Philippe Suchard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Philippe Suchard
Image dans Infobox.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
NeuchâtelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Picswiss NE-21-13.jpg
Plaque commémorative à Boudry

Philippe Suchard est un confiseur et entrepreneur suisse né le à Boudry et mort le à Neuchâtel, à l'origine des chocolats Suchard.

Biographie[modifier | modifier le code]

bulletin de livraison Suchard antique
Facture de Philippe Suchard en date du 14 mai 1875 avec des médailles.

Touche à tout, Philippe Suchard père débute dans la confiserie en 1825 à Neuchâtel et se lance dans le chocolat à Serrières en 1826, date de la création de la fabrique de chocolat Suchard (à l'origine des Sugus) qu'il dirigera seul jusqu'en 1855, puis avec son fils Philippe.

La confiserie[1] n'est pas le seul domaine auquel touche Philippe Suchard père. En 1834, il lance sur le lac de Neuchâtel le bateau à vapeur l'Industriel dont il est aussi le capitaine.

En 1837, il tente de développer à Serrières la culture des vers à soie. Une épidémie de pébrine en 1843 fait échouer cette tentative. Propriétaire entre 1841 et 1848 de la mine d'asphalte du Val de Travers, Philippe Suchard père, développe et fait connaître les Mines d'asphalte de la Presta dans toute la Suisse romande et au-delà[2].

A la suite de son voyage aux Etat-Unis d'Amérique avec son ami Charles-Louis Favarger, il rédige en 1827 un livre en allemand sur son périple sous le pseudonyme de « S. von N. ». Il publie un ouvrage en français en 1968, nommé « Un voyage aux Etats-Unis d'Amérique il y a quarante ans ».

Il est membre de la loge maçonnique « La Bonne Harmonie » à Neuchâtel, appartenant à la Grande Loge suisse Alpina[3].

Philippe Suchard père, achète des terrains aux Etats-Unis et fonde avec son ami Charles-Louis Favarger la société Suchard, Favarger & Cie, qui préfigure l'éphémère colonie Alpina[4].

Passionné d'Orient, Philippe Suchard père fait construire sur sa maison à Serrières un minaret avec une seule fonction esthétique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

  1. République et Canton de Neuchâtel, « Chocolaterie Woodey-Suchard », Fondation de Société anonyme, le 02 octobre 1930, attribution du No CHE-107.779.276, devenu CH-645.1.006.741-4 Accès libre [PDF], sur Registre du Commerce du Canton de Neuchâtel, (consulté le )
  2. Claudine Dubois, « L’asphalte de Travers dans le monde », Passé simple, vol. 50,‎ , p. 23-25.
  3. Daniel Ligou, Dictionnaire de la franc-maçonnerie, Paris, Presses universitaires de France, , 5e éd. (1re éd. 1986), 1 376 p. (ISBN 2-13-055094-0), « Suchard (Philippe) », p. 1154Voir et modifier les données sur Wikidata .
  4. SUCHARD, [Philippe], FAVARGER, [Charles-Louis], Notice sur Alpina, terres situées dans les comtés de Jefferson et de Lewis, Etat de New-York, Neuchâtel, Impr. H. Wolwrath,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Fonds : Archives Suchard-Tobler. Neuchâtel : Archives de la Ville de Neuchâtel.
  • Fonds Suchard-Tobler (1826-1990) [35 000 images]. Neuchâtel : Musée d'art et d'histoire (présentation en ligne).
  • Fonds Suchard (1925-1996). Cote : 100 supports films. NLa Chaux-de-Fonds : Bibliothèque de la Ville (présentation en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]