Sona Jobarteh

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Sona Jobarteh
Sona Jobarteh TFF 02.JPG
Sona Jobarteh au festival de Rudolstadt en 2015
Biographie
Naissance
Nationalités
Activité
Parentèle
Amadou Bansang Jobarteh (d) (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
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OkayAfrica 100 Women (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Sona Jobarteh, née en 1983, est une compositrice, chanteuse et instrumentaliste d'origine gambienne et anglaise. Elle est la première femme joueuse professionnelle de kora.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en 1983 à Londres, d'une mère anglaise et d'un père gambien[1]. Elle est issue d'une des principales lignées de griots d'Afrique de l'Ouest. Elle est la petite-fille d'un maître griot, Amadu Bansang Jobarteh, et la cousine de Toumani Diabaté[2]. Elle est également la sœur d'un joueur de Kora de la diaspora, Tunde Jegede[2],[3].

Elle est la première femme membre de cette famille à jouer en public de cet instrument[4]. Avant elle, la pratique de l'instrument était exclusivement transmise de père en fils. La kora est un élément important de la culture des peuples Mandingues, en Afrique de l'Ouest, et en jouer est réservé uniquement à ces familles appelées Griot[5]. Elle est la petite-fille du Maître Griot de sa lignée, Amadu Bansang Jobarteh, qui a migré du Mali vers la Gambie. Son cousin, Toumani Diabaté, est bien connu comme joueur de Kora. Elle étudie la Kora depuis l'âge de trois ans, avec dans un premier temps un apprentissage par son frère Tunde Jegede, puis par son père, Sanjally Jobarteh[6],[7].

Elle étudie au Royal College of Music, où elle joue du violoncelle, du piano et du clavecin, et peu après, poursuit à la Purcell School of Music pour étudier la composition[2],[6]. Dans la même période, elle participe à plusieurs formations orchestrales, y compris la River of Sound avec l'Irish Chamber Orchestra, et avec la percussionniste écossaise Evelyn Glennie[2], ou encore l'Orchestre philharmonique royal, le Britten Sinfonia.

Sur scène, elle collabore avec de nombreux musiciens, dont Oumou Sangaré, Toumani Diabaté, Kasse Mady Diabaté et l'Orchestre symphonique de la BBC. Elle contribue comme compositrice et musicienne à deux albums de son frère Tunde Jegede, Malian Royal Court Music, et  Lamentations, et compose à cet effet deux pièces, que l'on retrouve aussi sur l'album Trance Planet Vol. 5. Au Mexique en 2014, au Festival Internacional Cervantino, elle constitue un groupe avec Kari Bannermann à la guitare électrique, Kyazi Lugangira sur une guitare acoustique, Mamadou Sarr aux percussions Africaines, Alexander Boateng à la batterie et Andi McLean à la basse[8].

Après avoir obtenu son diplôme à la School of Oriental and African Studies (SOAS), Jobarteh partage son temps en tant qu'artiste et professeur de kora, faisant connaître le répertoire et l'histoire de cet instrument aux nouvelles générations. Elle travaille avec son père qui a fondé une école de musique en Gambie,  portant le nom de son grand-père[8]. Son premier album personnel est Afro-Acoustic Soul, publié en 2008 qui contient des chansons douces-amères et des thèmes sociaux[6].

En 2009, elle fait ses débuts en tant que compositrice de musique de films, lorsqu'elle a été mandatée pour créer la bande son d'un film documentaire sur l'Afrique, écrit et dirigé par Owen 'Alik Shahadah, et intitulé Motherland[2],[6],[9]. Elle ouvre en 2014 une école de musique où est enseigné le jeu des instruments traditionnels de la culture mandingue (notamment kora, balafon, et djembé)[2].

Son approche artistique[modifier | modifier le code]

Elle a passé beaucoup de temps en Angleterre et en Gambie mêlant dans son œuvre l'héritage africain et son éducation européenne[6]. À la différence de plusieurs de ses contemporains, elle explore et développe les racines de la musique traditionnelle africaine plutôt que d'essayer de fusionner cette musique avec des approches plus contemporaines, hip-hop, rock ou jazz[6],[5]. En plus de la kora, elle chante et joue de la guitare[6].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Productrice et artiste invitée sur Spoken Herbs - (2006)
  • Music of the Diaspora (500 Years Later Soundtrack) - Souljazzfunk (2006)
  • Artiste invitée sur Nu Beginin' (Ty2) - (2007)
  • Afro Acoustic Soul - Sona Soul Records (2008)
  • Productrice et artiste invitée sur Light in the Shade of Darkness (HKB FiNN) - (2008)
  • Motherland: The Score - African Guild Records (2010)
  • Fasiya - African Guild Records (2011)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 500 Years Later (joueuse de kora) [10]
  • The Idea (actrice)
  • Broken Embraces (joueuse de kora)
  • The First Grader (chanteuse)
  • Motherland (film) (Composer)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en-GB) Robin Denselow, « Sona Jobarteh review – kora player with all the makings of an international star », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  2. a b c d e et f Pierre Lepidi, « Sona Jobarteh, la kora en héritage », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Tunde Jegede & Maya Jobarteh », The Sound of The World,‎ (lire en ligne)
  4. (es) « Being a woman in a male tradition », sur Soundjunction
  5. a et b (es) Fabiola Palapa Quijas, « Con su kora, Sona Jobarteh contagió de energía y pasión al público del FIC », La Jornada,‎ (lire en ligne)
  6. a b c d e f et g (en) « The Sona Jobarteh Mixtape », The New Black Magazine,‎ (lire en ligne)
  7. (en) « Biography of Sona Maya JOBARTEH », African Sucess,‎ (lire en ligne)
  8. a et b (es) « Sona Jobarteh ofrecerá concierto en el Teatro Diana », Informador,‎ (lire en ligne)
  9. (en) « Motherland Crew »
  10. Sona Jobarteh - IMDb

Liens externes[modifier | modifier le code]