Thomas Degeorge

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Thomas Degeorge
Mort de Bonchamps.jpg
La mort de Bonchamps[1]. Musée d'art Roger-Quilliot
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Thomas Degeorge est un peintre français, né le à Blanzat (Puy-de-Dôme) et mort le à Clermont-Ferrand. Un espace du musée d'art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand est en grande partie consacré à cet élève de Jacques-Louis David.

Biographie[modifier | modifier le code]

Christophe Thomas Degeorge est le fils d'un avocat, Annet François Degeorge, qui fut plus tard (1831-1841) juge de paix à Clermont-Ferrand, et de Gilberte Vigeral, fille d'un notaire de Vertaizon[2]. Dès l'enfance, il montre des prédispositions pour le dessin. À huit ans, il est confié à un maître de dessin réputé à Clermont, Gault de Saint-Germain[3] ; à douze ans, il sait faire des portraits ressemblants et réalisés avec minutie. À seize ans, il rejoint l'école de David.

Chabrol, alors préfet de la Seine, lui confie la réalisation de plusieurs tableaux pour des églises de Paris : l’Ensevelissement du Christ, le Martyre de saint Jacques le mineur, un Christ à la colonne. Il peignit à fresque des figures allégoriques pour la salle des audiences du tribunal de commerce de Paris ; il assista Vinchon pour l'exécution des fresques de la chapelle Saint-Maurice en l'église Saint-Sulpice. Il échoua, peut-être en raison d'une maladie, au concours pour le grand prix de Rome.

Quelque temps avant la Révolution de 1830, il commence la Mort de Bonchamps, dont le thème correspond à un choix personnel et non à une commande ; mais le sujet, après les événements de juillet, n'est plus en accord avec l'esprit de l'époque et il en interrompt la réalisation. Il ne l'achève qu'en 1837 pour le présenter à l'exposition du Louvre ; Montalivet, par crainte de réveiller des passions politiques, refuse le tableau ; mais, un peu plus tard, il achète l'œuvre, qu'il apprécie sur le plan artistique, au nom de l'État, et l'offre à la ville de Clermont-Ferrand ; et, en compensation, il confie à Degeorge la réalisation du Christ au jardin des Oliviers, pour l'église de Sancerre.

Vers cette époque, Degeorge quitte Paris et s'installe à Clermont. Dans cette période clermontoise, il réalise de nombreux portraits de personnalités de la région comme Montlosier, le maire de Clermont Antoine Blatin, le premier président de la cour d'appel de Riom Grenier ou le général Beker. Il peint aussi des figures d'inspiration rurale : le Faucheur, la Petite Glaneuse.

Il était chevalier de la Légion d'honneur et membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand.

Il avait épousé Antoinette Jeanne Delmas de Grammont. Elle a légué à la ville de Clermont-Ferrand le fonds d'atelier de l'artiste (une soixantaine de peintures et deux carnets de dessins).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Le Christ au jardin des Oliviers (1841)
  • Christ à la colonne, Paris, église Saint-Jean-Saint-François.
  • Portrait de Chateaubriand, Châtenay-Malabry, maison de Châteaubriand.
  • Nombreuses peintures dont Mort de Bonchamp, esquisse ; Portrait de Madame Degeorge (1838) ; Portrait de Madame Delaval (1838) (acquis en vente publique en 2011[4]) ; Portrait d'Antoine Blatin (acquis en 2007[5]) ; La Petite Glaneuse ; Le Faucheur et la jeune fille ; Diagoras porté en triomphe par ses fils à Olympie, Clermont-Ferrand, musée d'art Roger-Quilliot ; dessins, études.
  • Mort de Bonchamp, musée départemental de Vendée.
  • Le Christ au jardin des Oliviers (1841), Sancerre, église Notre-Dame. Autre tableau sur le même thème en l'église de Saint-Julien-de-Coppel (Puy-de-Dôme).
  • Le baron Grenier, Riom, Palais de justice[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La reproduction ne comprend que la partie centrale du tableau.
  2. Ambroise Tardieu, Histoire de Clermont-Ferrand, II, p. 224. Le frère de Thomas, Guillaume (1787-1868), a été architecte de la ville de Clermont-Ferrand et a construit le bâtiment de la cour d'appel de Riom.
  3. Gault de Saint-Germain est à Clermont-Ferrand entre 1792 et 1796. Il est professeur de dessin à l'École centrale de Clermont-Ferrand et est chargé de la conservation des monuments historiques du Puy-de-Dôme.
  4. La Tribune de l'art, 4/2/11 (En ligne). Le portrait représente Louise-Marie de Laval, épouse du baron Anne-Marie-Mathias Camille Delaval. Inventaire général du patrimoine culturel.
  5. Blog de l'Association des amis des musées de Clermont-Ferrand.
  6. Inventaire général du patrimoine culturel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michelle Juillard, Thomas Degeorge, 1786-1854, catalogue de l'exposition, Clermont-Ferrand, Musée Bargoin, -, Clermont-Ferrand, 1978, 50 p.
  • Hippolyte Conchon, « Éloge biographique de Degeorge, membre de l'Académie de Clermont », Annales scientifiques, littéraires et industrielles de l'Auvergne, 28, 1855, p. 44–71. (En ligne.)

Liens externes[modifier | modifier le code]