Situation de la Terre dans l'Univers

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La connaissance de la situation de la Terre dans l’Univers a été modelée par des siècles d'observation du ciel, d'abord à l’œil nu et avec des instruments de mesure rudimentaires, puis à partir du début du dix-septième siècle avec des lunettes et télescopes, dont l'augmentation considérable de qualité à partir des années 1920, puis l'utilisation d'engins spatiaux de plus en plus performants couplés aux progrès théoriques et à la multiplication des techniques, ont permis d'offrir une vision radicalement différente de ce qu'elle était à l'origine.

Dans de nombreuses cultures et croyances, la Terre était considérée comme le centre de l'univers, dont la partie observable comprenait généralement les planètes visibles à l'œil nu et une sphère d'étoiles fixes, et l'autre partie des mondes mythologiques. Souvent, vis-à-vis de ces mondes mythologiques prépondérants dans la littérature populaire, la Terre conserve également une position centrale, entre ciel et mondes souterrains, comme dans la mythologie grecque ou la mythologie hindoue.

Il a fallu à peu près vingt siècles, depuis le temps d'Aristarque de Samos (310–230 av. J.-C.) jusqu’à la révolution copernicienne, pour que ce modèle géocentrique soit abandonné, du moins par la communauté scientifique occidentale. Le modèle héliocentrique triomphait ensuite pendant des décades avant que des observations par William Herschel et d'autres montrent que notre Soleil n'est qu'une étoile parmi tant d'autres faisant partie d'une immense structure galactique qu'est la Voie lactée.

Au début des années 1920, on débattait pour savoir si cette Voie lactée était l'ultime intégralité de notre univers, avant que les découvertes de Henrietta Leavitt et d'Edwin Hubble confirment qu'il existe beaucoup d'autres univers-îles de même rang que la Voie lactée. Très vite, dès les années 1930, on répertorie des amas de galaxies [1] et avec le programme de relevé du ciel par l'observatoire du mont Palomar effectué entre 1948 et 1958, les amas de galaxies sont découverts par milliers.

À la fin du XXe siècle et en ce début du XXIe siècle, les structures à grande échelle de l'univers visible nous sont devenues plus claires, avec des superamas formant une toile très vaste de filaments galactiques et vides. Superamas, filaments galactiques et vides semblent être les plus grandes structures cohérentes qui existent dans l'univers. À des échelles encore plus grandes (au-delà de 1 000 mégaparsecs), l'univers devient homogène, dans la mesure où toutes ses parties ont en moyenne la même densité, composition et structure[2].

Comme on admet généralement que l'univers n'a ni centre ni bord, il n'y a pas de point de référence particulier par rapport auquel on peut donner la location complète de la Terre dans l'univers[3]. La Terre est alors au centre de l'univers observable et les références peuvent être prises par rapport à sa position ou à celle des différentes structures qui la contiennent, à des échelles différentes. Par ailleurs, il n'est toujours pas déterminé si l'univers est fini ou infini et un certain nombre de spéculations théoriques concernent le fait de savoir s'il est unique ou ne serait qu'un des innombrables univers d'un multivers, lui-même contenu dans l'omnivers (en).

Un schéma de notre situation dans l'univers observable ; voir l'image en pleine taille sur Commons.

Schématiquement :

Univers


Univers visible


Complexe de superamas Poissons-Baleine


Superamas Laniakea


Superamas Vierge-Hydre-Centaure


Superamas de la Vierge


Groupe local


Sous-Groupe local


Voie lactée


Bras d'Orion


Ceinture de Gould


Bulle locale


Nuage interstellaire local


Système solaire


Système Terre-Lune



Terre


















Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) George Ogden Abell, « The distribution of rich clusters of galaxies : A catalogue of 2712 rich clusters found on the National Geographic Society Palomar Observatory Sky Survey », The Astrophysical Journal Supplement, vol. 3,‎ , p. 211 (DOI 10.1086/190036, lire en ligne).
  2. Robert P Kirshner, « The Extravagant Universe: Exploding Stars, Dark Energy and the Accelerating Cosmos », Princeton University Press,‎ (ISBN 0691058628), p. 71
  3. Klaus Mainzer and J Eisinger, « The Little Book of Time », Springer,‎ (ISBN 0387952888). p. 55.

Voir aussi[modifier | modifier le code]