Télévision à ultra-haute définition

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Comparaison des formats HDTV, UHDTV, 4K et 8K.

La télévision à ultra-haute définition (TVUHD selon l'UIT[1],[2], UHDTV en anglais) est un format numérique de vidéo dont la caractéristique principale est une définition d'image comportant quatre fois, voire seize fois plus de pixels que la télévision à haute définition (HDTV).

La UHDTV1[3] présente un image formée de 3 840 × 2 160 pixels : elle est souvent confondue à tort avec le format 4K de 4 096 × 2 160 pixels, utilisé en cinéma numérique, qui lui est proche. La UHDTV2[3], quant à elle, a une définition de 7 680 × 4 320 pixels proche du format 8K.


Définition[modifier | modifier le code]

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Ce format vidéo est capable d'afficher au minimum 8 millions de pixels soit 3 840 × 2 160 pixels (télévision UHDTV1) et au maximum 33,18 millions de pixels (télévision UHDTV2) , soit une définition maximale de 7 680 × 4 320 pixels. C'est donc entre quatre et seize fois plus que le format HD 1080p qui affiche un maximum de 2,07 millions de pixels (1 920 × 1 080 pixels).

Au départ, les caméras utilisées par NHK pour filmer faisaient appel à quatre capteurs de demi-définition (deux verts, un rouge, un bleu selon le principe de matrice de Bayer). Les informations étaient recombinées (dématriçage) pour former une image RVB normale. Aujourd’hui, NHK a réussi à produire un capteur CMOS de 33 Mpx. Il est encore monochrome, donc les caméras sont obligées d’être tri-capteur pour filmer en couleurs.

Côté audio, les chercheurs prévoient un son sur 22 canaux.

NHK et Fujitsu ont eu recours à seize puces d’encodage dédiées pour formater les 24 Gbit/s de données brutes, soit plus de dix fois supérieur au débit des vidéos en HDTV. Compressé en H.264, le débit d'un film en Ultra HD monte à 220 Mbit/s, avec une piste audio compressée en AAC-LC à 1,9 Mbit/s. Les premiers tests pour diffuser de la vidéo en ce format ont démarré en 2011 avec NTT via deux flux IP séparés. Le lancement, initialement prévu en 2016, devrait intervenir en 2020. À ce moment-là, la compression vidéo devrait utiliser le codec H.265, finalisé en janvier 2013[4].

Ce format pourrait être intégré sur des écrans mesurant jusqu'à 11,4 mètres de diagonale (soit 450 pouces), dans des salles de cinéma. Sharp annonce en mai 2011 avoir développé avec NHK le premier écran LCD adapté à ce format, d'une taille de 85 pouces (environ 1,9 m x 1 m)[5]. Le , Panasonic présente, toujours avec NHK, le premier écran à plasma UHDTV[6].

Ce nouveau format numérique a également été testé par les chaines britannique BBC et italienne RAI.

Industrie cinématographique[modifier | modifier le code]

L'industrie cinématographique utilise des scanners 8K pour la numérisation des négatifs 65 mm[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jérôme Cartegini, « En route pour l'Ultra HD », Challenges, no 347,‎ , p. 100 (ISSN 0751-4417)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Recommandation UIT-R BT.2020-1 : Valeurs de paramètres des systèmes de télévision à ultra haute définition pour la production et l'échange international de programmes, juin 2014.