Nicolas Léonard Bagert Beker

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Nicolas Léonard Bagert ou Baegert
dit Beker
Image illustrative de l'article Nicolas Léonard Bagert Beker

Naissance
Obernai (Bas-Rhin)
Décès (à 70 ans)
Château de Mons Aubiat (Puy-de-Dôme)
Origine Drapeau de la France France
Arme cavalerie
Grade général de division
Années de service 17861815
Conflits Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Bataille d'Austerlitz
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur
Comte de l'Empire
Hommages nom inscrit sur l'arc de triomphe, 26e colonne.

Nicolas Léonard Bagert dit Beker, comte de Mons, né le à Obernai (Bas-Rhin)[1] et mort le au Château de Mons à Aubiat (Puy-de-Dôme), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Il fut général de division en 1805, comte de l'Empire en 1807 et investi du redoutable honneur, en juillet 1815 d'accompagner l'empereur Napoléon du château de Malmaison à l'île d'Aix.

Son nom peut également s'écrire Général Baegert comme il est écrit d'ailleurs dans sa ville de naissance Obernai (Bas-Rhin).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Léonard Bagert, cultivateur, et Françoise Dietrich.

Il entre en service comme simple soldat le 29 décembre 1786, dans le régiment de Languedoc-dragons, il est nommé brigadier le 10 février 1790, et le 18 juin 1792, il se trouve à la prise de la ville de Courtrai. le 20 septembre 1792, il est à la Bataille de Valmy, et il est promu maréchal des logis le 2 décembre 1792.

Sous-lieutenant le 30 avril 1793 au 6e régiment de hussards, il devient le 29 du même mois aide de camp du général Bonaparte. Adjudant-général chef de bataillon le 18 janvier 1795, il est choisi le mois suivant pour négocier près de Stofflet l'entière pacification des provinces insurgées. Le 13 juin 1795, il est nommé adjudant-général chef de brigade, et il est envoyé à l'armée du Nord, comme chef d'état-major de la division Desjardin.

Après la victoire de Marengo le 14 juin 1800, où le général Desaix a trouvé la mort, il épouse la sœur du général défunt. Il est promu général de brigade le 2 janvier 1801, et il est attaché à la division Grouchy à l'armée du Rhin. En 1802, il prend le commandement du département du Puy-de-Dôme, et le 11 décembre 1803, il est fait chevalier de la Légion d'honneur, puis commandeur de l'ordre le 14 juin 1804.

En 1805, il participe à la campagne d'Autriche, au sein de la Grande Armée, et il est élevé au grade de général de division le 24 décembre 1805, après la bataille d'Austerlitz. En 1806 et en 1807, il fait les campagnes de Prusse et de Pologne. En juin 1808, il est créé comte de l'Empire, et il est mis en congé de réforme le 22 octobre 1808.

Rappelé lors de la campagne d'allemagne le 23 février 1809, il prend les fonctions de chef d'état-major du 4e corps de la Grande Armée. Napoléon a comblé Beker de ses faveurs, il a également reçu la grand-croix de l'Ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière. Le 27 juin 1809, pour avoir publiquement critiqué le système militaire suivi par l'Empereur, il est exilé pendant plusieurs années dans le commandement de Belle-Île-en-Mer, et il est mis en congé de réforme le 6 décembre 1811.

Il est rappelé à l'activité le 3 juin 1814, lors de la première restauration.

Fouché sait que Beker a personnellement à se plaindre de l'Empereur : il lui fait donner la commission, par le gouvernement provisoire, de garder Napoléon Ier à la Malmaison, et de le surveiller. C'est par lui, que l'Empereur envoie offrir au gouvernement provisoire de marcher comme simple citoyen à la tête des troupes pour, repousser Blücher et continuer aussitôt sa route.

Membre de la chambre des représentants dans les Cent-Jours, il quitte Rochefort après que Napoléon s'est embarqué sur le Bellérophon. Arrêté à Orléans par les Prussiens et conduit à Paris comme prisonnier de guerre, il est mis immédiatement en liberté. On lui offre un commandement qu'il refuse.

Arrêté de nouveau à Poitiers, comme il retoure à son château de Mons, il demeure en surveillance jusqu'à la publication de l'ordonnance du 9 septembre 1816. il devint pair de France en 1819, et il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur le 21 mars 1831.

Il meurt à Aubiat en son château de Mons, le 18 novembre 1840.

Postérité[modifier | modifier le code]

Son nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.

Son fils unique, Napoléon Beker, filleul de l'Empereur et de l'Impératrice, né peu après son mariage, est officier du corps royal d'état-major. Il meurt le 21 avril 1829. Le général adopte alors le fils de sa sœur, Félix-Victor Martha, qui hérite de ses biens et du titre de comte de Mons.

Le cimetière d'Aubiat abrite la sépulture de Beker. Son épouse Antoinette Desaix (1764-1816), sœur aînée du général Desaix repose à ses côtés.

  • Félix Martha-Beker, neveu et fils adoptif du général Beker, est l'auteur d'une biographie du général Desaix rédigée d'après les papiers et les manuscrits rapportés d'Égypte par Desaix (Le Général Desaix. Étude historique, édition Perol, Clermont-Ferrand, 1852).

Son nom[modifier | modifier le code]

Nicolas Beker était le fils de Lienhart Bäger et de Francisca Dietrich. Au nom de Baegert, Nicolas fit ajouter – ou on ajouta – celui de Beker qui servait à indiquer la prononciation de ce nom alsacien. Ce nom se prononce « bècre » et non « békeur ».

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. vue 343/609 du registre paroissial d'Obernai 1755-1784

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]