Rupture du barrage de Brumadinho

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Rupture du barrage de Brumadinho
Vue aérienne.
Vue aérienne.

Type Rupture de barrage
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Localisation Brumadinho (Minas Gerais) Brésil
Coordonnées 20° 08′ 29″ sud, 44° 07′ 51″ ouest
Date
Bilan
Morts 201
Disparus 107 (chiffres au 12 mars 2019)

Géolocalisation sur la carte : Brésil

(Voir situation sur carte : Brésil)
Rupture du barrage de Brumadinho

La rupture du barrage de Brumadinho est une catastrophe environnementale qui s'est produite le dans la municipalité brésilienne de Brumadinho, à 65 km de Belo Horizonte, capitale de l'État de Minas Gerais.

Le barrage de Brumadinho[modifier | modifier le code]

Le barrage de Brumadinho est un barrage construit en travers du ruisseau Ferro-Carvão[1], dans le sud-est du Brésil (État de Minas Gerais). Haut de 88 mètres, d'une capacité 11,7 millions de litres d'eau[2], et opérationnel depuis 1976, cet ouvrage d'art sert de réservoir de rétention pour les déchets de l'exploitation minière à la mine de Córrego do Feijão, une zone rurale de la municipalité de Brumadinho[3]. En janvier 2019, il était en cours de démantèlement[3].

Catastrophe environnementale[modifier | modifier le code]

Au début de l'après-midi du , le barrage de Brumadinho, administré par l'entreprise Vale SA, a rompu[2],[4]. Les rejets de cette rupture ont touché la zone administrative de la compagnie, où se trouvaient des travailleurs ainsi qu'une partie de la communauté de Vila Ferteco[5].

L'événement s'est produit trois ans après la mort de 19 personnes, à la suite de la rupture du barrage minier de Fundão, dans la ville de Mariana (État de Minas Gerais)[2]. Selon le service d'incendie, il y aurait eu trente-quatre morts et trois cents disparus[6],[7].

Le 2 février 2019, le bilan s'élève à 115 morts et 248 disparus[8].

Réactions[modifier | modifier le code]

Fleuve rempli de boue, après la rupture du barrage, à Brumadinho.

Le président de la République, Jair Bolsonaro, a décidé de mobiliser le gouvernement fédéral pour qu'il agisse conjointement avec le gouvernement de Minas Gerais et la préfecture de Brumadinho. Le ministère de la Santé a mis à disposition la force nationale du SUS[10]. Les ministères des Mines et de l'Énergie (MME), du Développement régional (MDR) et de la Défense, ainsi que le ministère de l'Environnement lui-même, ont également été invités à intégrer les efforts de l'État autour du dossier[11],[12].

Le gouvernement de l'État de Minas Gerais a publié un communiqué qui annonçait qu'un groupe de travail avait été désigné pour agir sur le site de la rupture du barrage de Brumadinho. Le service des pompiers, par l'intermédiaire du bataillon des urgences environnementales, et la défense civile réalisent les premiers travaux nécessaires et fournissent une assistance aux victimes. Le gouvernement a également créé un bureau de crise stratégique pour surveiller de près les actions[13],[14]. Des représentants du Secrétariat à l'environnement et au développement durable et du Secrétariat à l'impact social ont également été désignés dans la région[15]. Le gouverneur de Minas Gerais, Romeu Zema (pt), a déclaré : « Pour le moment, la grande mesure consiste à voir les survivants et à informer les familles des personnes touchées[16],[17],[18]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://biblioteca.ibge.gov.br/visualizacao/mapas/GEBIS%20-%20RJ/SF-23-X-A-II-2.jpg.
  2. a b et c Reuters, « Brésil : ce que l'on sait de la rupture d'un barrage minier qui a fait au moins 34 morts et 300 disparus », France Info, (consulté le 27 janvier 2019).
  3. a et b « Au Brésil, quel est ce barrage de Brumadinho qui a cédé ? », Ouest-France, (consulté le 27 janvier 2019).
  4. (pt) « Barragem de rejeitos da Vale se rompe e causa destruição em Brumadinho (MG) », sur www.correiobraziliense.com.br, .
  5. (pt-BR) Compartilhar et Facebook, « Rompimento de barragem da Vale mobiliza Corpo de Bombeiros em Minas », sur Gazeta Online, (consulté le 3 mars 2019)
  6. (pt) « Le gouvernement confirme 9 morts et environ 300 disparus à Brumadinho », janvier 2019.
  7. AFP, Barrage au Brésil : 34 morts et 300 disparus, recherches suspendues, Capital, .
  8. « Rupture de barrage au Brésil : le bilan s’alourdit à 115 morts et 248 disparus », Le Monde, 2 février 2019.
  9. Sénat, « Brésil : les défis d'une puissance émergée », sur www.senat.fr, (consulté le 27 janvier 2019).
  10. La Constitution brésilienne de 1988 impose à l'État de garantir un accès universel et gratuit aux services de santé. Celui-ci est assuré grâce à la mise en place, en 1990, du « Sistema Único de Saúde » (SUS ou « Système unique de Santé », en français)[9].
  11. « Presidente cria força-tarefa do governo para atuar em Minas Gerais », .
  12. « Governo mobiliza órgãos federais para acompanhar situação em Brumadinho », .
  13. « Comunicado - 14:43 », 25 de janeiro de 2019.
  14. « Atualização - rompimento de barragem em Brumadinho - 20h27 », 25 de janeiro de 2019.
  15. « Comunicado - 15:11 », 25 de janeiro de 2019.
  16. « 'Atualização - rompimento de barragem em Brumadinho – 18h25 », 25 de janeiro de 2019.
  17. « Rompimento de barragem em Brumadinho: Veja repercussão », 25 de janeiro de 2019.
  18. « 'Vamos resgatar somente corpos', diz Zema sobre tragédia em Brumadinho », 25 de janeiro de 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]