Thierry Drapeau

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Thierry Drapeau
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Thierry Drapeau
Naissance
Nantes
Nationalité France France
Profession

Thierry Drapeau, né à Nantes en Loire-Atlantique, le est un grand chef de cuisine français.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Thierry Drapeau est passionné par la cuisine depuis son plus jeune âge grâce à son père : « Mon père était un cuisinier du dimanche. Il passait sa journée à cuisiner des bons produits achetés du marché. » Thierry s'intéresse pour sa part plus à la décoration des plats qu'à leur confection. Thierry Drapeau effectue son apprentissage chez M. Lann, au restaurant « Le Central » au Guilvinec, puis chez M. Thomas, au « Le Manoir de la Comète » (1 étoile Michelin) à Saint-Sébastien sur Loire.

En 1984, il se perfectionne au restaurant « La Truffe Noire » (1 macaron Michelin) à Neuilly-sur-Seine en tant que commis de cuisine puis devient 1er commis de cuisine au « Grand Véfour » de Monsieur Signoret à Paris en 1986. À 21 ans, il est chef de partie au restaurant « Le Bateau Ivre » au Bourget du Lac, deux étoiles Michelin, de Jean-Pierre Jacob. L'année suivante, dans le deuxième restaurant étoilé de M. Jacob, à Courchevel, il passe second de cuisine[1].

En 1990, à Rouen, chez Gilles Tournadre, au Restaurant « Gill », il est second de cuisine et y reste deux ans. Il travaille ensuite au restaurant « Le Clos de la Violette » chez Jean-Marc Banzo à Aix-en-Provence, puis chez Gérard Clor au Restaurant « L’Escale » à Carry-le-Rouet (deux étoiles Michelin) où il occupe le poste de chef de cuisine en 1993.

En 1996, Thierry Drapeau ouvre son restaurant, « l’Auberge Robinson », aux Sables d'Olonne, classé Bib Gourmand au Guide Michelin[2]. En 2001, il est parrainé par Gilles Tournadre et Gilles Marre de Cahors au sein du club des Jeunes Restaurateurs d’Europe.

En 2004, Thierry Drapeau est finaliste du concours des Meilleurs ouvriers de France.

Restaurant Thierry Drapeau à la Chabotterie[modifier | modifier le code]

En 2004, Thierry Drapeau a ouvert sur le site historique du Logis de La Chabotterie, dans la commune de Saint-Sulpice-le-Verdon, un restaurant gastronomique[3]. En , six mois après son ouverture, le restaurant reçoit sa première distinction au Guide Michelin, dans la catégorie « espoirs » pour une étoile. En 2006, le restaurant obtient sa première étoile au Guide Michelin. En , le Guide Michelin lui décerne l'Espoir pour la deuxième étoile.

Le , le restaurant de Saint-Sulpice-le-Verdon obtient sa deuxième étoile[4],[5]. Thierry Drapeau devient le premier chef à obtenir deux étoiles au Guide Michelin en Vendée[6],[7]. Le , il ouvre l’hôtel le Domaine de la Chabotterie, dans lequel il investit près de 3 millions d'euros[8] et qui sera classé Relais château un an plus tard[9]. Le , l'hôtel est mis en redressement judiciaire[10], entraînant alors des rumeurs de départ du chef étoilé vers la Thaïlande[11].

Le , Thierry Drapeau perd la deuxième étoile qu'il avait obtenue huit ans plus tôt[12],[13]. En , il ferme précipitamment son restaurant et hôtel et quitte la France pour l'Asie[14]. Ce départ a fait l'objet de nombreuses critiques, le chef ayant prévenu son personnel tardivement et n'ayant pas pris soin de prévenir ni la commune, ni ses clients[15],[16],[17], même ceux ayant déjà réservé et versé un acompte[18],[19]. Sur sa page Facebook, Thierry Drapeau explique notamment avoir décidé de quitter la France pour rejoindre le Vietnam, pays dont est originaire sa compagne[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Docadn, « Thierry Drapeau à Saint-Sulpice le Verdon », sur EscapadeS (consulté le 27 avril 2020)
  2. « The Chef », sur www.galerieoceane.com (consulté le 27 avril 2020)
  3. « Restaurant de la Chabotterie - Restaurant gastronomique en Vendée » (consulté le 27 avril 2020)
  4. Thierry BALLU, « En Vendée, Thierry Drapeau chef deux étoiles », sur www.ouest-france.fr, (consulté le 26 avril 2020)
  5. Rédaction, « Guide Michelin 2011: liste des restaurants étoilés », sur BusinessTravel.fr (consulté le 27 avril 2020)
  6. [https://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2011-03/michelin-2011_perfectionnisme-et-simplicite_traite.htm « Michelin 2011 : Perfectionnisme et simplicit� »], sur www.lhotellerie-restauration.fr (consulté le 26 avril 2020)
  7. « Michelin 2011: le tour de France de la presse régionale », sur www.laradiodugout.fr (consulté le 27 avril 2020)
  8. Benoît GUÉRIN, « Chabotterie : après le restaurant, l'hôtel de luxe », sur Ouest-France.fr, (consulté le 27 avril 2020)
  9. « Guide Michelin. En Vendée, Thierry Drapeau, chef du restaurant la Chabotterie, perd une étoile », sur lessablesdolonne.maville.com (consulté le 26 avril 2020)
  10. « Redressement judiciaire Hotel Domaine De La Chabotterie à Saint-Sulpice-le-Verdon (530887447) - ProcedureCollective.fr », sur www.procedurecollective.fr (consulté le 27 avril 2020)
  11. Roselyne SÉNÉ, « Thierry Drapeau veut pérenniser son hôtel », sur Ouest-France.fr, (consulté le 27 avril 2020)
  12. Ouest-France, « Guide Michelin. En Vendée, Thierry Drapeau, chef du restaurant la Chabotterie, perd une étoile », sur Ouest-France.fr, (consulté le 26 avril 2020)
  13. licence4, « Guide Michelin 2019 : les gagnants et les perdants », sur Cabinet Licence 4 (consulté le 26 avril 2020)
  14. « Le chef étoilé Thierry Drapeau ferme son restaurant du jour au lendemain », sur www.20minutes.fr (consulté le 26 avril 2020)
  15. « Le chef étoilé Thierry Drapeau, du restaurant de la Chabotterie, quitte la Vendée sans prévenir », sur actu.fr (consulté le 26 avril 2020)
  16. Mélanie Volland, « Le chef étoilé plaque son restaurant vendéen pour l’Asie », sur Capital.fr, (consulté le 27 avril 2020)
  17. « En Vendée, drapeau en berne pour le restaurant étoilé à Saint-Sulpice-le-Verdon », sur Blasting News, (consulté le 27 avril 2020)
  18. « Un chef étoilé quitte la Vendée sans prévenir, "honteux" dénoncent des clients "écoeurés" », sur France Bleu, (consulté le 26 avril 2020)
  19. « Sans prévenir, un chef étoilé ferme son restaurant en Vendée et part pour l’Asie », sur SudOuest.fr (consulté le 26 avril 2020)
  20. « Thierry Drapeau », sur www.facebook.com (consulté le 26 avril 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]