Sylvain Dhomme

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Sylvain Dhomme est un réalisateur, scénariste, metteur en scène et acteur français né le et mort en début d'année 2013.

Il fut le metteur en scène de la pièce Les Chaises d'Eugène Ionesco.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeune metteur en scène, Sylvain Dhomme gagne en 1948 le grand prix au concours de jeunes compagnies, ce qui lui vaut d’être reçu par le président du jury, Gaston Baty. Rencontre décevante, comme le sera celle, trop brève, avec Louis Jouvet. Il profite plus d’un Charles Dullin, dont il suit les cours. Il cherche. Et va trouver.

Un jour, il frappe à la porte d’un type à tête de clown lunaire et à l’accent roumain, Eugène Ionesco. Ce dernier rêvait d'être joué dans un théâtre « avec balcon ». Le courant passe entre les deux hommes et Eugène Ionesco confie à Sylvain Dhomme le manuscrit d’une pièce inédite, Les Chaises.

C’était la pièce qu’il attendait, celle qui, à ses yeux, « pouvait bouleverser le cours du théâtre ». Grâce à l’appui de Jacques Lemarchand, critique du Figaro littéraire, Dhomme obtient 300 000 francs du ministère de la Culture. Pour acquérir les nombreuses chaises du décor, l’actrice Tsilla Chelton dépose au mont-de-piété le manteau de vison que lui avait offert son frère, négociant au Caire.

La pièce est créée le 24 avril 1952 au théâtre Lancry[1], dans le Xe arrondissement parisien. Ce n’était pas le grand théâtre dont rêvait Ionesco, mais il y avait un balcon. En lever de rideau, Dhomme met en scène une autre création, Les Amants du métro de Jean Tardieu.

Lorsque le metteur en scène Sylvain Dhomme créa la pièce Les chaises, Eugène Ionesco, furieux, envoie une lettre au jeune metteur en scène (reprise dans « Notes et contre-notes », Gallimard) :

« Non, décidément, vous ne m’avez pas tout à fait compris dans “Les Chaises” : ce qui reste à comprendre est justement l’essentiel.

Vous avez voulu tout naturellement tirer la pièce à vous, alors que nous deviez vous y abandonner ; le metteur en scène doit se laisser faire. Il ne doit pas vouloir quelque chose de la pièce, il doit s’annuler, il doit être un parfait réceptacle. »

Ionesco ne lui en tiendra cependant pas rigueur, puisque Sylvain Dhomme, par la suite, devait filmer une magistrale version de « la Leçon » pour une chaîne de télévision allemande.

Acteur[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Un regard particulier sur l'enfance, qui en montre les difficultés et les aspects dramatiques. Le monde est présenté comme un carnaval étrange, comme une succession d'événements qui n'ont pas de sens, encore moins pour un enfant. La guerre, la pauvreté, l'abandon, la maladie sont tant de choses qui le frappe et dont il ne peut comprendre le sens. Être un enfant n'est pas simple, au contraire, l'enfant doit trouver sa place, dans un monde difficile à appréhender. Le documentaire alterne des images difficiles, d'affrontement, de combat, de manque, avec des images de bals, fêtes ou carnavals, qui mettent en avant l'extrême étrangeté du monde dans lequel nous vivons. La Colère (1961)

Acteurs : Dominique Paturel, Marie-José Nat, Perrette Pradier, Nane Germon, Jean-Marc Tennberg... Synopsis : La colère s'empare d'un homme qui a trouvé une mouche dans le potage dominical. Elle se répand à travers son quartier, sa ville, son pays et bientôt le monde entier…

Scénariste[modifier | modifier le code]

Écrivain[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1948 : grand prix au concours de jeunes compagnies

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le théâtre Lancry, aujourd’hui disparu, est une ancienne salle de bal

Liens externes[modifier | modifier le code]