Tillie Olsen

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Tillie Olsen
Tillie Olsen at the Library of Congress.tif
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Stanford University Libraries, Department of Special Collections & University Archives (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Tillie Olsen, (Tillie Lerner Goldfarb Olsen, née Tillie Lerner) est née le et morte le , est une écrivaine et universitaire américaine .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Tillie Olsen[1], [2], [3], [4] est la fille de Samuel et Ida Beba Lerner[5], [6]immigrants russes et juifs[7], [8] installée à Omaha, dans l'État du Nebraska. Elle quitte prématurément - et de son plein gré - la Omaha Central High School[9] pour travailler. Elle est aussi organisatrice de syndicat et militante socialiste[10]. Dans les années 1930, elle est brièvement membre du Parti communiste américain. En 1934, elle séjourne brièvement en prison[11] pour avoir organisé un syndicat d'ouvriers agricoles, expérience qu'elle rapporte dans The Nation et le Partisan Review. Elle déménage par la suite à Berkeley, en Californie.

Carrière[modifier | modifier le code]

Sa carrière débute quand elle tente de décrire la situation politique contemporaine et ses propre ambitions dans un roman qu'elle entreprend dans les années 1930 (elle n'a alors que 19 ans). Bien que seul un extrait du premier chapitre soit été publié dans le Partisan Review[12], elle signe avec la maison d'édition Random House. En raison de son rôle de mère, de ses responsabilités et de son travail, elle abandonne toutefois l'écriture du roman. Inachevé, il sera publié en 1974 dans Yonnondio: From the Thirties.

En 1961, elle publie Tell Me a Riddle[13], [14], recueil de nouvelles mettant pour la plupart en scène les personnages d'une même famille. Il lui vaut un O. Henry Award la même année dans la catégorie "meilleure nouvelle américaine".

Sa première œuvre de non-fiction, Silences, est une analyse des périodes silencieuses des écrivains. Elle y parle du blocage de l'écrivain, des œuvres non publiées et les problèmes que rencontrent les auteurs issus de la classe ouvrière, en particulier les femmes qui doivent trouver du temps à consacrer à leur art. La deuxième partie du livre est une étude de l'œuvre de Rebecca Harding Davis, auteure de petite renommée. Tillie Olsen mène ses recherches et rédige le livre à la bibliothèque de San Francisco.

En 1969, elle est engagée comme professeur au Amherst College[15] (Amherst, dans le Massachusetts).

Postérité[modifier | modifier le code]

Bien qu'elle ait publié peu de livres, Tillie Olsen reste une auteure influente dans le domaine de la condition féminine et de la pauvreté[16] chez les femmes, en insistant sur les auteures, souvent mal considérées. Son œuvre a été reconnue durant la grande période d'activisme politique et social du féminisme mais cette notoriété lui a valu des critiques, notamment quant à son passé au Parti communiste, qui aurait influencé sa pensée.

Entre autres récompenses, Olsen a été couronnée par le Rea Award for the Short Story en 1994 pour l'ensemble de ses nouvelles.

Elle meurt le , à Oakland dans le comté d'Alameda[17] en Californie[18].

Les Archives de Tillie Olsen sont déposées à l'Université de Stanford (Californie)[19].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • rev. of Yonnondio by Tillie Olsen, article de Scot Turow, in la revue Ploughshares du College Emerson, 1974[20],
  • From the Thirties: Tillie Olsen and the Radical Tradition par Deborah Rosenfelt in la revue Feminist Studies, Vol. 7, No. 3 (Automne, 1981), pp. 371-406[21],
  • Tillie Olsen par Abigail Martin, dans la revue Boise State University Western Writers Series Numéro 65, 1984[22].
  • Inspirations of Motherhood, par Ben Railton, in Saturday Evening Post[23],
  • Tillie Olsen Interview, par Anne-Marie Cusac pour The Progressive, 4 janvier 1999[24],
  • Re-presentations of motherhood in the writings of Tillie Olsen and Sylvia Plath, par Mary Sydney Stromme, Université d'Etat de l'Iowa , 2003[25],
  • Tillie Olsen -- labor activist, author of 'Tell Me a Riddle', article d'Heidi Benson in The San Francisco Chronicle, 2007[26],
  • Tillie Olsen, remembered, the importance of Tillie Olsen, article de Jess Row pour le magazine Slate, 8 janvier, 2007[27],
  • Ways of Being Silent, article in Harper's Magazine, 2015[28],
  • Tillie Olsen, One Woman, Many Riddles, par Panthea Reid[29], éd. Rutgers University Press, 2011[30],
  • Tracing the Tensions: An Examination of Tillie Olsen’s Social Philosophies in the Drafts of “Tell Me a Riddle”, par Rachel Curtis (université de Grand Valley State), 2013[31],
  • What Kind of Worker is a Writer, par Maggie Doherty pour la revue The New Yorker du 1° septembre 2014[32],
  • Tillie Olsen, Feminist author famous for helping aspiring women writers to find a voice, par Mark Krupnick in The Guardian, 2007,
  • Appreciating Tillie Olsen: On the Publication of Tell Me a Riddle, Requa 1 and Other Works, in The Center of Fiction[33],
  • Tillie Olsen: Working-Class Mother, Proletarian Writer and Feminist Forerunner, par Ronald Paul de l'Université de Göteborg[34].

Œuvres (liste sélective)[modifier | modifier le code]

  • Tell Me a Riddle, éd. Delta, 1961
  • I Stand Here Ironing, éd. Delta, 1961
    Yonnondio : From the Thirties, éd. Bison Books, 1974
  • Silences, éd. The Feminist Press at CUNY, 1978
  • Mother to Daughter, Daughter to Mother: A Daybook and Reader, éd. Feminist Press, 1984
  • Tillie Olsen and the Dialectical Philosophy of Proletarian Literature, par Anthony Dawahare, éd. Lexington Books, 2018[35]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Tillie Olsen | American author », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 1er avril 2019)
  2. (en-US) « Tillie Olsen », sur The Short Story Project (consulté le 1er avril 2019)
  3. (en) « Tillie Olsen Biography », sur biography.jrank.org (consulté le 1er avril 2019)
  4. (en) « SparkNotes: I Stand Here Ironing: Context », sur www.sparknotes.com (consulté le 1er avril 2019)
  5. (en-US) « Tillie Olsen's Life--by Constance Coiner », sur www.english.illinois.edu (consulté le 1er avril 2019)
  6. (en) « Tillie Olsen | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le 1er avril 2019)
  7. (en) « Tillie Olsen », sur www.fembio.org (consulté le 1er avril 2019)
  8. (en) « Tillie Olsen | Jewish Women's Archive », sur jwa.org (consulté le 1er avril 2019)
  9. (en) GradeSaver, « Tillie Olsen Biography | List of Works, Study Guides & Essays | GradeSaver », sur www.gradesaver.com (consulté le 1er avril 2019)
  10. (en-US) « Tillie Olsen », sur www.tillieolsen.net (consulté le 1er avril 2019)
  11. (en-US) « Tillie Olsen, Author of Tell Me a Riddle | LiteraryLadiesGuide », sur Literary Ladies Guide (consulté le 1er avril 2019)
  12. (en-US) Julie Bosman, « Tillie Olsen, Feminist Writer, Dies at 94 », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 1er avril 2019)
  13. (en-US) « Tillie Lerner Olsen (b. 1912) », sur faculty.georgetown.edu (consulté le 1er avril 2019)
  14. (en) « Tell Me a Riddle | News | The Harvard Crimson », sur www.thecrimson.com (consulté le 1er avril 2019)
  15. (en-US) « Tillie Olsen Project | The Tillie Olsen Project | Amherst College », sur www.amherst.edu (consulté le 1er avril 2019)
  16. (en-US) « Tillie Olsen Facts », sur biography.yourdictionary.com (consulté le 1er avril 2019)
  17. (en-US) « Tillie Olsen », sur Find a grave
  18. (en) « Tillie Olsen », sur The Independent, (consulté le 1er avril 2019)
  19. (en-US) « Guide to the Tillie Olsen Papers, 1930-1990 M0667 », sur oac.cdlib.org (consulté le 1er avril 2019)
  20. (en-US) « rev. of Yonnondio by Tillie Olsen | Ploughshares », sur www.pshares.org (consulté le 1er avril 2019)
  21. (en-US) Deborah Rosenfelt, « From the Thirties: Tillie Olsen and the Radical Tradition », Feminist Studies, vol. 7, no 3,‎ , p. 371–406 (ISSN 0046-3663, DOI 10.2307/3177756, lire en ligne, consulté le 1er avril 2019)
  22. (en-US) « Tillie Olsen », sur Boise State University, Boise State University Western Writers Series Number 65,
  23. (en) « Considering History: Tillie Olsen and the Challenges and Inspirations of Motherhood | The Saturday Evening Post », sur www.saturdayeveningpost.com (consulté le 1er avril 2019)
  24. (en-US) Anne-Marie Cusac, « Tillie Olsen Interview », sur Progressive.org, (consulté le 1er avril 2019)
  25. (en-US) « Re-presentations of motherhood in the writings of Tillie Olsen and Sylvia Plath », sur Iowa State University
  26. (en-US) Heidi Benson et Chronicle Staff Writer, « Tillie Olsen -- labor activist, author of 'Tell Me a Riddle' », sur SFGate, (consulté le 1er avril 2019)
  27. (en) Jess Row, « Tillie Olsen, remembered. », sur Slate Magazine, (consulté le 1er avril 2019)
  28. (en) Tillie Olsen, « Ways of Being Silent », Harper's Magazine,‎ (ISSN 0017-789X, lire en ligne, consulté le 1er avril 2019)
  29. (en-US) Elaine MargolinJanuary 27 et 2010, « A Brutal Narcissist: The Life of Feminist Icon Tillie Olsen », sur The Forward (consulté le 1er avril 2019)
  30. (en-US) « Tillie Olsen », sur Rutgers University Press (consulté le 1er avril 2019)
  31. (en-US) « Tracing the tensions : an examination of Tillie Olsen's social philosophies in the drafts of "Tell me a riddle" par Rachel Curtis », sur Grand Valley State University
  32. (en-US) Maggie Doherty, « What Kind of Worker Is a Writer? », The New Yorker,‎ (ISSN 0028-792X, lire en ligne, consulté le 1er avril 2019)
  33. (en) « The Center for Fiction », sur www.centerforfiction.org (consulté le 1er avril 2019)
  34. (en) « Tillie Olsen: Working-Class Mother, Proletarian Writer and Feminist Forerunner », sur Université suédoise de Göteborg
  35. Dawahare, Anthony, 1961- author., Tillie Olsen and the dialectical philosophy of proletarian literature (ISBN 9781498578745 et 1498578748, OCLC 1057242027, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]