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Uluç Ali Paşa

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Uluç Ali Pacha
Buste d'Uluç Ali Paşa au musée naval d'Istanbul
Fonctions
Capitan pacha
-
Beylerbey d'Alger
-
Beylerbey de Tripoli (d)
-
Yahya Paşa (d)
Titre de noblesse
Pacha
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Kılıç Ali Pasha Mosque (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Giovanni Dionigi Galeni
Pseudonymes
Uluç, KılıçVoir et modifier les données sur Wikidata
Allégeance
Activités
Corsaire, pirate, officier de marine, écrivainVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Grade militaire

Uluç Ali Pacha (« Général Ali le Converti »), à l'origine Giovanni Dionigi Galeni, né en 1519 en Calabre et mort à Constantinople le , est un pirate italien, devenu sujet, puis officier corsaire de l'Empire ottoman. Il atteint des sommets dans la hiérarchie: il est nommé Beylerbey de Tripoli de 1565 à 1568 puis d'Alger de 1568 à 1571, il est nommé capitan pacha (« amiral ») de la marine ottomane à la suite de la bataille de Lépante de 1571 et le reste jusqu'à sa mort.

Il aurait été capturé par des corsaires d'Alger aux alentours de 1536. Après des années d'esclavage sur les galères, il se serait converti à l'Islam avant d'être libéré par son maître.

Il devient rapidement raïs et devient également capitaine d'un corsaire algérois. En 1547 il rejoint l'amiral Ottoman Dragut et participe à ses côtés à des raids sur les côtes d'Italie et d'Espagne. Il seconde Dragut lors des combats pour la prise d'Ifrikiya, actuelle Mahdia, en 1550. Il est présenté à Soliman le Magnifique en 1551.

En 1560, il mène les troupes musulmanes contre les armées chrétiennes lors de la bataille de Djerba.

Beylerbey de Tripoli

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En 1565, il remplace Dragut comme beylerbey de Tripoli. En 1567, il arrête une révolte de seigneurs de Tripolitaine.

Beylerbey d'Alger

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Il joue un important rôle dans le soulèvement morisque de 1568 à 1570 en envoyant à plusieurs reprises devant Almería des hommes, des armes et des munitions, ainsi qu'une flotte de 40 navires qui est dispersée par les vents violents de l'hiver[1]. En , il chasse la dynastie des hafsides de Tunis à la tête d’une flotte de vingt galères et galiotes et d’une armée composée d’environ 5 000 janissaires, Uluç Ali bat les Vénitiens en 1571 et s'empare de Dulcigno qu'il pille et dont il réduit les habitants en esclavage.

Capudan-Pacha

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Le 7 octobre 1571, lors de la bataille de Lépante, il dirige l'aile gauche de la flotte d'Ali Pacha. Il attaque avec succès les galères commandées par Giovanni Andrea Doria[2] avant de s'enfuir, à la suite de la défaite ottomane, pour revenir vers Constantinople, alors que ses enfants sont emmenés en captivité à Rome[3]. Arrivé à Constantinople avec 87 navires[4] et en rapportant l'étendard de l'ordre de Malte[3], il est nommé capitan pacha (grand amiral) par le sultan Sélim II.

En 1574, il mène les combats qui aboutissent à la reprise de la Goulette et de Tunis aux Espagnols[5].

En 1576, il attaque la Calabre et en 1578, il réprime une mutinerie des janissaires à Chypre qui avaient assassiné Arab Ahmed Pacha[6]. En 1583, il transfère à Alexandrie les troupes sous le commandement du vizir Ibrahim Pacha, chargé de réprimer les troubles qui éclatent en Égypte[6]. En 1584, il commande une expédition navale en Crimée. En 1585, il réprime des révoltes en Syrie et au Liban.

Uluj Ali meurt le 21 juin 1587 à Constantinople. Il est enterré dans la mosquée Kılıç Ali Pasha (1580), conçue par le célèbre architecte Mimar Sinan.

Postérité

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La mosquée Kılıç Ali Pasha à Istanbul

À Istanbul, subsiste la mosquée Kılıç Ali Pasha (en), construite en 1580, le complexe abrite aussi un hammam et une medersa et le lieu de sépulture (turbe) d'Uluç Ali Paşa.

Buste d'Uluç Ali Reis dans sa ville d'origine, Le Castella, Italie.

Son buste se trouve sur la place centrale de Le Castella en Calabre, en Italie, où il est né.

Divers navires de guerre et sous-marins de la marine turque ont été nommés en son honneur.

Notes et références

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  1. Lemnouar Merouche, Recherches sur l'Algérie à l'époque ottomane, Bouchene, Saint-Denis, Bouchène, , 353 p. (ISBN 978-2-912946-95-9, lire en ligne), chap. 6 (« « De Salah Raïs à Euldj Ali » »), p. 50
  2. Michel Lesure, Lépante, Paris, Gallimard, (ISBN 9782070450879, lire en ligne), p. 149-194, chapitre V : « Le 7 octobre »
  3. a et b Michel Lesure, Lépante : la crise de l'Empire ottoman, Paris, Gallimard, (ISBN 978-2-07-045087-9 et 2-07-045087-2, OCLC 858224703, lire en ligne), p. 284-312, chapitre VIII « Le redressement »
  4. Robert Mantran, L'Empire ottoman du XVIe au XVIIIe siècle : administration, économie, société, Variorum Reprints, (ISBN 0-86078-150-X et 978-0-86078-150-9, OCLC 14243273, lire en ligne), p. 179
  5. Gilbert Buti, Philippe Hrodej et Impr. CPI Bussière), Dictionnaire des corsaires et des pirates, CNRS éditions, dl 2021 (ISBN 978-2-271-13720-3 et 2-271-13720-9, OCLC 1258996348, lire en ligne)
  6. a et b (it) « Occhiali/Ucciali/Kiliç Ali Pascia », sur Corsari del Mediterraneo,

Bibliographie

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  • Alessandro Barbero, La bataille des trois empires Lépante, 1571, Flammarion, coll. « Au fil de l'histoire », 2012
  • Diégo de Haëdo, traduction par H.D. de Grammont, Histoire des Rois d'Alger, Alger, Adolphe Jourdan, 1881 (réédition : Alger, éditions Grand-Alger-Livres, 2004)
  • Joseph von Hammer-Purgstall, Histoire de l'empire ottoman depuis son origine jusqu'à nos jours, Parent-Desbarres, Paris, 1841
  • Defontin-Maxange, Eudj'Ali, corsaire barbaresque, Beglier-Bey d'Afrique et Grand-Amiral, Pedone, 1930
  • Guy Le Moing, Les 600 plus grandes batailles navales de l'histoire, Marines Éditions, 2011.
  • Pierre Gilles Cézembre, « Florent de Varennes : Un croisé comme premier amiral de l'histoire de France », La grande histoire des armées, no 18 « Les grands amiraux combats navals légendaires »,‎ , p. 32-33

Articles connexes

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Liens externes

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