Tang postérieurs
| Capitale | Xian de Daming |
|---|---|
| Langue(s) | Chinois |
| 923 | Fondation à la suite des Liang postérieurs |
|---|---|
| 936 | Proclamation de la dynastie des Jin postérieurs |
| 923-926 | Zhuanzong |
|---|---|
| 922-933 | Mingzong |
| 933-934 | Mindi |
| 934-936 | Modi |
Entités précédentes :
Entités suivantes :
La dynastie des Tang postérieurs ou Hou Tang (chinois traditionnel : 後唐 ; pinyin : ) régne sur la Chine de 923 à 936 lors de la période des Cinq Dynasties. Elle est précédée par la dynastie des Liang postérieurs (Hou Liang) et suivie par la dynastie des Jin postérieurs (Hou Jin)[1].
À l'exception du dernier souverain, les empereurs des Tang postérieurs sont d'origine turc Shatuo (沙陀)[2]. Le nom "Tang" est utilisé pour légitimer le rôle de restaurateur des Tang que c'est donné le fondateur de la dynastie[3].
Fondation de la Dynastie
[modifier | modifier le code]La dynastie des Tang postérieurs voit le jour lorsque Li Cunxu (李存勖), fils du chef Shatuo Li Keyong (李克用), détruit la dynastie des Liang postérieurs (后梁).
Après avoir hérité de l'État Jin (晋), Li Cunxu mène une longue guerre contre les Liang postérieurs, qui s’achève par la prise de Daliang (Kaifeng),la capitale des Liang, en 923. Sa victoire marque la première des nombreuses transitions dynastiques qui vont marquer la période des Cinq Dynasties.
La dynastie des Tang postérieurs est officiellement proclamée en 923, bien que ses origines remontent à la dynastie Jin (907-923), connue dans l'historiographie sous le nom de Jin antérieurs. Son fondateur, Li Cunxu, porte déjà le nom de famille Li, commun aux empereurs Tang, ce qui contribue à légitimer sa revendication en tant que successeur légitime de la dynastie Tang.
En effet, le clan "Li" des Shatuo doit son nom de famille à l'empereur Tang Xianzong, qui a les a autorisé à se nommer ainsi pour les récompenser de leur loyauté et des services qu'ils ont rendus à l'empire au sein de l'armée.
En adoptant délibérément le nom de la dynastie Tang, et en soulignant ce lien généalogique, Cunxu renforce la légitimité politique de son régime en instaurant une continuité symbolique avec l'ancienne dynastie.
Chute de la dynastie
[modifier | modifier le code]Si, lors de sa fondation, la dynastie des Tang postérieurs s'impose comme étant une puissance militaire, elle finit par s'effondrer suite a des rébellions internes, une mauvaise gestion administrative et la pression extérieure exercée par les Khitans de la dynastie Liao. En effet, après avoir fondé la dynastie, Li Cunxu délaisse les affaires du gouvernements au profit de sa passion pour le théâtre, affaiblissant ainsi l'autorité centrale. Son incapacité à restreindre le pouvoir des gouverneurs militaires régionaux (jiedushi 节度使) entraîne un mécontentement généralisé[4].
Li Cunxu fini par être assassiné en 926, et les dirigeants qui lui succèdent, notamment Mingzong (Li Siyuan), sont confrontés à des défis tels que la corruption et les luttes intestines entre factions.
La dynastie s'effondre définitivement en 937, lorsque Shi Jingtang, un jiedushi rebelle, s'allie aux Khitan pour renverser l'empereur Li Congke. Shi fonde la dynastie des Jin postérieurs et cède les trés stratégiques seize préfectures aux Liao, marquant ainsi la fin des Tang postérieurs[5].
Religion
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Les empereurs de la dynastie des Tang postérieurs, en particulier Li Cunxu, sont connus pour soutenir et patroner le bouddhisme, perpétuant ainsi la tradition de la dynastie Tang. Les monastères bouddhistes conservent ainsi leur influence, même si les Tang postérieur ne financent pas autant de projets bouddhistes que les Tang[6].
Liste des empereurs
[modifier | modifier le code]| Nom de Temple | Nom Posthume | Noms de famille | Durée des règnes | Noms et durées des ères de règne |
|---|---|---|---|---|
| Zhuāngzōng (en) (莊宗) | Empereur Guāngshèng Shénmǐn Xiào (chinois : 光聖神閔孝皇帝). (Étant trop long et compliqué à utiliser, ce nom n'est jamais utilisé pour faire référence à cet empereur) | Lǐ Cúnxù (李存勗) | 923–926 | Tóngguāng (同光) 923–926 |
| Míngzōng (明宗) | Hewu (和武) | Lǐ Sìyuán (李嗣源) ou Lǐ Dǎn (李亶) | 926–933 | Tiānchéng (天成) 926–930 Chángxīng (長興) 930–933 |
| - Aucun - | Mindi (en) (閔) | Lǐ Cónghòu (李從厚) | 933–934 | Yìngshùn (應順) 933–934 |
| - Aucun - | Mòdì (en) (末帝) | Lǐ Cóngkē (李從珂) | 934–937 | Qīngtaì (清泰) 934–937 |
Arbre généalogique des Empereurs des Tang postérieurs
[modifier | modifier le code]| Adoption | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Li Keyong 李克用 856–908 | Li Ni 李霓 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Li Cunxu 李存勖 885–926 Zhuāngzōng (en) 莊宗 règne : 923–926 | Li Siyuan 李嗣源 867–933 Mingzong 明宗 règne : 926–933 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Li Congke 李從珂 885–937 Mòdì (en) 末帝 règne : 934–937 | Li Congyi 李從益 931–947 Prince de Xu 許王 | Li Congrong 李從榮d. 933 Prince de Qin 秦王 | Li Conghou 李從厚 914–934 Mindi (en) 愍帝 règne : 933–934 | Impératrice Li d. 950 | Shi Jingtang 石敬瑭 892-942 Empereur Gaozu des Jin postérieurs (en)高祖 règne : 936–942 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Li Chongmei 李重美 d. 937 Prince de Yong 雍王 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Films
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Later Tang » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Harriet T. Zurndorfer, War in words transformations of war from antiquity to Clausewitz, Berlin, De Gruyter, , 92 p. (ISBN 9783110245424), « Efflorence? Another Look at the Role of War in Song Dynasty China »
- ↑ (en) Soojung Han, « Constructing Identities of the Shatuo Turks: The Myth of Raising Horses and Sheep », sur NomadIT, (consulté le ).
- ↑ Mote 1999.
- ↑ (en-US) « The Fractured Legacy of Late Tang: War, Chaos, and the Rise of the Five Dynasties – Ancient War History » (consulté le )
- ↑ Li Li, Shengyu He et Ruixin Ji, « Weakening of the state by occupying more lands: evidence from the Five Dynasties », The Journal of Chinese Sociology, vol. 11, no 1, , p. 23 (ISSN 2198-2635, DOI 10.1186/s40711-024-00223-x
)
- ↑ (en) Anna Sokolova, « Building and Rebuilding Buddhist Monasteries in Tang China: The Reconstruction of the Kaiyuan Monastery in Sizhou », Religions, vol. 12, no 4, , p. 253 (ISSN 2077-1444, DOI 10.3390/rel12040253
)
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Glen Dudbridge, A portrait of Five Dynasties China, from the memoirs of Wang Renyu (880-956), Oxford University Press, Oxford University Press, , 272 p. (ISBN 978-0-19-967068-0, lire en ligne)[1].
- F. W. Mote, Imperial China: 900-1800, Harvard University Press,