Technologia (entreprise)

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Technologia
Création 9 juillet 1990
Fondateurs Jean-Claude Delgènes
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social 29 rue du Louvre Paris 75002
Direction Jean-Claude Delgènes
Activité Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion
Effectif 50 à 99 salariés
SIREN 378558050[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web https://technologia.fr/

Chiffre d'affaires Comptes non disponibles[2]

Le cabinet Technologia est une entreprise française opérant dans l’expertise comptable et l’analyse des situations économiques des entreprises ainsi que dans l'évaluation et la prévention des risques liés à l'activité professionnelle.

Technologia est une structure agréée par le ministère du Travail pour intervenir comme expert auprès des CHSCT dans le cadre de l’article L461412 du Code du Travail. Technologia intervient également comme expert auprès des CE/ CSE et, est également certifié Qualité en ergonomie et en ressources humaines.

Historique[modifier | modifier le code]

Le cabinet Technologia a été fondé en 1989 par Jean-Claude Delgènes qui en est son Président Fondateur actuel. Économiste de formation, Jean-Claude Delgènes est un ancien chargé de mission du ministère de l'Industrie. Le cabinet a mené notamment des missions au sein de France Télécom[3] et du Technocentre de Renault[4]. Il est intervenu également sur d’autres missions à Jussieu dans le cadre du dossier amiante, au Conseil d’État, à Sciences Po, au journal Le Monde ou encore à la Société Générale à la suite de l'affaire Kerviel. Jean-Claude Delgènes a enseigné pendant de longues années à l'Université Paris-Dauphine.

Le cabinet s’est impliqué dans L'appel des 44[5] pour la création d'un observatoire des suicides[6].

Domaines d'activités et études[modifier | modifier le code]

Technologia intervient dans le domaine des conditions de travail, la santé, la sécurité, la qualité de vie au travail ou encore l'analyse des situations économiques.

  •  : « Le stress découlant des transports en commun[7] »
  •  : Le cabinet rend publique sa 1re étude sur « Travail réel des journalistes, qualité de l’information et démocratie ».
  •  : « Vie privée, Vie professionnelle » met en évidence l’exigence d’une déconnexion des mails à partir de 21 h afin de réguler la charge de travail.
  •  : « Le syndrome d’épuisement, une maladie professionnelle » ou encore le phénomène du Burn out[8],[9].
  •  : « L’évolution des métiers des journalistes »[10].
  •  : Quelle évolution pour les métiers du journalisme ? 2010-2015, Technologia fait le bilan[11].
  •  : « Fraudes, malversations et lanceurs d’alerte »[12].
  •  : « Que pensent les salariés de leurs IRP ? »[13].
  •  : « Le secret des collectifs heureux ».
  •  : 3e étude sur les conditions de travail des journalistes «  Quel avenir pour le journaliste de demain ?  »[14].
  • mail 2020 : « Les élus du personnel face à la crise du Covid 19 »[15].

Technologia et le syndrome d'épuisement professionnel ou burn out[modifier | modifier le code]

Outre l'étude menée sur le burn-out, le cabinet a publié sur son site un appel pour la création de deux nouveaux tableaux de maladies professionnelles liées à l’épuisement : la dépression et l’état de stress répété conduisant à une situation traumatique[16]. Cet appel a été relayé par des députés[17]. Ces démarches ont participé à une sensibilisation de la société et des entreprises. Mais un fossé subsiste entre les chiffres avancés par Technologia dans son étude, et les déclarations effectives de salariés s'estimant en burn-out[18].

Implications dans la résolution des crises suicidaires de France Télécom et Renault[modifier | modifier le code]

Renault[modifier | modifier le code]

En 2006, le technocentre Guyancourt de Renault a vu un de ses employés mettre fin à ses jours[4]. En trois mois, trois autres suicides ont suivi, dont deux sur le lieu de travail[19]. L’expertise de la société a été confiée au cabinet Technologia pour enquêter sur les risques psychosociaux. S'ensuit la mise en place d'un questionnaire auquel 6 000 salariés ont répondu. Les résultats indiquaient que plus de 30 % d’entre eux était en situation de job strain ou tension au travail. Après la publication de ce rapport, la direction décide de mesures pour limiter cette souffrance au travail. Afin de mesurer les effets de l’implémentation du plan d’actions de chez Renault, la parole a été de nouveau donnée aux milliers de salariés du Technocentre 18 mois après[4].

France Télécom[modifier | modifier le code]

À partir de , France Télécom a connu une véritable crise suicidaire qui a révélé au grand jour le malaise de bon nombre de ses employés. Ainsi les 100 000 salariés du groupe France Télécom ont été interrogés en 2009 par le cabinet Technologia et plusieurs centaines de salariés ont été sollicités pour des entretiens individuels[3]. Pour remédier à cette souffrance des changements et des négociations ont été mis en place. Après le départ de Didier Lombard, Stéphane Richard son remplaçant arrête les suppressions massives d'emplois et les mobilités forcées. La décision est rendue en 2019 aboutissant à la reconnaissance du harcèlement institutionnel et/ou managérial.

Appel des 44 pour l'observatoire des suicides[modifier | modifier le code]

L'appel des 44[20] initialement lancé le par le journal Libération est un appel fait par 44 personnalités différentes dont Michel Debout ancien président de l'UNPS ou Union Nationale de Prévention du Suicide. Ce projet vise à réunir des milliers de signatures pour obtenir de l'État la création d'un observatoire des suicides. Cet observatoire devra être un organisme public indépendant permettant de quantifier l'évolution du nombre de suicides en France tout en apportant des recommandations de préventions et de politiques publiques pour endiguer le phénomène. Le mouvement est actuellement co-animé par Michel Debout et Jean Claude Delgènes. Constitué à l’origine de 44 personnalités, l’Appel pour la création d’un Observatoire des suicides et des conduites suicidaires a reçu peu à peu l’appui d’organisations et de personnalités [21] qui sont venues renforcer la légitimité et la force de cet appel. Des soutiens institutionnels notamment. Parmi ceux-ci : la Confédération UNSA , la Confédération CGT-FO, la Confédération CFE-CGC, le Centre des jeunes dirigeants d'entreprise (CJD), l’Association Nationale des DRH (ANDRH).

L’observatoire des suicides a été finalement annoncé le après le rapport de la section sociale du CESE qui s’est prononcé pour cette création. La ministre Marisol Touraine l’a installé le lors de la journée mondiale de la prévention des suicides.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Système national d'identification et du répertoire des entreprises et de leurs établissements, (base de données)Voir et modifier les données sur Wikidata
  2. TECHNOLOGIA SA (PARIS 10) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 378558050
  3. a et b M. Ba., « Stress : l'enquête qui accable France Télécom », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  4. a b et c Elise Barthet et Jean-Claude Delgènes - directeur général de Technologia, « Comment Renault a fait face aux suicides au technocentre de Guyancourt », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Collectif, « Appel des «44» pour la création d’un observatoire des suicides », Libération,‎ (lire en ligne)
  6. Stephen Gapteau, « Pour un observatoire des suicides », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  7. La Rédaction et cabinet Technologia, « Le stress des transports en commun en région parisienne sape le moral des salariés », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. La rédaction numérique de RTL, « Le "burn out" touche surtout les cadres et les agriculteurs », RTL, (consulté le )
  9. « Burn-out : 3,2 millions de Français exposés à l'épuisement professionnel », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)
  10. Alexia Eychenne, « Fatigue, incertitude, menaces sur l'emploi... Journaliste, un métier "tourmenté" », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. « Les journalistes en voie "d'ubérisation" », Marianne,‎ (lire en ligne)
  12. Nathalie BIRCHEM, « Dans les entreprises, les lanceurs d’alerte se sentent bien seuls », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  13. « Que pensent les salariés de leurs représentants du personnel ? À revers des idées reçues... », sur miroirsocial.com,
  14. « Les journalistes ont le blues », sur Pierre Luton journaliste écrivain, (consulté le )
  15. « Crise du Covid-19 : une épreuve pour le dialogue social », sur www.franceinter.fr, (consulté le )
  16. « Un appel pour la reconnaissance du burn-out », sur www.philomag.com (consulté le )
  17. Marie Nicot, « L’appel des députés pour la reconnaissance du burn out - leJDD.fr » (consulté le )
  18. Anne Rodier Publié, « Burn-out : pourquoi les salariés sont-ils dans le déni ? », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  19. « Suicide d'un salarié de Renault: la «faute inexcusable» reconnue en appel », Libération,‎ (lire en ligne)
  20. « Appel des «44» pour la création d’un observatoire des suicides », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. « Observatoiresuicides.fr : Des solutions à vos soucis les plus courants », sur observatoiresuicides.fr (consulté le ).