Reinach est envoyé du 10 juillet au 30 août 1880 s'initier au chantier de Myrina puis, emmené par une mission médicale de la marine française, évaluer et faire des croquis des sites des îles Égéennes[18]. Maniaque de l'indexation[10], il va jusqu'à faire une liste annotée des personnels du navire[11]. Disposant d'une fortune personnelle, il dépense en un mois et demi presque entièrement sa pension, qui est de trois mil six francs par an, à l'achat de pièces proposées par les autochtones, de sorte que ses campagnes sont exceptionnellement fructueuses[11]

Après une étude à Olympie[cf. 8], il est affecté aux fouilles sur les sites nouvellement découverts en Asie mineure. Ce sont principalement les campagnes de Myrina[cf. 9], près de Smyrne, où de janvier à juillet 1881 en compagnie du normalien de la promotion 1874 Edmond Pottier et parfois seul il explore mais aussi analyse cent cinquante tombes[19], de Cymé, ex capitale de l'Éolide près de laquelle il identifie le palais d'Aigéai où Thémistocle vainqueur s'était retiré, à partir de mars 1882 dans les îles de Thasos, qu'il est un des premiers à reconnaître comme un site important, Delos, où il dirige quatre chantiers et découvre le comptoir des Poséidoniastes de Bérytos qui confirme la vocation religieuse de l'île, Imbros, où il se fait épigraphiste sur les traces d'Alexander Conze, Lesbos[11]. Entretemps, il aura visité sur le continent Kavala, Salonique, où il rédige une apologie des yechivahs qui souligne leur rôle émancipateur et, en compagnie d'Albert Sorlin-Dorigny, Troie[11].

Le Dioscure colossal de Carthage, une des pièces, sans la tête ni le cheval, acquises par Salomon Reinach et Ernest Babelon pour le Louvre en 1883[3].

Nommé depuis le 15 juin 1880 à Constantinople, l'ambassadeur à Athènes et président de l'Association de correspondance hellénique Charles Tissot, qui nourrit une affection paternelle pour un rare spécialiste « désireux d'apprendre ce qu'il ne sait »[11], le fait venir dans la capitale ottomane[13]. Le jeune homme noue entre janvier et février 1882 une amitié avec le directeur du Musée impérial ottoman, Osman Hamdi Bey, qui le met en mesure d'élaborer des publications qui font connaître à la communauté scientifique[10] les pièces recueillies au palais de Tchinli (de)[13]. Par une analyse systématique, pour la conduite de laquelle il s'est initié à la photographie[25] auprès de Bernard Haussoullier de passage à Paris durant l'hiver 1880[11], il donne les clefs permettant d'identifier les pièces archéologiques selon les caractéristiques de leurs ateliers d'origine, et accessoirement de lutter contre le trafic croissant de contrefaçons[25].

« Salomon l'Africain » (1883-1885)[modifier | modifier le code]

De retour à Paris à la fin 1882[11], Salomon Reinach y[13] est nommé secrétaire de la Commission archéologique de Tunisie, pays sur lequel la France étend son protectorat depuis moins de deux ans. Il obtient ce poste avec l'appui de Tissot, désormais en poste à Londres[13], mais aussi président de la Commission, qu'il aide à achever le premier volume[cf. 10] d'une somme sur l'Afrique romaine[26].

Deux années durant, il voyage entre Londres, Paris et Tunis[13]. Aidé du numismate Ernest Babelon puis, en 1885[3], de l'épigraphiste René Cagnat, il renouvelle sa démarche de documentation comparative sur les sites de Gigthis, de Carthage et de Meninx, ex capitale de l'île de Djerba. Il devient un correspondant assidu de la Revue critique d'histoire et de littérature, à laquelle il avait épisodiquement contribué depuis 1879 et ne cessera plus de donner les compte rendus savants de ses lectures[3].

Sous la direction de Tissot, il participe à l'équipe qui élabore l'Atlas archéologique de la Tunisie[cf. 11] et le pose en spécialiste reconnu[27]. A la mort prématurément de l'ambassadeur helléniste, c'est à lui qu'il revient de rédiger une nécrologie[cf. 12] et qu'est confié l'honneur de parachever l'ouvrage posthume[cf. 13] de celui qui s'était fait sa locomotive.

Conservateur de musée et enseignant[modifier | modifier le code]

Les civilisations non classiques (1886-1895)[modifier | modifier le code]

En janvier 1886[3], Salomon Reinach, alors qu'il vient de publier une Grammaire latine, est nommé attaché au Musée des antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye auprès d'Alexandre Bertrand, lui même féru de mythologie grecque[cf. 14], en remplacement de Gabriel de Mortillet, élu député. Polyglotte, il achève en 1887 la traduction en français de l’Histoire de l'Inquisition au Moyen Âge de l'américain Henry Charles Lea, traduction qui paraitra deux années plus tard en trois tomes[cf. 15]. A la mort de son maître Olivier Rayet, il rassemble les œuvres de celui ci[cf. 16] auxquelles il adjoint une volumineuse biographie[11]. En à peine trois ans, il produit une synthèse[cf. 17] de ce qu'offre le Musée des antiquités, synthèse qui fait concourir géologie, minéralogie et paléontologie à l'anthropologie, dont il se fait là le promoteur en France[13] .

Le Cernunos du Glanum, exemple de pièce et de thème nouveau que Salomon Reinach fait entrer dans l'enseignement académique.

Quatre ans après avoir pris son poste, en 1890, il est chargé par Alexandre Bertrand de le remplacer au cours que celui ci donne à l'École du Louvre[3]. Il s'y efforce d'intéresser les futurs archéologues à l'art non classique des Celtes et publie des pièces inédites tel le pilier de Mavilly[10]. Le cours est un succès et est renouvelé jusqu'en 1892. Dans cet esprit de sortir des sentiers battus, Salomon Reinach part à Odessa en 1893 mener une campagne de fouilles sur les traces des colonies grécoscythiques du Pont Euxin. Après quelques semaines, il retrouve le Musée de Saint Germain mais en tant que conservateur adjoint. Installé à Paris même 38 rue de Lisbonne avec son assistante après avoir épousé celle ci, il en sera directeur du 17 décembre 1902 à sa mort[3].

Il aménagera les salles du musée, multipliera les catalogues et les inventaires, et compilera des répertoires sur les statues grecques et romaines, les peintures du Moyen Âge et de la Renaissance, et les vases grecs et étrusques. Sa principale innovation sera de systématiser le moulage, réalisé en plâtre dans un atelier du musée, des pièces des collections de sculptures et de permettre ainsi, de même que le catalogage, de mettre en série et développer l'analyse comparative[10].

Maison natale des frères Reinach[14]. Située au bord de la terrasse du château, elle continuera d'être habitée par Salomon Reinach devenu assistant du conservateur de Saint Germain.

1893 est aussi l'année où, en publiant un essai sur les meurtres rituels dont continuent et continueront[cf. 18] d'être accusés les Juifs[cf. 19], il s'engage scientifiquement dans le combat contre la vague d'antisémitisme déclenchée par le best-seller La France juive d'Édouard Drumont. Dès juin 1892, il s'inquiétait avec ses frères Joseph et Théodore de la campagne de La Libre Parole contre la présence d'officiers Juifs dans l'armée française[28]. Dans la « fin de siècle », il se pose, à l'instar d'Adolphe Franck, Sylvain Lévi, Israël Lévi[29], en figure du savant républicain illustrant et défendant les acquis de la Révolution qui a émancipé les Juifs[30]. Par contrecoup, cet engagement lui vaudra, plus encore à son frère Théodore, Secrétaire de la Société des études juives, d'être personnellement fustigé par les sionistes tel Ahad Ha'Am[cf. 20], le maître de Martin Buber, comme un suppôt de l'assimilationnisme, un traître à son identité qui aurait acheté sa liberté en vendant son âme[31].

À partir de 1895, il enseigne régulièrement, en tant que suppléant, à l'École du Louvre. Il y reprend le cours d'Alexandre Bertrand, son patron, après l'avoir lui même développé[cf. 21]. Il bouscule les habitudes en développant sa théorie du « mirage oriental »[cf. 2] c'est à dire de l'occultation de l'apport des civilisations non orientales, ni grecque, ni akkadienne, ni égyptienne. C'est l'année où il commence aussi de publier dans la Gazette des beaux-arts, que dirige l'oncle de sa belle sœur, Charles Ephrussi, les traductions qu'il fait des critiques de Bernard Berenson[10]. Il fait paraître sa traduction[cf. 22] d'un homologue d'Uppsala, Oscar Montelius, inventeur d'une méthode de sériation (en) en archéologie.

Cible de l'antisémitisme (1896-1901)[modifier | modifier le code]

La pseudo tiare grécoscythique, commandée à un orfèvre de génie par des antiquaires escrocs qui s'enfuiront à l'étranger, a été l'occasion de multiplier les tirages d'une presse montante, démagogique et antisémite, dénonçant une certaine élite française auprès d'un public revanchard.

En 1896, durant l'affaire Dreyfus, qui s'étirera jusqu'en 1906 et pour laquelle, dès l'arrestation du Capitaine en octobre 1894, il a été un des premiers à se mobiliser[28], Salomon Reinach siège au comité scientifique du Louvre[32] quand, le 26 mars, celui ci, présidé par Albert Kaempfen, vote l'acquisition de la tiare de Saïtapharnès, qui se révélera être un faux. Pour ne pas rompre l'unanimité, Salomon Reinach a apporté son suffrage à l'avis de ses confrères mais n'est pas dupe[33]. Son frère Théodore a avancé une partie[32] des 200 000 francs or nécessaires, somme exceptionnelle. Le conservateur en charge des sculptures grecques et romaines, Antoine Héron de Villefosse, partage ses doutes[34].

Salomon Reinach confie ses soupçons à la presse[35]. Son frère se défend publiquement[cf. 23]. Le conservateur de la glyptothèque de Munich, Adolf Furtwängler, se prononce contre l'authenticité[34]. Le différend familial devient une querelle d'experts entre l'école française, offensée, et l'école allemande, associée à la défaite de la guerre de 70.

Le 4 décembre 1896, Salomon Reinach est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres après avoir échoué de peu l'année précédente[3]. Il n'a que trente neuf ans. Certains confrères, qui ne sont pas de l'Institut, font courir le bruit que lui et son frère, parce qu'ils sont Juifs, ont organisé la duperie de Saïtapharnès[34], tel Judas, pour de l'argent, laissant entendre que comme Dreyfus, ils se seraient faits agents de l'étranger.

Or, Salomon Reinach, au début de l'année 1897, est un des tout premiers, avec son collègue Gabriel Monod et le jeune Lucien Herr, à donner du poids à l'appel à la révision du procès d'Alfred Dreyfus qu'a publié le journaliste Bernard Lazare[cf. 24] et à dénoncer la conspiration contre le condamné pour lequel la loi a été modifiée afin de pouvoir créer des conditions de détention susceptibles de le faire disparaître[36]. En 1900 ou 1901[37], il fait appointer Bernard Lazare par la Jewish Colonization Association grâce à l'intermédiaire d'un des directeurs de celle ci, son ami Émile Meyerson[38]. La polémique de la tiare ne sera plus entretenue que par des Chauvin pour alimenter l'antisémitisme[33], même après que le rapport commandé à Charles Simon Clermont-Ganneau en 1903 aura établi la vérité sur l'affaire[34].

L'accès à une notoriété internationale (1902-1904)[modifier | modifier le code]

Cela n'empêche pas Salomon Reinach d'être nommé en 1902, sous le gouvernement Combes, conservateur des Musées nationaux et d'être promu titulaire de la chaire d'archéologie nationale de l'École du Louvre. Il y créé le cours d'histoire générale de l'art, capable au besoin de le dispenser en anglais[39]. En vingt cinq leçons, qui seront publiées sous le titre Apollo et traduites dans le monde entier, il présente l'évolution de l'art depuis les origines jusqu'à l'Exposition de 1900. Ces conférences sont un succès mondain de l'ampleur de celles que Bergson donne au Collège de France[10].

Saint Louis et Blanche de Castille sur deux des douze culs de lampes de la tour de Guise à Tours, exemple des interprétations audacieuses typiques de l'érudition de Salomon Reinach.

Le non conformisme des hypothèses et le détail des interprétations audacieuses du professeur ne cessent de surprendre, voire de susciter la polémique entre spécialistes. Par exemple en 1902, il identifie, par comparaison avec la clé de voûte sculptée de la chapelle de Saint Germain en Laye, sur les statuts en culs de lampe qui sont dans le château de Tours, aux deux premiers niveaux de la tour de Guise, les portraits, vraisemblablement authentiques vus les « traits individuels très prononcés », de Blanche de Castille, de Saint Louis et des frères de celui ci, Robert d'Artois, Alphonse de Poitiers et Charles de Sicile[40], identification un siècle plus tard toujours en attente de confirmation[41].

Cette même année 1902, il obtient de l'Académie une subvention qui finance une seconde campagne française, conduite par Émile Cartailhac, à Altamira[42]. Grâce à la participation d'un archéologue de vingt quatre ans, l'Abbé Breuil, qui s'assure là le soutien financier définitif du Prince Albert de Monaco[43], un ami de Salomon Reinach[44], l'authenticité de l'art pariétal est enfin reconnue.

En janvier 1903, Georges Perrot l'appelle à partager avec son fidèle ami Edmond Pottier le poste de directeur de publication de ce qui est aujourd'hui l'un des plus anciens périodiques scientifiques français, la Revue archéologique. Tout en apportant ses propres articles, il prend personnellement en charge le développement les rubriques Nouvelles, Chronique et Comptes Rendus[3]. Diffuser le savoir, le sortir du domaine réservé des spécialistes et le faire entrer dans le champ de la pluridisciplinarité, mais aussi faire œuvre de vulgarisation est et restera un des moteurs de son action[45].

Salomon Reinach, en défenseur des acquis de l' Révolution, anime un réseau de soutien financier aux campagnes électorales des radicaux socialistes, ce que ne manquent pas de dénoncer ses détracteurs antisémites[46]. A la fin de l'année 1904, durant les travaux de commission parlementaire Buisson-Briand qui préparent la loi de séparation des Églises et de l'État, il participe avec son frère Joseph et une quinzaine d'autres francs maçons aux discussions dominicales organisées autour de Ferdinand Buisson par Paul Desjardins dans l'atelier de l'impasse Ronsin[47]. Ces discussions sont vraisemblablement à l'origine de la séparation du culte et des œuvres instaurée par l'article 4 de la nouvelle loi[47], celui ci prévoyant que les hospices et hôpitaux religieux rejoignent le service public.

Anthropologue totémiste (1905-1909)[modifier | modifier le code]

Salomon Reinach au début du siècle.

En 1905, Salomon Reinach fait reprendre les chantiers du mont Beuvray et d'Alésia[10], jusqu'alors envisagés comme des témoignages d'un folklore national réinventé et d'une gloire gauloise qui ne soit pas redevable à l'Italie. A l'École du Louvre, développant une vision synthétique de l'art, il ajoute à sa chaire d'archéologie celle d'histoire de la peinture[3].

Parallèlement, il entame la publication de son œuvre majeure, Cultes, mythes et religions[cf. 25], une somme destinée aux érudits dans laquelle il expose les preuves matérielles de la force des mythes et des symboles religieux primitifs à persister à travers de nouvelles formes de cultes, que ce soit chez les Celtes, chez les Grecs ou chez les Romains. L'analyse faite à partir des concepts de totem et de tabou empruntés à un savant anglais, James George Frazer, scandalise les habitudes de la Sorbonne et l'orgueil national[13]. Le phénomène religieux, ce qui sous entend aussi le judaïsme et le christianisme, est analysé comme un animisme plus ou moins évolué instaurant le sacré et ses interdits par un discours opératoire, la magie, qui est un état de la « science non encore laïcisée », et par sa mise en œuvre, le rituel, qui est le sacrifice d'une figure, tel Orphée ou Actéon, dont la fonction est fondamentalement totémique.

Enseignant à l'occasion à l'École des hautes études sociales[48], Salomon Reinach complète dès 1909 les trois volumes de Cultes, mythes et religions d'une synthèse dans laquelle il dégage les principes de l'histoire des religions, Orpheus. Ces deux ouvrages seront cités fréquemment par Freud deux ans plus tard dans Totem et tabou.

C'est dans un opuscule publié en Italie qu'il décrit par quelques exemples le système de dérivation de sens par lequel le discours sur les objets, transformés en objets de culte, construit les mythes qui alimentent les religions[cf. 26]. Il y voit le même phénomène anthropologique dans la période contemporaine qu'à l'époque archaïque. La même incompréhension populaire fait naître le mythe des murs cyclopéens, des géants qui les auraient construits, et la dévotion à la fontaine de Lourdes[10]. Le culte voué par Bernadette Soubirou et le peuple illettré n'a pas plus à voir avec la conception qu'ont les théologiens de l'Immaculée conception que les croyances des anciens grecs concernant par exemple les supplices subis aux enfers par Tantale ou Sysyphe n'avaient de rapport avec les premiers récits religieux sur ces personnages, présentés originellement comme des héros civilisateurs.

Sa position amène le Professeur Reinach à fréquenter les artistes en vue, mais il se lie plus particulièrement aux architectes Henri-Paul Nénot et Victor Laloux ainsi qu'au peintre Alain-Marie Michel-Villeblanche, un élève de Léon Cogniet[10]. Amateur de Renée Vivien[49], qui décède en 1909, et de la traduction de Sappho que la poétesse parnassienne a produit en 1903, il est alors choisi pour être curateur de la succession de celle ci[50]. Admirateur éperdu, mais aussi parfois ironique, de Liane de Pougy, autre lesbienne célèbre qu'il compare à Diane de Poitiers, il conserve les attentions de celle ci jusqu'après qu'elle s'est mariée, en 1910, cantonnant sa propre femme à une position compréhensive[51].

Autorité influente[modifier | modifier le code]

Féminisme et pacifisme (1910-1918)[modifier | modifier le code]

Éros harpocratique, symbole des secrets sub rosa. Figurine fabriquée durant la première moitié du -Ie siècle, elle a été acquise en 1883 à Myrina par Salomon Reinach personellement, qui en a fait don au Louvre en 1886[52].

En 1910, après six années de double enseignement, Salomon Reinach abandonne la chaire d'histoire de la peinture[3] et en 1911, soutenu par Albert de Monaco, fonde avec Louis Lapicque, René Verneau et Marcellin Boule, l'Institut français d'anthropologie, jumeau, mais financièrement et administrativement indépendant, de l'Institut de paléontologie humaine[53].

Parallèlement, il rédige une série de manuels à destination des jeunes filles qui souhaitent entreprendre des études de lettres classiques supérieures mais en sont de fait exclues. C'est sa façon de s'engager dans la féminisation de l'intelligentsia française[13] et ce qu'il appelle la « parthénogogie »[10], littéralement l' « éducation des jeunes filles ». A partir de juin 1914, il rassemble tout ce qu'il peut trouver sur feue Renée Vivien, « une fille de génie et le plus grand poète français du XXe siècle »[54], documentation[cf. 27] qu'il déposera, en même temps que ses propres manuscrits, à la Bibliothèque nationale avec instruction de la conserver sub rosa jusqu'au 2 janvier 2000[55].

Dès bataille de la Marne, en septembre 1914, et le sursaut national pour empêcher une seconde fois la chute de Paris, Salomon Reinach, au côté de son frère Joseph, qui a perdu son fils Adolphe dans les premier combats et est conseiller d'état major, ainsi que de Jules Violle, milite, comme le feront Charles Nordmann puis Marie Curie, pour « la guerre scientifique », c'est à dire une utilisation dans la guerre des techniques modernes qui ne conduise pas à des destructions massives. Tel Polybe, il se fait le chroniqueur des évènements[cf. 28]. Il s'implique dans le débat intellectuel francoallemand pour dénoncer l'instrumentalisation racialiste et eugéniste de la science et l'utilisation du darwinisme social au service des nationalismes[cf. 29]. Il est de ce cercle d'intellectuels, compagnons de route des Socialistes, qui diffusent l'idée de ce qui deviendra la Société des Nations et imagine lui même un dispositif de contrôle des armes tel qu'il fonctionne aujourd'hui au sein de l'Organisation des Nations-Unies[56].

Il attend la fin de la Grande guerre pour se mettre totalement en retraite de l'École du Louvre en 1918[3].

Les engouements d'une semi retraite (1918-1931)[modifier | modifier le code]

Durant les Années folles, le professeur Salomon Reinach, qui rencontre tous les vendredis le vivier avantgardiste mais germanopratin du Salon de l'Amazone[57], 20 rue Jacob, s'attache à une figure de la jeunesse libérée, Romaine Brooks[10]. Celle ci est la compagne de l'animatrice du salon, Natalie Barney, elle même ex amante de Liane de Pougy puis de Renée Vivien.

Inscriptions relevées sur le site de Glozel et publiées par Salomon Reinach. Elles se révèleront soixante ans plus tard datées, sauf infirmations à venir, de l'Âge de fer et être apparentées, hypothèse inévitablement contestable et contestée, à l'alphabet lépontique.

En 1926, il publie un article sur Jésus dans un ouvrage collectif présentant des points de vue opposés[cf. 30]. La publication intervient au moment où Mussolini, à la suite des Accords de Locarno, entame avec le Vatican la négociation des Accords du Latran et réconcilie ainsi le fascisme, dont l'essence demeure encore largement incomprise, avec l'opinion publique catholique française. Salomon Reinach se prononce en faveur de la thèse, dénigrée par ses détracteurs catholiques sous l'adjectif de « mythiste », qui, avec Paul-Louis Couchoud, loin de nier l'existence historique de Jésus, affirme que l'historien ne peut en pratique rien déterminer de ce que fut ce personnage et que, quel qu'il fût, il a peu à voir avec la personne du Fils de Dieu telle qu'elle est présentée dans le discours religieux des Apôtres.

Sa passion pour l'archéologie non classique l'amène à s'impliquer dans la controverse de Glozel. Il se rend sur place en 1926 et, en 1927, conduit des fouilles. L'examen des strates superficielles, intactes, le convainquent de l'authenticité au moins partielle du site. Plus qu'une querelle d'experts et de réputations, l'affaire, en connaissant dès 1928 une dérive judiciaire, est une remise en cause de la scientificité des méthodes de datation de l'époque, dont il s'était fait le chantre[cf. 22]. Ses vieux jours s'assombrissent encore plus quand, le 28 octobre 1928, il perd son plus jeune frère, brusquement emporté par une embolie[12] six ans et demi après son frère aîné. Il assume dès lors à sa place une participation au conseil de direction de la Gazette des Beaux-Arts[3].

Ardent défenseur des droits des Juifs et d'une certaine modernité du judaïsme, vice président de l'Alliance israélite universelle depuis 1902, membre de la Société des études juives dont son frère Théodore était Secrétaire, il est élu pour l'année 1929 vice président de la Jewish Colonization Association, dans laquelle il est très actif[38] depuis 1900. En 1931, il révise avec Julien Weill la traduction de la Guerre des Juifs[cf. 31] éditée dans le cadre de la publication des œuvres complètes de Flavius Josèphe entreprise par le même Théodore depuis sept ans[cf. 32].

Diabète fatal (1932)[modifier | modifier le code]

Plaque de la rue Salomon Reinach qui traverse le VIIème arrondissement de Lyon parallèlement à la rue de l'Université.

Diabétique depuis l'âge de cinquante ans et insomniaque ruinant sa santé par ses travaux sédentaires depuis l'adolescence[13], souffrant d'artérite au point de ne plus se déplacer depuis avril 1932 qu'en fauteuil roulant, refusant les thérapeutiques innovantes proposées, Salomon Reinach demande à regret sa mise à la retraite pour le 1er janvier 1933[3]. Deux mois avant cette échéance, il meurt des suites d'une pneumonie[3] 16 avenue Victor Hugo[58], actuelle avenue Robert Schumann à Boulogne, près de Paris, dans une vaste villa du parc des Princes appelée l'Etrier et située à l'angle de la rue du Châlet[59], voie qui porte aujourd'hui son nom, où, voisin du peintre Jules de Gaultier puis du pastorien René Dujarric, il habitait non loin de son jeune ami Paul Landowski[10].

Il est inhumé dans le carré juif du cimetière de Montmartre. Contre l'usage mais conformément à sa volonté expresse, il l'est sans discours[3]. Elle même malade, sa femme, qui fut aussi sa collaboratrice, l'y rejoint deux mois plus tard[13]. Par testament, il léguait sa prodigieuse bibliothèque personnelle à l'université de Lyon, ville qui donne en 1934 son nom à une des rues de La Guillotière.

Principales publications[modifier | modifier le code]

Catalogues et guides de musée[modifier | modifier le code]

Répertoires archéologiques[modifier | modifier le code]

Aventure éditoriale de trente quatre années, les Répertoires de Reinach, se voulaient « sous un format maniable, les dictionnaires des différents langages de l'archéologie »[61]. Ils ont fait connaître 70 000 documents, dessinés, photographiés, commentés, permettant « sinon de tout savoir, du moins de savoir où tout trouver »[62].
  • Avec E. Pottier, Terres cuites et autres antiquités trouvées dans la nécropole de Myrina, catalogue raisonné., Imprimeries réunies, Paris, 1886.
  • Avec E. Pottier & A. Veyries, La nécropole de Myrina, 1887, 2 vol.
  • Géographie comparée de la province romaine d'Afrique, "Exploration scientifique de la Tunisie" vol. II, Imprimerie nationale, Paris, 1888.
  • Bibliothèque des monuments figurés grecs et romains, vol. I "Voyage archéologique de Philippe Le Bas", 1888.
  • Bibliothèque des monuments figurés grecs et romains, vol. II "Peintures de vases recueillies par Millin et Milling", 1891.
  • Antiquités de la Russie méridionale de Kondakof-Tolsloï, 1891-1892.
  • Bibliothèque des monuments figurés grecs et romains, vol. III "Antiquités du Bosphore cimmérien rééditées avec un commentaire nouveau et un index général des Comptes Rendus", 1892.
  • Bibliothèque des monuments figurés grecs et romains, vol. IV "Pierres gravées des collections Malhorough et d'Orléans", 1895.
  • Bibliothèque archéologique.
  • La Sculpture en Europe avant les influences gréco-romaines, 1896.
  • Chroniques d'Orient, fouilles et découvertes de 1883 à 1890., Didot, Paris, 1891.
  • Chroniques d'Orient - Documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1891 à 1895, 2e série., Didot, Paris, 1896.
  • Répertoire de la statuaire grecque et romaine, Leroux, Paris, 6 vol., 1897, 1898... 1930.
  • Répertoire des vases peints grecs et étrusques, Leroux, Paris, Vol. I, 1899, Vol. II, 1900.
  • Recueil de têtes antiques idéales ou idéalisées, Gazette des Beaux-Arts, Paris, 1903.
  • Répertoire de reliefs grecs et romains, 3 vol., 1909-1912.
  • Répertoire de l'art quaternaire, 1913.
  • Répertoire de peintures grecques et romaines, 1922.

Répertoires de peinture[modifier | modifier le code]

Cours et conférences d'histoire de l'art et des civilisations[modifier | modifier le code]

cours professé à l'École du Louvre décembre 1902 à juin 1903[13].
cours donné à l'École des hautes études sociales aux élèves de première année du séminaire d'art italien.

Recueils[modifier | modifier le code]

  • Monuments nouveaux de l'art antique, 2 vol.
recueil d'articles de la Gazette des beaux-arts publiés jusqu'en 1925 dans la rubrique "Courrier de l'art antique".
  • Amalthée - Mélanges d'Archéologie et d'Histoire, Leroux, Paris, 1930-1931, 3 vol.

Anthropologie des religions[modifier | modifier le code]

Chroniques[modifier | modifier le code]

  • L'Origine des Aryens, histoire d'une controverse, 1892 (lire en ligne).
  • Drumont et Dreyfus. Études sur La Libre parole de 1894 à 1895., P-V. Stock, Paris, 1898.
  • Histoire de la Révolution russe, 1917.
  • Chronologie de la guerre, Berger Levrault, Paris, 1915-1919, 10 vol.
    • I - Cinq mois de guerre (août - décembre 1914).
    • II - Du Ier janvier au 30 juin 1915.
    • III - Du Ier juillet au 3i décembre 1915.
    • IV - Du Ier janvier au 30 juin 1916.
    • V - Du Ier juillet au 3i décembre 1916.
    • VI - Du Ier janvier au 30 juin 1917.
    • VII - Du Ier juillet au 31 décembre 1917.
    • VIII - Du Ier janvier au 30 juin 1918.
    • IX - Du Ier juillet au 31 décembre 1918.
    • X - Du Ier janvier au 30 juin 1919.
  • Histoire sommaire de la guerre de quatre ans
  • Éphémérides de Glozel, Kra, Paris, 1928-1930.

Manuels[modifier | modifier le code]

« Parthénogogie »[modifier | modifier le code]

Vulgarisation et propagande[modifier | modifier le code]

Buste de Platon, un des nombreux marbres collectés par Salomon Reinach en Grèce orientale, alors ottomane, entre 1880 et 1882 et désormais visibles au Louvre[3].
  • Conseils aux voyageurs archéologues en Grèce et dans l'Orient hellénique, 1886.
  • Les religions à vol d'oiseau Société Coopérative "Volksdrukkerij", Gand, 1908,
rééd. Bibliothèque de propagande, Bruxelles, 1908-1909, 18 fasc.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notices biographiques et bibliographiques[modifier | modifier le code]

Documents[modifier | modifier le code]

dont 1500 tirés-à-part numérisés, articles adressés à Salomon Reinach par des savants du monde entier.

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c È. Gran-Aymerich, « Reinach, Salomon (1858-1932) », in Dictionnaire biographique d'archéologie, 1798-1945., p. 568-570, CNRS, Paris, 2001.
  2. S. Reinach, Répertoire de la statuaire grecque et romaine, t. VI, incipit, Leroux, Paris, 1930.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x et y É. Michon, « Éloge funèbre de M. Salomon Reinach, membre de l'Académie. », in Comptes rendus des séances, 76ᵉ an., no 4, p. 386-396, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1932.
  4. Ch. Picard, « À la mémoire de Salomon Reinach », Archives municipales, Boulogne-Billancourt, 19 mai 1965 (posthume).
  5. D. Dreyfus, « Bibliografia das Instruções Folclóricas », in Boletim de la Sociedade de Etnografia e Folclore, n° 5, USP, São Paulo, janvier 1937.
  6. « Reinach » in G. Radet, L'histoire et l'œuvre de l'École française d'Athènes, p. 479, A. Fontemoing, Paris, 1901.
  7. a, b et c An., « Salomon Reinach », Musée d'archéologie nationale, Saint-Germain-en-Laye, [s.d.]
  8. S. Reinach, De l'influence des images sur la formation des mythes, Nicola Zanichelli (it), Bologne, 1909.
  9. S. Reinach, « Sisyphe aux enfers et quelques autres damnés », in Revue archéologique, p. 154-200, E. Leroux, Paris, 1903.
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m H. Duchêne, « REINACH, Salomon », in Ph. Sénéchal & C. Barbillon, Dictionnaire critique des historiens de l’art actifs en France de la Révolution à la Première Guerre mondiale, INHA, Paris, 4 mars 2009. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r et s Hervé Duchêne, « Un Athénien : Salomon Reinach. », in Bulletin de correspondance hellénique, no 120-1, p. 273-284, 1996.
  12. a et b G. Glotz, « Éloge funèbre de M. Théodore Reinach, membre de l'Académie. », in Comptes rendus des séances, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 72ᵉ an., no 4, p. 321-326, Paris, 1928.
  13. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r R. Cagnat, « Notice sur la vie et les travaux de Salomon Reinach », in Comptes-rendus des séances, vol. 77, no 4, p. 444-460, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1933.
  14. a, b et c R. Cagnat, « Notice sur la vie et les travaux de M. Théodore Reinach. », in Comptes-rendus des séances, vol. 7(, no 4, p. 374-393, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1933.
  15. Dir. Henri Duchêne, Ernest Bersot, Salomon Reinach, Émile Zola, notre École normale., Les Belles Lettres, Paris, 1994.
  16. S. Reinach, Manuel de philologie classique, Incipit, Hachette, Paris, 1880.
  17. S. Reinach, in Bulletin de correspondance hellénique, n° 13, p. 113-130, Athènes, 1889.
  18. Hervé Duchêne, « Salomon Reinach et les archipels égéens. À propos d'un voyage sur le Latouche Tréville. », in Revue des études anciennes, p. 61-82, Université Montaigne, Bordeaux, 2001 (ISSN 0035-2004).
  19. Hervé Duchêne, « Aventure archéologique et Amitié épistolaire : Edmond Pottier, Salomon Reinach et les fouilles de Myrina. », in Journal des savants, p. 379-440, Paris, décembre 2002 (ISSN 0021-8103).
  20. « Myr 42 », Galerie du Temps, Grande galerie, Lens, décembre 2012.
  21. « Ly 1651 », Premier étage de l'aile Sully, Salle 38, Louvre, Paris.
  22. « Myr 660 », Premier étage de l'aile Sully, Salle 38, Louvre, Paris.
  23. « Myr 148 », Premier étage de l'aile Sully, Salle 38, Louvre, Paris.
  24. « Myr 178 », Premier étage de l'aile Sully, Salle 38, Louvre, Paris.
  25. a et b Henri Duchêne, « Histoire vraie de fausses terres cuites. À propos des groupes dits d'Asie Mineure », in dir. Henri Duchêne, Vrais ou faux de l'Antiquité classique ?, Dossiers archéologie et science des origines, n° 312, p. 24-29, avril 2006.
  26. Henri Duchêne, « De Délos à Carthage, ou comment Salomon Reinach devint africain », in Journal des savants, p. 307-345, Paris, décembre 2006 (ISSN 0021-8103).
  27. An. « Reinach Salomon et Théodore », Académie des inscriptions et belles-lettres, Paris, [s.d.]
  28. a et b V. Duclert, Savoir et engagement. Écrits normaliens sur l’affaire Dreyfus., p. 17, Rue d'Ulm, Paris, février 2013 (ISBN 9782821829770).
  29. P. Birnbaum, « The Absence of an Encounter: Sociology and Jewish Studies », in A. Gotzmann (de) & Ch. Wiese (de), Modern Judaism and Historical Consciousness Identities, Encounters, Perspectives, p. 253, Brill, Leyde, 2006 (ISBN 978-90-04-15289-2).
  30. A. Rodrigue, « Les totems, les tabous et les Juifs : Salomon Reinach et la politique universitaire dans la France fin-de-siècle. », in Les Cahiers du judaïsme, no 16, p. 105–118, L'Éclat, Paris, 2004 (ISSN 1029-8878).
  31. P. Birnbaum, « The Absence of an Encounter: Sociology and Jewish Studies », in A. Gotzmann (de) & Ch. Wiese (de), Modern Judaism and Historical Consciousness Identities, Encounters, Perspectives, p. 271, Brill, Leyde, 2006 (ISBN 978-90-04-15289-2).
  32. a et b H. Bellet, « Un travail d'orfèvre », in suppl. Idées, p. 1, Le Monde, Paris, 16 juillet 2016.
  33. a et b H. Duchêne, « Nous n'étions pourtant pas si bêtes de croire à la tiare ! Edmond Pottier, Salomon Reinach : deux amis dans la tourmente », in Journal des savants, no 1, Paris, juin 2005 (ISSN 0021-8103).
  34. a, b, c et d H. Bellet, « Un travail d'orfèvre », in suppl. Idées, p. 4, Le Monde, Paris, 16 juillet 2016.
  35. A. Alexandre, « Tempête sous une tiare », in Le Figaro, Paris.
  36. V. Duclert, Savoir et engagement. Écrits normaliens sur l’affaire Dreyfus., p. 18, Rue d'Ulm, Paris, février 2013 (ISBN 9782821829770).
  37. É. Telkes Klein, « Bernard Lazare intime à la lumière des archives Meyerson », in Archives Juives, n° 41, p. 118, Les Belles Lettres, Paris, juin 2008 (ISSN 0003-9837).
  38. a et b É. Telkes Klein, « Bernard Lazare intime à la lumière des archives Meyerson », in Archives Juives, n° 41, p. 127, Les Belles Lettres, Paris, juin 2008 (ISSN 0003-9837).
  39. H. Bellet, « Un travail d'orfèvre », in suppl. Idées, p. 5, Le Monde, Paris, 16 juillet 2016.
  40. S. Reinach, « Portraits présumés de saint Louis et de sa famille », in Gazette des Beaux-arts, p. 177-188, Paris, 1903.
  41. M. Th. Berger, « Les têtes sculptés de la chapelle royale », in Antiquités nationales, n° 29, p. 119-123, Saint-Germain-en-Laye, 1997.
  42. A. Hurel, « La création de l'Institut de paléontologie humaine par le Prince Albert Ier de Monaco », in Bulletin, n° 41, p. 51, Musée d'anthropologie préhistorique, Monaco 2001.
  43. A. Hurel, « La création de l'Institut de paléontologie humaine par le Prince Albert Ier de Monaco », in Bulletin, n° 41, p. 52, Musée d'anthropologie préhistorique, Monaco 2001.
  44. A. Hurel, « La création de l'Institut de paléontologie humaine par le Prince Albert Ier de Monaco », in Bulletin, n° 41, p. 49, Musée d'anthropologie préhistorique, Monaco 2001.
  45. V. Chapot, in Larousse mensuel, p. 386-387, Larousse, Paris, avril 1933.
  46. H. Aron, L. Dreyfus Brisac, N. Leven & S. Reinach, Circulaire, Alliance Israélite Universelle, Paris, 14 novembre 1902, cité in J. Bidegain, Le Grand-Orient de France, ses doctrines et ses actes., p. 261-276, Libraire antisémite, Paris, 1905.
  47. a et b H. Delassus, La conjuration antichrétienne. Le Temple Maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Église Catholique., p. 309, Desclée, De Brouwer & cie., Lille, novembre 1910.
  48. La Revue socialiste, p. 472, Paris, 1908.
  49. M. A. Bartholomot Bessou]], L'imaginaire du féminin dans l'œuvre de Renée Vivien, p. 31, collect° Cahiers romantiques, n° 10, Presses universitaires Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, 2004.
  50. G. Rubin, Déviations, p. 374, Duke University Press, Durham (Caroline), novembre 2011.
  51. Au sujet de cette relation complexe et durable, cf. J. Chalon, Liane de Pougy. Courtisane, princesse et sainte., Flammarion, Paris, mars 1994 (ISBN 978-2-08-066847-9).
  52. « Myr 805 », Premier étage de l'aile Sully, Salle 38, Louvre, Paris.
  53. A. Hurel, « La création de l'Institut de paléontologie humaine par le Prince Albert Ier de Monaco », in Bulletin, n° 41, p. 54, Musée d'anthropologie préhistorique, Monaco 2001.
  54. S. Reinach, Lettre à Missy, in S. Reinach, Documents sur Renée Vivien et son milieu réunis par Salomon Reinach., cote NAF 26583, BNF, Paris, janvier 2000.
  55. N. Clifford Barney, Adventures of the Mind: The Memoirs of Natalie Clifford Barney, p. 262, NYU Press, New York, 1992 (ISBN 9780814711774).
  56. É. Vandervelde, préf. M. Sembat, La Belgique envahie et le socialisme international, p. 150-151, Berger Levrault, Paris, 1917.
  57. « Carte du salon de l'Amazone entre 1910 et 1930 », in N. C. Barney, Aventures de l' esprit, hors texte, Paris, 1929.
  58. Plaque commémorative, Boulogne sur Seine, 19 mai 1965.
  59. « Rue Salomon Reinach », in E. Couratier, Les rues de Boulogne-Billancourt, Société historique de Boulogne-Billancourt, Boulogne-Billancourt, 1962 (dépôt Archives municipales).
  60. A. Hurel, « La création de l'Institut de paléontologie humaine par le Prince Albert Ier de Monaco », in Bulletin, n° 41, p. 55, Musée d'anthropologie préhistorique, Monaco 2001.
  61. S. Reinach, cité in H. Duchêne, Dictionnaire critique des historiens de l'art, op. cité.
  62. S. Reinach, reprenant la formule de Charles Athanase Walckenaer, ibidem.
  63. H. Duchêne, « Salomon Reinach devant les hommes et les religions », in S. Reinach, Cultes, mythes et religions, Robert Laffont, Paris, 1996.

Références[modifier | modifier le code]

  1. S. Freud, Totem und Tabu. Einige Übereinstimmungen im Seelenleben der Wilden und der Neurotiker., Hugo Heller, Vienne, 1913.
  2. a et b S. Reinach, « Mirage oriental », in Chroniques d'Orient - Documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1891 à 1895, 2e série., Didot, Paris, 1896.
  3. É. Zola, Paris, Charpentier & Fasquelle, Paris, 1898.
  4. A. Schopenhauer, trad. S. Reinach, Essai sur le libre arbitre, réed. F. Alcan, Paris, 1913.
  5. Wilhelm Freund (de), Triennium philologicum oder Grundzüge der philologischen Wissenschaften, Leipzig, 1874–1876.
  6. S. Reinach, Manuel de philologie classique, Hachette, Paris, 1880.
  7. S. Reinach, Manuel de philologie classique, vol. I, Hachette, Paris, 1883.
    S. Reinach, Manuel de philologie classique, vol. II, Hachette, Paris, 1884.
  8. S. Reinach, L'Hermès d'Olympie, ms. inachevé.
  9. S. Reinach, E. Pottier & A. Veyries, La nécropole de Myrina, 1887.
  10. Ch. Tissot, Géographie comparée de la province romaine d'Afrique, "Exploration scientifique de la Tunisie" vol.I, partie I, Imprimerie nationale, Paris, 1884.
  11. S. Reinach, R. Cagnat & E. Babelon, Atlas archéologique de la Tunisie, "Exploration scientifique de la Tunisie" vol. I, partie II, Imprimerie nationale, Paris, 1884.
  12. S. Reinach, « Nécrologie de Charles Tissot », in Biographisches Jahrbuch für Alterthumskunde, 1884.
  13. S. Reinach, « Instructions pour la recherche des antiquités en Tunisie », in Ch. Tissot, Fastes de la province romaine d'Afrique, 1885,
    S. Reinach, « Notice biographique de Tissot », in Ch. Tissot, Fastes de la province romaine d'Afrique, 1885.
  14. A. Bertrand, Études de mythologie et d'archéologie grecques d'Athènes à Argos, Ch. Calet & cie., Rennes, 1858.
    A. Bertrand, De fabulis Arcadiae antiquissimis, Pillet, Paris, 1859.
  15. H. Ch. Lea, trad. S. Reinach, Histoire de l'Inquisition au Moyen Âge, Société nouvelle de librairie, Paris, 1900-1901, rééd. Robert Laffont, Paris, 2005.
  16. O. Rayet, Études d'archéologie et d'art, Firmin Didot, Paris, 1888.
  17. S. Reinach, Description raisonnée, vol. I "Epoque des alluvions et des cavernes", 1889, vol. II "Bronzes figurés de la Gaule romaine", 1894.
  18. J. de Labroquère, « Choses de Russie. A propos du meurtre rituel de Kiev. », in L'Indépendance, Paris, 15 juin 1911.
  19. S. Reinach, L’accusation de meurtre rituel, Cerf, Paris, 1893.
  20. A. H. Ginsberg, « Servitude dans la liberté »,
    A. H. Ginsberg, « Degrés de la conscience nationale »,
    cité in D. Charbit, Sionismes: Textes fondamentaux, p. 61–72 & p. 118–126, Albin Michel, Paris, 1998.
  21. A. Bertrand & S. Reinach, Celtes du Pô et du Danube, Didier, Paris, 1894, 241 p.
  22. a et b O. Montelius, trad. S. Reinach, Temps préhistoriques en Suède et dans les autres pays Scandinaves, Levroux, Paris, 1895.
  23. Th. Reinach, « Pour la tiare d'Olbia », in Gazette des beaux-arts, Paris, 10 septembre 1896.
  24. B. Lazare, Une erreur judiciaire. La vérité sur l’affaire Dreyfus., Veuve Mon Nom impr. Bruxelles, 1896
  25. a et b Cultes, mythes et religions
  26. S. Reinach, De l'influence des images sur la formation des mythes, Nicola Zanichelli (it), Bologne, 1909.
  27. S. Reinach, Documents sur Renée Vivien et son milieu réunis par Salomon Reinach., cote NAF 26583, BNF, Paris, janvier 2000, 317 f.
  28. S. Reinach, Chronologie de la guerre, Berger Levrault, Paris, 1915-1919, 10 vol.
  29. S. Reinach, « La science caporalisée », in Le Figaro, cité in G. Petit & M. Leudet, préf. P. Deschanel, Les Allemands et la science, p. 325, F. Alcan, Paris, 1916.
  30. P. L. Couchoud, J. de Tonquédec, Y. de la Brière, J. Viollet, G. Hénocque, P. Claudel, G. Goyau, A. Dufourcq, L. Massignon, J. Weill, A. Jundt, F. Ménégez, H. Monnier, S. Reinach, M. Maeterlinck, S. Lévi, Ch. Henry, R. Mirabaud, P. Souday, P. Vulliand, E. Caslant, A. Lebey, Ce que je sais de Dieu, collect° "Les cahiers contemporains", n° 1, Montaigne, Paris, 1926.
  31. J. Cohen, trad. R. Harmand, dir. Th. Reinach, Œuvres complètes, "Guerre des Juifs" IV-VII, Leroux impr., Paris, 1932.
  32. J. Cohen, trad. J. Weill, dir. Th. Reinach, Œuvres complètes, "Antiquités judaïques", I-VI, Leroux impr., Paris, 1925.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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