Tour d'Escoute

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Tour d'Escoute
Image illustrative de l’article Tour d'Escoute
La tour d'Escoute.
Début construction XVe siècle
Propriétaire actuel Propriété privée
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1964)
Coordonnées 44° 23′ 58″ nord, 0° 49′ 56″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Agenais
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Commune Penne-d'Agenais
Géolocalisation sur la carte : Lot-et-Garonne
(Voir situation sur carte : Lot-et-Garonne)
Tour d'Escoute
Géolocalisation sur la carte : Aquitaine
(Voir situation sur carte : Aquitaine)
Tour d'Escoute
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Tour d'Escoute

La tour d'Escoute est située à Penne-d'Agenais, en Lot-et-Garonne.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'après Lucile Bourrachot, le barrage ou "payssière" de Lestaque sur le Lot a dû être reconstruit en 1308. Il est mentionné en 1311 dans une enquête faite par Guillaume Cazes, juge d'Agen, à la demande du roi d'Angleterre. Il fait partie des onze barrages qui ont été construits sur le Lot à la fin du XIIIe siècle à la demande du roi d'Angleterre dans le bailliage de Penne. Pour accaparer les droits de péage, les seigneurs des environs ont fait construire à proximité des édifices fortifiés[1].

Il est connu au XVe siècle sous le nom d'Escoute. Il est alors la possession des familles de Lustrac[2] et de Laduguie[3]. Comme pour d'autres sites de barrages sur le Lot, une tour seigneuriale a été construite à proximité pour en assurer le contrôle. La tour d'Escoute actuelle date de la 2e moitié du XVe siècle. Elle a peut-être été reconstruite par Jean de Laduguie, qualifié de « sieur de la Tour de Lestanch » en 1482.

La seigneurie d'Escoute est détenue par la famille Labrunie. Les Labrunie d'Escoute sont cités dès le XVIIe siècle. Ils ont dû faire construire le logis qui flanque la tour.

La tour a été percée d'une porte au rez-de-chaussée en 1776, d'après la date gravée sur son agrafe.

Le logis a été agrandi et une aile en retours d'équerre a été construite, probablement pour Pierre de Montalembert, neveu de Jean-François de La Brunie, seigneur d'Escoute, qui semble avoir hérité de la maison noble après 1777, date de son mariage au château du Rodier avec Marie Thérèse de Barrail[4]. On trouve une description de la maison noble dans le procès-verbal de saisi révolutionnaire de ses biens. Elle est décrite comme une « maison de quatre chambres en haut, deux antichambres et corridor, cuisine en bas, cave, chay et écurie, [...] jardin, charmille et ormière ». Les dispositions de cette maison ont peu changé par rapport à ce qu'on peut voir sur le plan cadastral de 1830. La propriété est alors détenue par les frères Bonnefoux de Penne.

La tour a été inscrite au titre des monuments historiques le [5],[6].

Architecture[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Tholin, Notes sur la Féodalité en Agenais au milieu XIIIe siècle, p. 171-173, Revue de l'Agenais, 1898, tome 25 (lire en ligne)
  2. Note : La famille de Lustrac a possédé le château de Lustrac et le moulin de Lustrac sur le Lot, à Trentels.
  3. Note : La famille de Laduguie a possédé le château de Ladhuie contrôlant un barrage sur le Lot, à Montayral, face au château de Fumel.
  4. Jules de Bourrousse de Laffore, État de la noblesse et des vivant noblement de la Sénéchaussée d'Agenois en 1717, p. 195, Revue de l'Agenais, 1886, tome 13 (lire en ligne)
  5. « Tour d'Escoute », notice no PA00084204, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « maison forte dite la Tour d'Escoute, maison de maître », notice no IA47002800, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules de Barrousse de Laffore, État de la Noblesse et des vivant noblement de la Sénéchaussée d'Agenois en 1717, p. 195, Revue de l'Agenais, 1886, tome 13 (lire en ligne)
  • Granat, L'amélioration des voies navigables au XVIIIe siècle, p. 31, 33-34, Revue de l'Agenais, 1901, tome 28 (lire en ligne)
  • Hervé Bouillac, Les châteaux et maisons fortes du canton de Penne et leurs seigneurs (XIe - XVIe siècles), p. 131, Revue de l'Agenais, 2002, tome 129
  • Lucile Bourrachot, Les barrages et moulins sur le Lot dans la baylie de Penne, dans Actes des XIVe - XVIIe Congrés d'études régionales, Villeneuve-sur-Lot (13-), p. 198, Fédération historique du Sud-Ouest, 1962

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]