Sebastián Marroquín

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sebastián Marroquín
Juan Pablo Escobar.png
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Juan Pablo Escobar HenaoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Père
Mère
María Victoria Henao (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Manuela Escobar (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Site web

Sebastián Marroquín, né Juan Pablo Escobar Henao, le [1],[2], est un architecte et écrivain colombien, fils du narcotrafiquant Pablo Escobar.

Biographie[modifier | modifier le code]

Juan Escobar, sa mère et sa sœur Manuela, ont fui au Mozambique après la mort de Pablo Escobar, puis ont voyagé avec des visas touristiques en Argentine, où ils sont finalement restés et sont devenus des citoyens en exil de leur Colombie natale. Juan Pablo a alors choisi le nom « Sebastián Marroquín ».

Sebastián Marroquín est diplômé de l'université avec un diplôme en architecture. Il vit à Palermo Soho, un quartier de Buenos Aires avec sa femme et son fils, et travaille comme architecte.

Sebastián Marroquín est revenu deux fois en Colombie, sur la tombe de son père et pour les besoins du documentaire Sins of My Father (en). Il n'a pas été autorisé à entrer dans l'hacienda Nápoles, le domaine d'Escobar à 180 kilomètres à l'est de Medellin, confisqué par le gouvernement colombien après la mort d'Escobar et maintenant géré par la municipalité de Puerto Triunfo comme parc public, terrain de camping et musée des crimes d'Escobar[3].

Sins of My Father[modifier | modifier le code]

Sins of My Father (en) (2009), un documentaire argentin tourné pendant cinq ans, « followed Marroquín as he apologized to the sons of victims his late father ordered assassinated during a decade of terrorizing Colombia during his time as a major drug lord. »[a][4]. Le film promeut la réconciliation et la fin de la haine[3].

Pablo Escobar: My Father[modifier | modifier le code]

Sebastián Marroquín est l'auteur du livre Pablo Escobar: My Father, publié sous son nom de naissance, Juan Pablo Escobar (2014)[5],[6],[7].

Controverses[modifier | modifier le code]

Après le meurtre d'une personne employée par Netflix pour la série dramatique policière Narcos, Marroquín a déclaré : «Rien n'a changé sauf les noms. Maintenant, il y a encore plus de trafic de drogue et de corruption. »[b],[8].

En 2018, Marroquín et sa mère Maria Victoria Henao qui vit également en Argentine, sont accusés par la justice du pays d'avoir facilité le blanchiment d'argent du narcotrafiquant colombien Piedrahita Ceballos. Le juge Nestor Barral lance à leur encontre une procédure pour leur rôle présumé d'intermédiaires dans des transactions immobilières de Ceballos en Argentine : la construction d'un immeuble dans le nord de Buenos Aires et la transformation d'un bar traditionnel de la ville en salle de spectacle. Marroquín et Henao auraient touché des commissions de la part de l'organisation de Ceballos[9].

Publication[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Interview[modifier | modifier le code]

  • Paul Doherty, Andrew Dornbierer, Marina Mazzini, « An interview with JUAN PABLO ESCOBAR (now Juan Sebastian Marroquín Santos) », Freedom for fear, n° 8, 2013 [lire en ligne]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « a accompagné Marroquín s'excusant auprès des fils des victimes que son défunt père avait ordonné d'assassiner pendant la décennie qui avait terrorisée la Colombie pendant son parcours de seigneur de la drogue. »
  2. «Nothing has changed except the names. Now there's even more drug-trafficking and corruption. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Imison, « Pablo Escobar's son: Why I gave up my vow of revenge and work to reform drug policy », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. Martín Álvarez Engel, « Drug Baron Pablo Escobar’s Son Has Emerged As An Unlikely Voice For Peace », sur HuffPost, Oath Inc. (en), (consulté le )
  3. a et b Juan Forero, « Sebastian Marroquin speaks out about his father, Colombian kingpin Pablo Escobar », The Washington Post,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
  4. ,(en) Alex Hocking, « All my father left me was his watch: Juan Pablo Escobar », sur Colombia Reports (en), (consulté le )
  5. Yara Simon, « 'Pablo Escobar: My Father' Becomes Bestseller in Latin America; Escobar Jr. Says Father Helped Stigmatize Colombians », Latin Post,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Kyra Gurney, « Top 10 Tales from Pablo Escobar’s Son’s Book », InsightCrime (en),‎ (lire en ligne, consulté le ) :

    « Some of Escobar's relatives and associates discussed in the article include: Gustavo Gaviria, Victoria Eugenia Henao Vallejo (Marroquin's mother), Roberto Escobar and his wife, "El Gordo" (one of Escobar's men) on whom the drug lord pulled a cruel prank, Nicolas (Escobar's "chubby cousin"), Alba Marina (Marroquin's aunt), Alberto Fujimori and his chief intelligence officer Vladimiro Montesinos, Jorge Giron Terrazas "El Negro" Pabon (Escobar's friend), and Gilberto Rodriguez Orejuela »

  7. « About Escobar Henao », sur Escobarhenao.com (consulté le )
  8. Claire Reid, « Pablo Escobar's Son Warns Netflix 'Nothing Has Changed' When It Comes To Cartel Violence », sur LADbible, (consulté le )
  9. (es) Federico Rivas Molina, « Procesados en Argentina por lavado de dinero la viuda y el hijo de Pablo Escobar Gaviria », El País,‎ (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]