Voiture L

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Voitures L
Description de cette image, également commentée ci-après
Voiture L du CFV3V.
Identification
Exploitant(s) SNCB
Type voiture régionale
Période de service 1935-1981
Aménagement sièges en vis-à-vis, couloir et portes d'accès à chaque compartiment.
Types
Nombre Type
UIC
places
assises
série
52
174
35
16
29
A
B
AB
AD
BD
 ? pl.
64 pl.
? pl.
? pl.
? pl.
L
L
L
L
L
Caractéristiques techniques
Tare 37.4 à 38.9 t
Longueur 19,30 m
Bogies 2,50 m
Portes 8
Vitesse maximale 120 km/h

Les voitures L sont des voitures de chemin de fer belges du trafic intérieur ayant appartenu à l'opérateur historique SNCB.

Conçues pour les trains omnibus voire semi directs, elles disposent d'une série de portes latérales (deux par compartiments) permettant la montée/descente rapide des passagers. Les fourgons de seconde et troisième classe sont équipés de vigies.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les voitures L (livrées entre 1933 et 1935) ont été conçues comme héritières des Voitures GCI. Principale amélioration : elles présentent des caisses en métal posées sur bogies là où les GCI (Grande Capacité avec Intercirculation) avaient des caisses en bois posées sur 3 essieux solidaires de la caisse. Les voitures L sont de ce fait plus longues.

En 1932, la Compagnie Centrale de Construction (C.C.C.) livra à la SNCB deux voitures prototypes de troisième classe qui différaient entre elles par la position des toilettes. L’aménagement intérieur de ces voitures était à couloir central et l’accès se faisait par quatre paires de portières latérales réparties le long de la caisse. Comme pour les voitures de série, elles possédaient des intercirculations sans soufflets (réservées au personnel comme pour les voitures GCI), des bogies Pennsylvania, un chauffage à vapeur et une vitesse maximum de 120km/h.

Cinq types de base ont été construits :

  • A2B6 : 50 voitures construites par Familleureux aménagées avec deux salles de 25 places équipées chacune d’une paire de portières latérales. Ces deux salles encadrent une paire de compartiments de première classe munis de portes latérales disposés de part et d’autre d’un cabinet de toilette.
  • B8 : 20 voitures à l’apparence extérieure identique mais aménagées avec deux grandes salles de 32 places de seconde classe encadrant un cabinet de toilette plus étroit. Toutes ont été construites par Ragheno.
  • C10 : 190 voitures (+ les deux prototypes) purement troisième classe construites par C.C.C, La Hestre, Braine-le-Comte, Seneffe, Godarville, Germain et la Société Anglo-Belge. La disposition intérieure était celle du second prototype avec une salle de 20 places munie d’une paire de portières latérales ; une salle de 80 places munie de deux paires de portières latérales et une salle de 17 places équipée d’une paire de portières et à l’extrémité de laquelle se trouve une toilette.
  • B5D : 20 voitures construites par Ragheno et aménagées avec une salle de seconde classe avec 38 sièges et un strapontin dont l’accès se fait par deux paires de portières latérales ; une toilette et un compartiment à bagages avec vigie surélevée.
  • C6D : 30 voitures construites par Seneffe et Godarville. Elles possèdent une salle de troisième classe, un cabinet de toilette et un compartiment à bagages proche de celui des B5D.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il manque 38 voitures L (10 A2B6, 7 B8, 17 C10 dont une prototype, 3 B5D et une C6D). Cinq A2B6, lourdement endommagées, seront reconstruites en B8 mais en conservant leurs compartiments centraux.

En 1956, la troisième classe est supprimée, ou plus précisément la luxueuse première disparait alors que les deux autres classes sont renumérotées (les banquettes en bois de troisième deviennent la norme en seconde sur le matériel existant).

  • Les A2B6, B8 et B5D sont surclassées en première classe et deviennent des A8 et A5D
  • Les C10 et C6D deviennent des B10 et B6D.

Après la livraison des voitures M2 et M3, les voitures de première classe ex-A2B6 seront déclassées : 35 deviennent des A4B4 et les 15 les plus anciennes deviennent des B8. Les sièges de seconde classe dans ces voitures seront revêtus de similicuir.

Au début des années 1980, ces voitures désuètes ne correspondent plus aux standards, notamment en raison de la manœuvre manuelle des portes et de la présence de sièges en bois. La livraison des voitures M4 sonne définitivement le glas de leur utilisation. Toutes les voitures encore à l’inventaire sont radiées des effectifs entre 1976 et 1981.

Préservation[modifier | modifier le code]

Plusieurs voitures L ont bénéficié d’une seconde carrière après leur mise à la retraite, on en retrouve quelques-unes préservées par la SNCB ainsi que par plusieurs chemins de fer touristiques : le Chemin de Fer à Vapeur des 3 Vallées, le Chemin de fer à vapeur Termonde - Puurs, STAR, Train 1900, et la Compagnie Internationale des Evénements sur Rail (au Luxembourg).

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Close, G., M. Thiry: 50 jaar reizigersvervoer. De Metalen Rijtuigen van de NMBS deel II. Koninklijke Belgische Vereniging der Vrienden van het Spoor, 1985.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]