Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques

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Union des Professeurs de classes préparatoires Scientifiques
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique association loi de 1901
But « Promouvoir un enseignement de qualité dans les filières scientifiques des classes préparatoires, et défendre les concours préparés par ces filières ; aider les professeurs de mathématiques, physique, chimie et informatique de ces filières ; développer les relations avec l'enseignement supérieur »
Fondation
Fondation 1927
Identité
Siège 3, rue de l'École Polytechnique
75005 Paris
Président Mickaël Prost
Membres 2495[1]
Site web http://www.prepas.org

L’Union des Professeurs de classes préparatoires Scientifiques (en abrégé UPS) est une association loi de 1901 de professeurs enseignant dans les classes préparatoires scientifiques aux grandes écoles (CPGE). Créée en 1927[2], son siège se situe à Paris au 3 rue de l'École-Polytechnique. En 2013, l'association décide en assemblée générale de changer son appellation historique Union des Professeurs de Spéciales en Union des Professeurs de classes préparatoires Scientifiques, tout en conservant le sigle UPS.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

D'après ses statuts, l'UPS a notamment pour missions de « promouvoir un enseignement de qualité » dans les filières MPSI, PCSI, PTSI, TSI, TPC, MP, MP*, PC, PC*, PSI, PSI*, PT, PT* et ATS de l'enseignement public, de « défendre les intérêts moraux et matériels des professeurs » de ces classes, de veiller sur les concours nationaux auxquels ils préparent leurs étudiants. L'association entretient par ailleurs des relations avec les grandes écoles, et développe la communication entre ses membres et les « autres acteurs de l'enseignement et de la recherche ».

Les « membres sociétaires » sont des professeurs de mathématiques, de physique de chimie ou d'informatique des classes précédemment citées. En 2011, 92,18% des enseignants de ces matières dans les CPGE de l'enseignement public adhèrent à l'UPS, selon cette association. Les personnes exerçant des fonctions en rapport avec les classes préparatoires peuvent demander à être « membres associés ».

L'association est administrée par un comité élu, constitué pour moitié de professeurs de mathématiques, l'autre moitié étant composée de professeurs de physique ou de chimie. Depuis l'élection de 2013, son président est Sylvie Bonnet[3].

Elle publie chaque trimestre le Bulletin de l'Union des Professeurs de Spéciales, et chaque année un DVD de recueil de sujets et corrigés des épreuves de concours de l'année précédente à destination unique de ses membres.

Actions[modifier | modifier le code]

À la suite de la réforme des classes préparatoires en 1995, l'Union des Professeurs de Spéciales participe à la création du groupe LIESSE (acronyme de « Liaisons Interdisciplinaires avec les Écoles d'enseignement Supérieur pour une Structuration des Échanges »), de manière à organiser la formation continue de ses membres[4].

L'UPS publie en 2001 le site « prepas.org » donnant aux élèves du secondaire des renseignements sur les classes préparatoires, et aux professeurs et étudiants de CPGE toutes informations utiles à leur formation ou enseignement.

Dès la publication des textes instituant la réforme LMD dont la finalité est d'adapter l'enseignement supérieur français aux standards européens, l'Union des Professeurs de Spéciales intervient auprès du gouvernement pour que les professeurs des classes préparatoires puissent délivrer de manière autonome des crédits ECTS définis par une grille nationale. Après plusieurs années de discussions, et avec l'appui d'autres associations liées aux classes préparatoires et de syndicats, un décret[5] institue une « attestation descriptive du parcours de la formation » suivie par les étudiants des CPGE, et attribue une valeur maximale de 60 crédits par année à cette formation, soit 120 crédits pour les deux années que suivent les élèves des classes préparatoires[6].

Afin de favoriser l'ouverture sociale, l'Union des Professeurs de Spéciales a organisé, les 16 et 17 mai 2003, un colloque intitulé « Démocratie, classes préparatoires et grandes écoles »[7]. Dans le même état d'esprit, en 2010 l'UPS est signataire – via la Conférence des classes préparatoires[8] – de la charte des « Cordées de la réussite »[9].

En janvier 2012, l'UPS participe à la création du comité de concertation et de suivi des classes préparatoires aux grandes écoles, dont le rôle est de formuler des avis et recommandations sur le fonctionnement des CPGE[10].

À la suite de la réforme des programmes de terminale scientifique, l'UPS participe à la préparation des programmes des classes préparatoires scientifiques qui doivent être mis en place pour la rentrée scolaire 2013[11].

Historique[modifier | modifier le code]

La première parution du Bulletin de l’Union des Professeurs de Spéciales, en octobre 1927, fait suite à une scission lors de la réunion du jeudi 13 octobre 1927 de l’association des professeurs de mathématiques, qui ne s’occupait pas assez des problèmes des classes de spéciales. Il était aussi apparu nécessaire de se rapprocher des professeurs de physique de ces classes. La « charte constitutive » de l'UPS est une circulaire adressée par des mathématiciens de province à leurs collègues parisiens, le 13 octobre 1927. Lors des débats, les défenseurs de la création de l'UPS estiment que sa raison d'être est « l'union des mathématiciens et des physiciens »[12].

L’Union des professeurs de spéciales « mathématiques et physique » est créée le 30 juillet 1928. L. Chatry, professeur à Lille, est le président de la commission provisoire.

La question de la place des femmes dans l'enseignement se manifeste également dans l'évolution de l'UPS. La première adhérente est Marguerite Rivière, née Rouvière, titulaire de l'agrégation masculine de sciences physiques, qui enseigne à Toulon, et dont le nom figure dans l'annuaire de l'UPS en 1934. La seconde est, en 1938, Mlle Amiot, qui enseigne les mathématiques à Sèvres. Avant de pouvoir adhérer à l'UPS, les femmes avaient eu la possibilité de s'abonner au Bulletin de l'association. Le nombre de femmes exerçant en classes préparatoires augmente du fait de la mobilisation des hommes lors de la Seconde Guerre mondiale[13].

En 2013, prenant en compte que la dénomination « professeurs de spéciales » ne concerne que les professeurs de seconde année, l'association décide de la remplacer par « Union des Professeurs de classes préparatoires Scientifiques » en gardant le sigle UPS[14].

Avec l'introduction en 2013 d'une nouvelle discipline, l'informatique, dans les classes préparatoires scientifiques, la décision est prise d'autoriser les enseignants de cette matière exerçant dans les CPGE d'adhérer à l'UPS. Toutefois, ce nouvel enseignement est la plupart du temps pris en charge par des professeurs de mathématiques, physique ou sciences industrielles, dont une partie a eu à se former par ses propres moyens.

Présidents de l’UPS[modifier | modifier le code]

  • 1928-1930 : Louis Chatry[15], professeur à Lille[16], 1er président
  • 1930-1931 : J. Douchez
  • 1931-1933 : Robert
  • 1933-1934 : Duthilleul
  • 1934-1937 : Petrus
  • 1937-1940 : Marvillet
  • 1940-1945 : ?
  • 1945-1955 : Cagnac
  • 1955-1957 : Pierre Theron
  • 1957-1958 : Maurice Durrande
  • 1958-1961 : Maurice Chazel
  • 1961-1968 : Edmond Ramis
  • 1968-1974 : Christian Forest
  • 1974-1979 : Jean Nordon
  • 1979-1985 : Jacques Simon
  • 1985-1991 : Claude Deschamps
  • 1991-1994 : Denis Monasse
  • 1994-1995 : Bruno Rooy
  • 1995-1997 : Stéphane Olivier
  • 1997-1999 : Yves Heutte
  • 1999-2003 : Gérard Debeaumarché
  • 2003-2009 : Johan Yebbou
  • 2009-2013 : Bruno Jeauffroy
  • 2013-2017 : Sylvie Bonnet, 1re femme à être élue présidente
  • 2017-  : Mickaël Prost

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de l'Union des Professeurs de Spéciales, supplément au no 233, janvier 2011
  2. Bruno Belhoste, « Historique des classes préparatoires » [PDF], education.gouv.fr, (consulté le 30 août 2014)
  3. « Pourquoi les profs de prépas se rebellent », Capital, (consulté le 30 août 2013)
  4. « Le groupe LIESSE », TELECOM & Management SudParis (consulté le 8 avril 2011)
  5. « Décret no 94-1015 du 23 novembre 1994 relatif à l'organisation et au fonctionnement des classes préparatoires aux grandes écoles organisées dans les lycées relevant des ministres chargés de l'éducation, de l'agriculture et des armées », legifrance.gouv.fr (consulté le 9 avril 2011)
  6. Bulletin de l'Union des Professeurs de Spéciales, no 219, juillet 2007
  7. « Démocratie, classes préparatoires et grandes écoles Colloque à l'Ecole Normale Supérieure 16 et 17 mai 2003 » [PDF], sur http://liesse.it-sudparis.eu (consulté le 30 août 2014)
  8. Structure informelle regroupant des associations de classes préparatoires.
  9. « Objectif 300 « Cordées de la réussite en 2011 » », Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche (consulté le 8 avril 2011)
  10. « Protocole relatif à la création du comité de concertation et de suivi des classes préparatoires aux grandes écoles », aphec, (consulté le 24 mars 2012)
  11. Sandrine Chauvin, « Les prépas scientifiques doivent s'adapter d'urgence au nouveau bac S », Capital, (consulté le 26 juin 2012)
  12. Nicole Hulin, Culture scientifique et humanisme: : Un siècle et demi d'engagement - sur le rôle et la place des sciences, L'Harmattan, , 202 p. (ISBN 9782296450127, lire en ligne), p. 88.
  13. Nicole Hulin, Les femmes, l'enseignement et les sciences : un long cheminement, XIXe siècle, XXe siècle, L'Harmattan, 238 p. (ISBN 9782296056060, lire en ligne), p. 127.
  14. [PDF]Circulaire de l'UPS
  15. Louis Chatry (1880-1949) dans Marie-Thérèse Pourprix, Des mathématiciens à la faculté des sciences de Lille : 1854-1971, Acteurs de la science, Paris, L'Harmattan, , 277 p. (ISBN 2296086136 et 9782296086135, notice BnF no FRBNF41475089, présentation en ligne), Annexe 1 Liste des mathématiciens de Lille, p.228
  16. Louis Chatry, professeur de mathématiques spéciales au Lycée Faidherbe de Lille de 1927 à 1941 ; enseignant de mathématiques générales à l'Institut industriel du Nord (École centrale de Lille) vers 1938 et à la faculté des sciences de Lille vers 1940-1942 Marie Thérèse Pourprix, « Les mathématiques à Lille de 1854 à 1970 » (consulté le 1er septembre 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Site officiel