Han postérieurs
| Statut | Monarchie |
|---|---|
| Capitale | Bian (Kaifeng) |
| Religion | Bouddhisme, Taoïsme, Confucianisme, Religion traditionnelle chinoise |
| 10 mars 947 | Fondation de la dynastie à Taiyuan, aprés la chute des Jin postérieurs |
|---|---|
| 13 février 950 | Guo Wei est proclamé Empereur (de jure), début de la dynastie des Zhou postérieurs |
| 947 | Gaozu |
|---|---|
| 947-950 | Yindi |
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La dynastie des Han postérieurs ou Hou Han(chinois simplifié : 后汉 ; chinois traditionnel : 後漢) règne en Chine de 947 à 950, lors de la période des Cinq Dynasties. Il s'agit de la quatrième des cinq dynasties de cette période, et de la troisième dynastie chinoise consécutive dont les membres appartiennent à l'ethnie Shatuo[1], même si les empereurs des Han postérieurs revendiquent une ascendance han patrilinéaire[2]. C'est l'une des dynasties chinoises les plus courtes, car elle dure un peu moins de quatre ans avant d'être renversé par une rébellion qui aboutit à la fondation de la dynastie des Zhou postérieurs. Les survivants des Han postérieurs fondent alors la dynastie des Han du Nord.
Fondation
[modifier | modifier le code]Liu Zhiyuan est le gouverneur militaire de Bingzhou, une région situé autour de Taiyuan, dans l'actuel Shanxi, qui a longtemps été un bastion des Shatuo sinisés. Mais il est au service de la dynastie des Jin postérieurs, des dirigeants faible, qui ne sont guère plus que des hommes de pailles des Khitans de la dynastie Liao, la puissance montante du nord. Lorsque les Jin postérieurs décident finalement de leur tenir tête, les Liao lancent une expédition vers le sud, qui aboutit à la chute de la dynastie.
Les troupes de l'empereur Laio Taizong atteignent le fleuve Jaune, avant qu'il ne décide de retourner à sa capitale, qui correspond a l'actuelle ville de Pékin, au cœur de la zone stratégique des seize préfectures. Mais, suite au harcèlement constant qu'il subit de la part des Chinois sur le chemin du retour, il meurt de maladie en mai 947. La chute des Jin postérieurs et la crise de succession chez les Khitan entraînent un vide du pouvoir, dont Liu Zhiyuan tire profit en fondant la dynastie des Han postérieurs.
Les sources divergent quant à l'origine des empereurs des Han postérieurs et des Han du Nord, certaines indiquant une ascendance Shatuo, tandis que d'autres affirment que ces empereurs revendiquent une ascendance patrilinéaire chinoise d'ethnie Han[2].
Territoire
[modifier | modifier le code]Liu Zhiyuan établit sa capitale à Bian, l'actuelle Kaifeng. Pour l'essentiel, les Han postérieurs contrôlent le même territoire que les Jin postérieurs. leur frontière sud avec les États du sud s'étend de la mer de Chine orientale, à mi-chemin entre le fleuve Jaune et le fleuve Yangtsé, avant de descendre vers le sud en direction du cours moyen du Yangtsé, puis de bifurquer vers le nord-ouest le long de la frontière nord du Sichuan et de s'étendre vers l'ouest jusqu'au Shaanxi. Au nord de cette ligne, le territoire des Han postérieurs inclus une grande partie du Shaanxi et du Hebei, à l'exception des seize préfectures, qui sont passées sous le contrôle des Khitans de la dynastie Liao depuis la fondation des Jin postérieurs.
Chute des Han postérieurs
[modifier | modifier le code]La dynastie des Han postérieurs est l'un des régimes les plus éphémères de la longue histoire de la Chine. Liu Zhiyuan meurt l'année suivant la fondation de la dynastie, laissant le trône à son fils Chengyou, qui est encore un adolescent. La dynastie est renversée deux ans plus tard, lorsqu'un Chinois d'ethnie Han nommé Guo Wei organise un coup d'État militaire et se proclame empereur des Zhou postérieurs.
Han du Nord
[modifier | modifier le code]Les survivants de la dynastie des Han postérieurs retournent dans le bastion traditionnel des Shatuo, au Shanxi, et y fondent le royaume des Han du Nord, parfois appelé Han oriental. Placé sous la protection de la dynastie Liao, les Han du Nord réussissent à rester indépendant et éviter l'annexion par la dynastie des Zhou postérieurs.
En 960, la dynastie Song émerge des cendres des Zhou postérieurs et s'imposa comme une force incontournable et stabilisatrice dans le nord de la Chine. Si les Song réussissent à annexer les États du sud, un processus qui s’achève pour l'essentiel en 978, les Han du Nord réussissent à résister et préserver leur indépendance grâce à l'aide de la dynastie Liao. De fait, la survie des Han du Nord est l'une des deux épines dans le pied des relations entre les Liao et les Song.
Finalement, la dynastie Song réussit à incorporer les Han du Nord à son territoire en 979, achevant ainsi la réunification de la Chine, à l'exception des seize préfectures, qui restent aux mains de la dynastie Liao, et du nord-ouest de la Chine, qui est contrôlé par les Tangoutes de la Dynastie des Xia occidentaux.
Liste des empereurs
[modifier | modifier le code]| Nom de Temple | Nom Posthume | Noms de famille | Durée des règnes | Noms et durées des ères de règne |
|---|---|---|---|---|
| Gāozǔ (en) (chinois : 高祖)[3] | Empereur Ruìwén Shèngwǔ Zhāosù Xiào (chinois : 睿文聖武昭肅孝皇帝) | Liu Zhiyuan (chinois : 劉知遠) | 947–948 | Tiānfú (chinois : 天福) 947 Qiányòu (chinois : 乾祐) 948 |
| Aucun | Empereur Yǐn (chinois : 隱皇帝) | Liu Chengyou (en) (chinois : 劉承祐) | 948–951 | Qiányòu (chinois : 乾祐) 948–951 |
Arbre généalogique des Empereurs des Han postérieurs et des Han du Nord
[modifier | modifier le code]Légende :
Cadres verts : Empereurs des Han postérieurs
Cadres oranges : Empereurs des Han du Nord
| adoption | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Liu Tian 劉琠 Xianzu 显祖 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Liu Zhiyuan 劉知遠 895–948 Gaozu 高祖 947–948 | Liu Min 劉旻 895–954 Shizu 世祖 951–954 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Liu Chengyou 劉承祐 931–951 Yindi 隱帝 948–951 | Liu Yun 劉贇 d.951; r.950 | Liu Jun 劉钧 926–968 Ruizong 睿宗 954–968 | Xue Zhao 薛钊 | Dame Liu 劉氏 | M. He 何某 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Liu Jien 劉继恩 d. 968 Shaozhu 少主 968 | Liu Jiyuan 劉继元 d. 992 Yingwudi 英武帝 968–979 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Remarque
[modifier | modifier le code]On appelle parfois Han postérieurs ou Hou Han les Han orientaux.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Later Han (Five Dynasties) » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Frederick W Mote, Imperial China 900–1800, , 12–13 p.
- Selon L'«Ancienne histoire des Cinq dynasties », vol. 99, et la « Nouvelle histoire des Cinq dynasties », vol. 10. Liu Zhiyuan était d'origine Shatuo. Par contre, selon le « Wudai Huiyao », vol. 1 L'arrière-arrière-grand-père de Liu Zhiyuan, Liu Tuan (劉湍) (Qui avais reçus le titre d'empereur Mingyuan à titre posthume, et auquel fut attribué le nom de temple Wenzu), descendait de Liu Bing (劉昞), prince de Huaiyang, fils de l'empereur Han Mingdi
- ↑ Hòuhàn Gāozǔ 後漢高祖, [1], ChinaKnowledge online encyclopedia, www.chinaknowledge.de/History/Tang/wudai-event.html, ed. Ulrich Theobald (Tian Yuli 田宇利, styled Shudouting 數豆亭), « Ancêtre suprême des Han postérieurs », 高祖 Gāozǔ « Ancêtre suprême » étant une désignation conventionnelle pour les fondateurs de dynasties, comme dans le cas de 高祖 Gāozǔ, soit l'empereur Han Gaozu, fondateur de la dynastie Han originelle. Cependant, dans ce cas précis, 高祖 Gāozǔ est le nom de temple de cet empereur, qui est donc identique au nom de temple du fondateur de la dynastie des Han postérieurs. Enfin, le nom posthume du fondateur de la dynastie Han originelle est 高皇帝 Gāo Huángdì « Grand Empereur », et il est honoré ainsi en tant que fondateur de la deuxième des dynasties impériales de l'histoire chinoise. Ce titre honorifique est le seul qui ne soit pas identique a celui porté par le fondateur de la dynastie des Han postérieurs, et donc le seul permettant de distinguer les deux empereurs.
Voir également
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Glen Dudbridge, A portrait of Five Dynasties China, from the memoirs of Wang Renyu (880-956), Oxford University Press, Oxford University Press, , 272 p. (ISBN 978-0-19-967068-0, lire en ligne)[2].
- F. W. Mote, Imperial China (900–1800), Harvard University Press, , 11, 13, 16, 69