Autorail Brossel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Série 49 (SNCB))
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Type 551-552-553-554
SNCB Série 46 et 49
Description de cette image, également commentée ci-après
L'AR 4903, assure une navette entre la gare de Louvain et la remise musée lors de portes ouvertes en 1992.
Identification
Exploitant(s) SNCB
Motorisation Brossel
Composition Caisse unique
Couplage barre de remorquage uniquement
Maître d’œuvre SNCB
Constructeur(s) Brossel, Ragheno (Malines), SNCB - Atelier Central de Malines
Transformation 551 - 552 - 553 convertis au gazogène durant la guerre
Mise en service 551 : 1939 - 552 : 1939
553 : 1941 - 554 : 1952
Retrait 551 : 1965 - 552 : 1965
553 : 1971 - 554 : 1994
Diffusion 551 : 56 - 552 : 6
553 : 50 - 554 : 20
Utilisation autorails légers pour lignes secondaires
Caractéristiques techniques
Écartement standard
Carburant gazole
Moteur thermique Brossel (puis General Motors sur le type 554)
Puissance 551/552:87 kW - 553:113 kW - 554:166 kW
Transmission Boîte manuelle à double débrayage (551 - 553), hydrodynamique (554)
Longueur totale 551 : 11,3m - 552/553/554 : 16,2 m
Places assises 76 pl.
+ 10 strapontins
Vitesse maximale 551 : 58 km/h - 552 : 56 km/h
553 : 66 km/h - 554 : 80 km/h

Les autorails des types 551 à 554 sont des automoteurs monocaisse légers conçus par Brossel (un constructeur de camions et d'autobus) dans les années 1930 afin de remplacer la traction vapeur sur les trains omnibus parcourant les lignes secondaires de la SNCB.

Historique[modifier | modifier le code]

Dans les années 1930, la SNCB avait acquis une expérience avec quelques petites séries d'autorails prototypes à vapeur ou à moteur diesel. De cette expérience, l'autorail à moteur diesel s'était rapidement imposé pour son coût de mise en œuvre réduit.

Il fut alors décidé de commander trois familles d'engins :

  • des autorails légers pour l'exploitation des relations omnibus sur ligne secondaires (moins de 70 km/h en pointe). Ces autorails auraient l'allure d'autobus sur rail, avec un grand compartiment de troisième classe sans WC et un poste de conduite à chaque extrémité, communiquant avec le compartiment et la plateforme d'accès permettant une exploitation à agent unique (qui ne sera appliquée à la SNCB que de manière anecdotique sur la ligne 163A)
  • des autorails rapides pour les relations longues distances à vitesse élevée (plus de 120 km/h)
  • une catégorie intermédiaire pour les trains semi direct et omnibus sur lignes rapides (capables d'atteindre 100 km/h afin de ne pas trop retarder le trafic direct)

Parmi les autorails légers, une première série de 20 autorails type 622 est commandée. Leur équipement au gazogène au début de la guerre leur vaudra une renumérotation dans le type 551 qu'ils garderont par la suite, malgré un retour au carburant diesel. Ils furent commandés chez Brossel à Anderlecht. Les 6 premiers exemplaires seront assemblés sur place en 1939, tandis que les suivants seront assemblés à l'Atelier central SNCB de Malines (notamment parce que l'usine Brossel n'était pas raccordée au réseau ferré). Une commande complémentaire portera l'effectif à 56 unités.

Une petite série d'autorails plus grands (type 552), montés sur bogie, est également construite. Dotés de la même motorisation, ils étaient trop peu rapides et une version plus puissante en sera dérivée : le type 553 à raison de 50 exemplaires en 1941, directement équipés de gazogènes.

La dernière déclinaison de la "famille" Brossel sera livrée en 1951. La SNCB a reconstruit l'essentiel de son réseau, en terminant par des lignes secondaires à la rentabilité assez improbable. La SNCB mise sur l'autorail qui est la solution la moins chère. On espère une utilisation touristique de ces petits autorails en adaptant la caisse du type 552/553 pour maximiser la surface vitrée. On l'équipe également d'une transmission diesel - hydraulique plus souple. Trop lent, trop petit, le type 551 correspond à un trafic qu'il est plus flexible de transférer à la route et est réformé dès 1961 en la même année après 12 ans de service seulement.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

type 551[modifier | modifier le code]

Long de 11,33 m, pesant 22,4 tonnes, cet autobus sur rail était équipé d'un moteur à 6 cylindres de 120 CV et d'une boîte de vitesses mécanique à 4 rapports. Il était doté d'un compartiment unique de troisième classe comportant 10 travées de 3+2 places (dont une est incomplète), soient 47 places assises. Ils étaient surnommés "petit brossels" et atteignaient 58 km/h en pointe.

type 552/553[modifier | modifier le code]

Long de 16 m, pesant 32,4 tonnes, cette version longue dispose d'une caisse similaire à celle du type 551, mais avec 6 rangées de sièges en plus. Cette caisse étant posée sur des bogies plutôt que sur deux essieux. Le type 552 disposait du même un moteur à 6 cylindres de 120 CV que le type 551, mais les 10 tonnes supplémentaires en réduisaient la performance d'autant. Aussi, ils furent cantonnés aux lignes à profil très facile. Le type 553 reprendra la même caisse mais un moteur 8 cylindres pour 165 CV qui lui permettait d'atteindre 66 km/h. 11 exemplaires du type 553 sur les 50 produits seront renumérotés dans la série 49 en 1971.

type 554[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Série 46 (SNCB).

ES 300[modifier | modifier le code]

12 autorails du type 551 furent équipés d'une plateforme en toiture et d'un pantographe de test afin d'être utilisés par les services chargés de l'entretien et de la réparation des caténaires.

Éléments préservées[modifier | modifier le code]

L'Autorail 551.15, acquis pour pièces par le CFV3V.

4 exemplaires du type 551 subsistent.

  • Le 551.15 au CFV3V. Il était auparavant au SCM après avoir servi comme autorail caténaire ES 303 à Arlon jusqu'à la fin des années 1980. En mauvais état, il servira de banque d'organes pour le 551.34.
  • Le 551.26 au PFT. utilisé comme autorail "Électricité et Signalisation" (ES308) à Jemelle puis comme engin de manutention des bogies à Bertrix. Remis en état de marche en 1989, il a ensuite été vandalisé et est en cours de rénovation, notamment grâce à l'Institut technique d'Overpelt qui en a refait les boiseries intérieures et les portes entre 2010 et 2012.
  • Le 551.34 au CFV3V. Converti en autorail ES 301, il était conservé par la SNCB et a été cédé au CFV3V en 2013. Son état mécanique est satisfaisant. Les équipements du service ES ont été démontés comme pour le 551.26. Il a été remis dans son état d'origine (2 tons bleu/crème) et est à nouveau fonctionnel.
  • Le 551.48 au patrimoine de la SNCB. Il a roulé à plusieurs reprises durant les années 1990 et maintenant, il est exposé à Train World.

2 exemplaires du type 553 / série 49 subsistent.

  • Le 4903 a été préservé au patrimoine SNCB jusqu'en 2013, puis cédé au SCM. Il est à nouveau en service depuis 2018.
  • Le 4906 (ex 553.29) au PFT. En rénovation en 2013 (sortie prévue en 20xx).
  • Le 4911 a été ferraillé à l'abri-musée de Louvain en 2012 après un séjour prolongé à l'extérieur.

10 exemplaires du type 554 / série 46 subsistent. Voir la page dédiée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]