Shozo Awazu

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Shozo Awazu
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Shozo Awazu en 2003.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
Nom dans la langue maternelle
粟津正蔵Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Sport
Grade
9e dan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Shozo Awazu est un judoka japonais, 9e dan (kyū-dan, ceinture rouge), né le à Kyôto et mort le en France[1]. Il est l'une des références de l'essor du Judo en France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Shozo Awazu commence le judo à 10 ans ; à 13 ans, il est ceinture noire. Il obtient le titre de champion du Japon par équipe à 15 et 16 ans. Shozo Awazu atteint le grade de 6e dan de judo à l'âge de 26 ans.

Il est envoyé en France par maître Kurihara de la Butokukai de Kyoto qui l’a désigné pour devenir l'assistant de Mikinosuke Kawaishi[2]. Il arrive à Marseille le . Le , lors d'un gala au Vélodrome d’Hiver, il rencontre et bat les champions de l’équipe de France de l'époque (Levannier, Martel, Belaud, Verrier, Roussel, Cauquil, Pelletier, Laglaine, Zin) à l'exception de Jean de Herdt qui obtient le nul. Il devient leur entraîneur sous la responsabilité de Maître Kawaishi[2]. En 1953, il devient entraîneur du Racing Club de France. Il entraine Henri Courtine et Bernard Pariset, les deux premiers Français à participer aux premiers championnats du monde de judo en 1956. Shozo Awazu s'installe définitivement en France mais continue d'aller régulièrement au Japon. Au cours des années, il forme plusieurs champions du judo français[3]. Il enseignera au Racing Club de France de 1953 à 2014 jusqu'à l'âge de 91 ans et dispensa également son enseignement à des particuliers de 2000 à sa mort.

Judo[modifier | modifier le code]

Shozo Awazu est expert en ne-waza (judo au sol) reconnu mondialement en katas et en tandoku-renshu. Considéré comme le dernier grand maître japonais du judo en France[2], il représente l'histoire, la connaissance, l'éthique et le savoir ancestral.

Maître Awazu fait partie de ceux qui sont à l'origine du Code moral du Judo. Il était aussi une personne qui a aimé enseigner la paix, le respect, l'honneur, le partage, l'entraide, etc. Il était notamment attaché à l'équipe nationale de France dont il a aidé les membres dans leur parcours[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Shozo Awazu a été l'époux de Tamié Awazu ( - ), maître Seijun, dessinatrice et calligraphe japonaise[5].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

  • Shozo Awazu, Méthode de judo au sol, éditions Publi-Judo, Paris, 1963. Chiron-Sports, Paris, 1974.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Bernard Gardebien, Origine : respect, éditions Société des écrivains, Paris, 2005.
  • « L'esprit du judo. Awazu. L'exemple », Judo magazine, no 216, avril-, p. 60-63.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Camille de Casabianca, Tatami, 2003[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Luc Rougé, « Décès de Shozo AWAZU, Maître historique du judo français », sur ffjudo.com,
  2. a b et c Emmanuel Charlot, « Shozo Awazu sensei est mort, une vie au service du judo français », sur espritdujudo.com,
  3. Voir Shozo Awazu, Méthode de judo au sol, Chiron-Sports, Paris, 1974.
  4. Voir Larbi Benboudaoud, Champion du Monde, Hommage à Shozo Awazu, 2016. [1].
  5. Tamié Awazu (1925-2017), ffjudo.com.
  6. Voir « L'esprit du judo. Awazu. L'exemple », Judo magazine, no 216, avril-mai 2004, p. 62.
  7. Document, dansnoscoeurs.fr.
  8. Le RCF et le monde du judo en deuil, racingclubdefrance.net.
  9. Voir IMDb.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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