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Souffrance psychologique

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Une œuvre de Van Gogh sur la souffrance psychologique.

Une souffrance psychologique, parfois appelée psychalgie[1],[2], souffrance psychique ou encore détresse psychique, désigne un état émotionnel pénible, négatif, une souffrance dont l’origine est psychologique, mentale[3].

L'adjectif "psychologique" permet de renvoyer à des facteurs causaux comme les croyances, les représentations du monde, les pensées, les sentiments voire les comportements , ce qui renvoie à la diversité des sources de souffrance psychologique[4]. Shneidman a tenté de trouver un dénominateur commun à ces différentes sources de souffrance et en est venu à considérer que la détresse psychique était ultimement causée par des besoins psychologiques non satisfaits[5], par exemple le besoin d'amour, d'autonomie, de sécurité, d'affiliation et d'accomplissement, ou le besoin d'éviter la douleur ou la honte.

Dans le domaine de la psychologie sociale et de la personnalité, le terme de souffrance sociale est utilisé pour dénoter une détresse émotionnelle causée par un échec de connexion sociale forte : le deuil (perte d'un être cher, que cette personne soit morte ou éloignée), l'humiliation, l'exclusion ou l'ostracisme, la maltraitance[6], la solitude, sont, par exemple, des causes de souffrance sociale[7].

Mécanismes neurologiques

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Les chercheurs s’accordent à dire que la souffrance psychologique s’appuie pour partie sur des mécanismes neurologiques proches de ceux activés lorsque nous ressentons de la douleur (physique). Les zones cérébrales impliquées dans les deux cas incluent notamment le cortex cingulaire antérieur et le cortex préfrontal (avec certaines sous-régions plus sollicitées que d’autres)[8],[9].

Pour la souffrance psychologique, on retrouve également l’implication du cortex insulaire, du cortex cingulaire postérieur, du thalamus, du gyrus parahippocampique, des noyaux gris centraux et du cervelet.

Certains auteurs considèrent que la douleur forme un continuum, allant du purement physique au purement psychologique, puisque les mêmes réseaux cérébraux sont mobilisés. Cette proximité explique pourquoi on utilise souvent des métaphores de la douleur physique pour décrire des expériences psychologiquement douloureuses.

Exemple de la souffrance scolaire

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Concernant la souffrance scolaire[10] (ou souffrance à l’école[11]), notion très spécifique et récente, si l’hypothèse qu’il existe une pression institutionnelle comparable à celle du monde du travail est posée, il convient alors de reconnaître la spécificité du rôle de l'élève, envisagé comme un métier consistant à apprendre. Il est par conséquent indispensable de porter un regard attentif sur les conditions d'apprentissage et le confort dans le travail de l'enfant en milieu scolaire : la gestion du temps de travail dans et hors l'école (combien de temps pour les devoirs, pour venir à l’école), les conditions d’exercice, la charge mentale et affective sollicitée, etc.

Généralités

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Un patient éprouvant une souffrance psychologique pathologique peut se sentir démuni face à une situation inédite et nécessitant une adaptation, ce qui peut affecter son psychisme[6].

Des recherches en neurosciences ont démontré que les souffrances d'ordre psychologique et la douleur purement physique pourraient partager certains mécanismes neurologiques[12].

Références

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  1. Frédéric Rouillon, Guide pratique de psychiatrie, Issy-les-Moulineaux, Masson, , 157 p. (ISBN 978-2-294-02051-3 et 2-294-02051-0, lire en ligne).
  2. (en) Psychalgia: mental distress. « Merriam-Webster's Medical Dictionary »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?).
  3. Esther L. Meerwijk et Sandra J. Weiss, « Toward a Unifying Definition of Psychological Pain », Journal of Loss and Trauma, vol. 16, no 5, , p. 402–412 (ISSN 1532-5024, DOI 10.1080/15325024.2011.572044, lire en ligne, consulté le )
  4. Edward C. Covington, « Psychogenic Pain—What It Means, Why It Does Not Exist, and How to Diagnose It », Pain Medicine, vol. 1, no 4, , p. 287–294 (ISSN 1526-2375, DOI 10.1046/j.1526-4637.2000.00049.x, lire en ligne, consulté le )
  5. (en) Edwin S. Shneidman, The Suicidal Mind, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-511801-8, lire en ligne)
  6. 1 2 Eliane Ferragut, Agressions et maltraitances, Paris, Masson, , 152 p. (ISBN 978-2-294-06820-1 et 2-294-06820-3, lire en ligne).
  7. (en) Cambridge Handbook of Personality Psychology, Cambridge University Press, (ISBN 0521680514 et 9780521680516), « Social Pain and Hurt Feelings ».
  8. Gaillard, R., Loo, H., & Olie, J. P. (2010). Douleur psychique: un symptôme?. Bulletin de l'Académie nationale de médecine, 194(3), 567-581.
  9. Gaillard, A. (2014, March). Douleur morale, douleur physique: mécanismes neurobiologiques et traitement. In Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique (Vol. 172, No. 2, pp. 104-107). Elsevier Masson.
  10. Marie-Pierre Loton Bidal, « Le bien-être à l’école, une question de santé nécessaire pour s’épanouir », Phronesis, vol. 12, nos 2-3, , p. 184–208 (ISSN 1925-4873, DOI 10.7202/1097144ar, lire en ligne, consulté le )
  11. Jacques Pain, « La souffrance à l'école », Spécificités, vol. 2, no 1, , p. 85–102 (ISSN 2256-7186, DOI 10.3917/spec.002.0085, lire en ligne, consulté le )
  12. (en) Eisenberger, Naomi I. and Lieberman, Matthew D. « Why rejection hurts: a common neural alarm system for physical and social pain ». Trends Cogn Sci. 2004 Jul;8(7):294-300. PMID 15242688 doi:10.1016/j.tics.2004.05.010.