Serrières (Neuchâtel)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Serrières.

Serrières
Serrières (Neuchâtel)
Le château de Serrières
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Neuchâtel Neuchâtel
Région Littoral
Commune Neuchâtel
Divers
Langue français
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Serrières est un quartier de la ville de Neuchâtel. Il est localisé à l'ouest de cette ville, le long du vallon de la rivière Serrière. C'est avec l'arrivée de l'industrie que Serrières s'est développée, en particulier grâce au chocolatier Suchard, arrivé en 1825.

On trouve des vestiges d'implantation romaine à Serrières : au bord du lac de Neuchâtel au bout de la rue Erhard Borel avec des bains mixtes et un temple romain sous la paroisse de Serrières. La régularité de son débit et la qualité de son eau ont depuis le Moyen Âge attiré les industries le long du cours de la Serrière. Les papetiers ont été les plus « assidus » avec les meuniers à farine.

En 1563, le dernier curé, Emer Beynon, devint le premier pasteur de la paroisse après la visite de Guillaume Farel. Une petite rue qui passe sous la cour du temple porte son nom.

Pierre de Vingle imprima une des premières bibles en français sur du papier produit à Serrières. Une rue porte son nom dans les « nouveaux quartiers ».

C'est avec l'arrivée de l'industrie que Serrières s'est développée, en particulier grâce au chocolatier Suchard, arrivé en 1825. Philippe Suchard, au retour d'un voyage au Proche Orient, fit construire une maison inattendue à la rue Guillaume Farel : « le Minaret » (voir photo). Il y adjoignit une immense parc (l'actuelle rue de la Coquemène le traverse de part en part) dans lequel il y avait un squelette de baleine et une volière énorme. À titre indicatif, la salle à manger des oiseaux était une salle de 20 m de long sur 10 de large (actuelle salle paroissiale).

Jusqu'en 1975, une impression de village se dégageait du quartier, car la communauté était soudée et se connaissait. Il y avait une école, une église, des bistrots et magasins, et du travail (papeteries, Suchard et et la fabrique de tabac Brunette). On allait à la ville (Neuchâtel, 2,5 km) pour le marché du samedi et faire quelques courses spéciales. Le "village" s'est développé au début des années 1950, avec la création de la rue de la Coquemène, puis de Pain Blanc et tout le quartier autour. C'était encore un "village" avec une population plutôt ouvrière forte de beaucoup de sociétés : chorale, gym, fanfare, etc. Il existait également l'association des sociétés locale de Serrières (ASLS) qui créa le "Journal de Serrières" avec une rubrique très lue de potins qui s'appelait "des hauteurs du Minaret" et signée par "les muezzins". Ce journal local tirait à 3 600 exemplaires, vécu quelque 35 ans, porté à bout de bras les dernières années, par le dernier rédacteur en chef : Jean-Rodolphe Laederach, pasteur. Il rédigeait, contrôlait l'impression, distribuait de boite en boite, trouvait les annonceurs tout seul. L'ASLS a jumelé le quartier de Serrières avec la commune française de Serrières (Ardèche). De nombreux échanges ont eu lieu, avec des joutes en bateaux sur le lac.

De l'est vers l'ouest, Serrières commence à l'arrêt "Port Roulant" de la ligne de trolleybus 102 et se termine le long du clos de Serrières à la hauteur des serres (anciennement Coste puis Botteron). Dans les années 1950 et jusqu'au début des années 1960 : au bord du lac il y avait les bains mixtes, puis l'arrêt du tram avec son buffet, puis les abattoirs qui ont remplacé une ferme avec tous le bétail. Dans ce quartier : le restaurant gastronomique le Dauphin, la scierie, l'épicerie Dubois et l'épicerie Richard. Le charmant petit port de plaisance est encore resté à peu près en l'état. Il abritait l'activité de pêche professionnelle. Trois générations de Vallelian s'y sont succédé. La fabrique de tabac, qui a remplacé les moulins Bossy, commençait après le port où elle y est toujours. Puis le chantier naval Staepmfli, le terrain de football et la décharge de Neuchâtel, directement dans le lac à ciel ouvert. Un complexe sportif a depuis été construit sur les terrains gagnés sur le lac. De village, Serrières et petit à petit devenu quartier de Neuchâtel. Le départ des papeteries et de Suchard ont amplifié ces changements.

Le quartier est bien desservi par les transports publics. Les Transports publics neuchâtelois exploite la ligne de trolleybus 102 Serrières – Place Pury – Temple des Valangines et la ligne ferroviaire 215 Littorail (anciennement un tramway) Place Pury ↔ Boudry, qui dessert la halte de Champ-Bougin et la gare de Port-de-Serrières. La gare CFF de Neuchâtel-Serrières est sur la ligne Lausanne - Bienne et la ligne Auvernier - Verrières. La gare CFF des Deurres est desservie par la ligne Neuchâtel – La Chaux-de-Fonds – Le Locle-Col-des-Roches.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.



Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :