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Slimane Benaïssa

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Slimane Benaïssa
Nom de naissance Slimane Benaïssa سليمان بنعيسى
Naissance (82 ans)
Guelma (Algérie)
Nationalité Drapeau de l'Algérie Algérienne
Activité principale
Comédien, écrivain, romancier, metteur en scène, dramaturge
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Arabe, français

Slimane Benaïssa (en arabe : سليمان بنعيسى), né le à Guelma est un acteur, écrivain, romancier et dramaturge algérien.

Famille et enfance

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Slimane Benaïssa est né à Guelma (wilaya de Guelma)[1] dans l'est algérien.

Études et débuts professionnels

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Slimane Benaïssa fait des études de mathématiques avant de servir militairement en 1965 à Cherchell, en Algérie[réf. nécessaire].

Carrière artistique

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En 1967, il commence une carrière au théâtre en écrivant Boualem Zid El Goudem (Boualem va de l'avant)[2] et co-dirige la première troupe de théâtre amateur d'Algérie, Théâtre et Culture[3].

Proche de Kateb Yacine, il adapte pour le théâtre La Poudre d’Intelligence. Ce travail se poursuit avec la traduction en arabe dialectal de toute son œuvre, incluant une collaboration pour l’adaptation dialectale de Mohamed prends ta valise (jouée en France en 1970 et 1971), Palestine Trahie, Le Roi de l’Ouest et La Guerre de deux mille ans[4],[5].

En 1978, il fonde sa propre compagnie de théâtre indépendant en Algérie, où il mettra en scène Boualem Zid El Goudam (Boualem va de l'avant), qui sera ensuite adapté sur grand écran en 1980 par Moussa Haddad, puis Youm El Djem’a (Le Vendredi), El Mahgour (Le Méprisé), Babour Ghraq (Le Bateau coule), qui sera jouée plus de 500 fois en moins de six ans, et Rak Khouya ou Ana Chkoune ? (Au delà du voile)[6],[5].

Depuis sa création, la troupe a donné plus de 1200 représentations en Algérie et à l’étranger (France, Belgique, Suisse, Allemagne, Koweït, Malte, Tunisie). Après plus de vingt ans d’activité théâtrale dans son pays, Slimane Benaïssa est contraint de s’exiler en France en 1993[4].

De 1995 à 1997, il est professeur associé à la Faculté des Lettres de l’université de Limoges et anime des stages au Luxembourg (1995), à Dijon (2003) et à Massilly (2004). Son premier roman, Le Fils de l’amertume, publié chez Plon, rencontre un grand succès. Adaptée au théâtre par la compagnie GRAT de Jean-Louis Hourdin pour le Festival d’Avignon, la pièce est reprise à la MC93 Bobigny avant de partir en tournée en France et en Suisse[7].

Son spectacle Prophète Sans Dieu a été programmé au Théâtre International de Langue Française (TILF) à Paris. Après une tournée, la pièce est présentée au Festival d’Avignon en 2001[6].

En 2005, il devient docteur honoris causa de l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO). Son texte Au-delà Du Voile est réédité chez Lansman en 2008 et mis en scène au Festival d’Avignon par Agnès Renault de la compagnie de l’Arcade[5].

Publications

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  • 1999 : Les Fils de l'amertume, Éditions Plon
  • 2001 : Le Silence de la falaise, Éditions Plon
  • 2003 : La Dernière Nuit d'un damné, Éditions Plon[8]
  • 2005 : Les Colères du silence, Éditions Plon.
  • Mes sept lieux d'écriture[8].

Pièces de théâtre

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  • Echâab (Le Peuple) en 1967
  • La Poudre d'intelligence en 1968
  • Boualem Zid El Goudam (Boualem avance encore) Sonelec en 1974
  • Youm el djemâa (Le vendredi), Théâtre régional de Annaba en 1976
  • El mahgour, Théâtre régional de Annaba en 1978
  • Babour ghraq (Le bateau a coulé) en 1983
  • Rak khouya wana Echkoun à Alger en 1990 ou 1991'
  • Amour à l'Arabière (Joué-les-Tours)
  • Noir-Hamlet, mis en scène par Michel Dezoteux, en 2002 sous le nom Un noir, une blanche
  • Les papiers de l'amour en 2008
  • Exil sans GPS en 2010
  • Well moudja welat en 2012

Filmographie

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Télévision

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Notes et références

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  1. « Slimane Benaïssa : Well Moudja welat », sur www.algeriades.com, (consulté le )
  2. Hadj Dahmane, « L’expression politique dans le théâtre algérien : le cas de Slimane Benaïssa », dans Théâtre et politique : Les alternatives de l’engagement, Presses universitaires de Rennes, coll. « Interférences », , 137–148 p. (ISBN 978-2-7535-5792-5, lire en ligne)
  3. « Slimane Benaïssa > algeriades.com », sur www.algeriades.com (consulté le )
  4. 1 2 (en) « Le metteur en scène Slimane Benaïssa revient sur son expérience théâtrale à Guelma : «J’ai plus peur de la censure du peuple que celle de l’Etat» », sur El watan (consulté le )
  5. 1 2 3 « Slimane Benaïssa. Une mémoire algérienne entre deux rives »
  6. 1 2 « Slimane Benaissa publie deux ouvrages: Histoire d’une vie vouée au théâtre »
  7. « Slimane Benaïssa : « Quand je construis ma pièce, c’est une architecture qui relève de celle du bâtiment » », sur Radio Prague International, (consulté le )
  8. 1 2 3 Beïda Chikhi et Marc Quaghebeur, Les écrivains francophones interprètes de l'histoire : entre filiation et dissidence, Bruxelles, Peter Lang, , 561 p. (ISBN 978-90-5201-362-6, lire en ligne), p. 249

Bibliographie

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  • Wadi Bouzar et Ahmed Cheniki, « Benaïssa Slimane », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 172.
  • Hadj Dahmane, « L’expression politique dans le théâtre algérien : le cas de Slimane Benaïssa », dans Ioana Galleron (dir.), Théâtre et politique : les alternatives de l'engagement (actes de colloque), Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Interférences », (ISBN 978-2-7535-2104-9, lire en ligne Accès libre).
  • Fatma Guermat, « La guerre d’Algérie dans le théâtre de Slimane Benaissa », Langues, discours et inter cultures, vol. 4, no 1, , p. 44-67 (présentation en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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