Raymond Biaussat

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Raymond Biaussat
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Naissance
Nationalité
Drapeau : France Française
Activité
Formation
Mouvement
Art figuratif onirique
Distinctions

Raymond Biaussat est un artiste peintre français né le à Vergt (Dordogne) et vivant à Périgueux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir effectué ses études secondaires en pensionnaire au collège Giraut-de-Borneil d'Excideuil, puis son service militaire en Allemagne et en Algérie de 1954 à 1956, Raymond Biaussat est élève en histoire de l'art de l'École du Louvre et obtient en fin de la décennie 1950 le certificat d'éducateur artistique de l'Académie du Jeudi d'Arno Stern. Il est jusqu'en 1992 animateur de l'atelier de peinture de la direction des services sociaux du Ministère des Postes à Paris et l'un des co-auteurs de l'ouvrage Incitation à l'expression publié par le Centre national de documentation pédagogique du Ministère de l'éducation nationale.

De 1969 à 1992, Raymond Biaussat fait partie des artistes permanents de la Galerie d'art de la place Beauveau. Il est alors sociétaire des principaux salons parisiens (Salon d'automne, Salon de la Société nationale des beaux-arts, Salon des artistes français, Salon du dessin et de la peinture à l'eau, Salon des peintres témoins de leur temps)[1], participe également au Salon Comparaisons.

Sur la prédominance du visage dans son œuvre, Raymond Biaussat s'explique : « Depuis que l'acte de peindre s'est imposé à moi comme une respiration, je me suis appliqué à étudier les éléments qui concrétisent un visage, le définissent, mais aussi l'illuminent. Pour cela, au-delà du travail-jeu que peut être le dessin, il m'a fallu chercher à traduire la lumière intérieure, cerner la transparence d'un regard et ce dans le plus grand respect qui soit. C'est troublant et difficile mais passionnant parce qu'on touche au merveilleux de la création. C'est sur cet axe que j'organise ma recherche picturale que je veux sincère et sensible afin d'être en accord avec moi-même, toujours »[2]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Illustrations bibliophiliques[modifier | modifier le code]

  • Aimé Blanc, La part du diable, La Solidarité par le livre, 1965.
  • Pierre Fanlac, Une histoire d'amour - Sept poèmes, sept dessins de Raymond Biaussat, cent cinquante exemplaires numérotés, Éditions P. Fanlac, 1978.
  • Raymond Biaussat, Le jardin improbable des bateaux sans voyage, Imprimerie Leconte, Montrouge, 1979.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Habillage des bouteilles Vin de fête des vignobles Pierre Sadoux et Château Court-les-Mûts 1985, Razac-de-Saussignac.

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Office de tourisme de Périgueux, 1968.
  • Galerie Jaubert, Paris, 1971, 1973.
  • Musée de Créon, 1972.
  • Galerie Aktuaryus, Strasbourg, 1972, 1975, .
  • Galerie de la Pyramide, Vienne, 1973, 1976.
  • Galerie Thiers, Charleville-Mézières, 1977.
  • Galerie d'art de la place Beauvau (Jean Minet), Paris, 1977 (Les apparences), 1979 (Les jardins de Flavie), (Promenade à fleur de cœur), 1986 (Un semblant de magie), (Carnet de bal), mars- (Paysages à haute voie).
  • Raymond Biaussat - Fêtes d'automne, mairie du 5e arrondissement de Paris, 1987.
  • Galerie Le Colombier, Lille, 1978.
  • Galerie Saint-Pierre Le Jeune, Strasbourg, 1978.
  • Galerie Thomann, Villefranche-sur-Saône, 1979.
  • Galerie Nettis, Le Touquet, 1980[3], 1983.
  • Galerie Schèmes, Lille, 1981, 1983, 1988.
  • Galerie Maya, Strasbourg, 1982.
  • Galerie La Closerie, Châteauneuf-du-Pape, 1982.
  • La Pastorale, Hôtel de France, Auch, 1982.
  • Galerie Christiane Vallé, Clermont-Ferrand, 1984.
  • Galerie 99, Tours, 1984, 1986.
  • Galerie Schmitt, Metz, 1985.
  • Galerie J.C.B., Colmar, 1985.
  • Rétrospective Raymond Biaussat, Château Court les Mûts, 1987.
  • Galerie La Vieille porte, Thionville, 1988.
  • Grand Hôtel de l'Opéra, Toulouse, 1991.
  • Galerie Dominantes, Périgueux, janvier- (La part du rêve), octobre- (Atout : fleurs).
  • Raymond Biaussat - Rétrospective, Galerie d'art Louis-Pradel, Sorges, juin-[4].
  • Expositions non datées : Galerie Éliane Poggi, Grenoble ; Galerie Lacydon, Marseille ; Galerie de la Licorne, Cannes, Galerie L'Atelier Lafeuille, Brive-la-Gaillarde ; Galerie de l'Hôtel de Saulx, Beaune ; Galerie Dutilleul, Albi et Toulouse ; Art Line Gallery, Thionville ; Galerie Pieter Breughel, Amsterdam ; Galeries Daimary, Tokyo, Kyoto, Fukuoka, Kobe.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Avec Biaussat, on bute sur le beau comme sur une énigme. Sa beauté trône un peu comme un sphinx incompris et a de froideur juste ce qu'il faut pour nous séduire avec la force de quelqu'un qui ne se donne pas. Il ne s'agit pas pour lui de représenter ni de s'abstraire mais d'ouvrir le champ des possibles, c'est à dire de commettre l'acte créateur par excellence. De son univers imaginaire peuplé de stalagmites inspirées, de regards en noyades infinies, de constructions insatisfaites, jaillit par delà le silence cette pulsion ascensionnelle de la matière. » - Jean-Pierre Chopin[3]
  • « Pour Biaussat, le paysage est une porte ouverte sur des aspects de la nature contemplés ou pressentis en rêve, le portrait une paroi de glace, transparente à l'extrême, derrière laquelle bougent ou passent les sentiments ignorés, les pensées inconnues de la conscience. » - Marcel Brion de l'Académie française[5]
  • « Peintre de la réalité, dont il traite les thèmes traditionnels, qu'il s'agisse de personnages, paysages ou natures mortes, il ne les transmet qu'à travers le voile de la mémoire ou de la rêverie, en vertu de ce que, ainsi que l'écrit un de ses préfaciers, Marcel Brion[5], "le sensible n'est que cette infime portion de réalité vers quoi nous tendons". » - Dictionnaire Bénézit[1]
  • « Voici une œuvre à accueillir avec simplicité et immense respect, dans l'esprit de l'artiste qui l'a conçue. Les tableaux lumineux et leur sobre présentation ouvrent à la contemplation de visages d'une merveilleuse transparence. » - Gaston Poulain, évêque de Périgueux et de Sarlat[2]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Église de l'Invention de Saint-Étienne, Nailhac

Tableaux[modifier | modifier le code]

Fresques murales[modifier | modifier le code]

  • École de Champcevinel (Dordogne).
  • École du parc des Princes, Paris.
  • École publique, 130, rue de Longchamp, Paris.
  • Restaurant Person P.T.T., 2, rue de la Mabilais, Rennes.

Collections privées[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 2, page 285.
  2. a et b Doyen Jean Dufraîche et Anne Lete (préfaces de Raymond Biaussat et de Monseigneur Gaston Poulain), Vergt, son oratoire, Éditions Fanlac.
  3. a et b Jean-Pierre Chopin, « Raymond Biaussat à la Galerie Nettis », La Voix du Nord, 1980.
  4. Dominique Delage, « Une expo sur la carrière de Raymond Biaussat », Sud-Ouest, 24 juin 2011
  5. a et b Marcel Brion, Raymond Biaussat, Imprimerie Arts graphiques d'Aquitaine, 1986.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Who's Who in France, Éditions Jacques Lafitte, à partir de 1967.
  • Marcel Brion de l'Académie française, Raymond Biaussat, monographie, Imprimerie Arts graphiques d'Aquitaine, 1986.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992.
  • Bertrand Duplessis, « Raymond Biaussat », Arts actualités magazine, no 24, .
  • Doyen Jean Dufraiche et Annie Lete (préfaces de Raymond Biaussat et de Monseigneur Gaston Poulain, évêque de Périgueux, photographies de François Barreto), Vergt, son oratoire - La vie de Jésus, une infinie tendresse - Neuf tableaux de Biaussat pour l'oratoire et l'église de Vergt en Périgord, Éditions Fanlac (non daté).
  • Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, Éditions Pierre Fanlac, 1999.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Jean-Michel Linfort, Le Périgord des peintres, Éditions Pierre Fanlac, 2010.

Articles de presse[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Avril, Patrice de La Perrière (Univers des arts), Jean-Jacques Lévêque (Sens plastique).

Radiophonie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]