Rupture de barrages de Bento Rodrigues

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Rupture de barrages de Bento Rodrigues
Le village de Bento Rodrigues après le désastre.
Le village de Bento Rodrigues après le désastre.

Type Rupture de barrage
Localisation Bento Rodrigues (Minas Gerais) Brésil
Coordonnées 20° 13′ 57″ sud, 43° 25′ 06″ ouest
Date
Victimes
Blessés 50
Morts 9, 19 disparus et d’énormes répercussions sanitaires a moyen et long terme

Géolocalisation sur la carte : Brésil

(Voir situation sur carte : Brésil)
Rupture de barrages de Bento Rodrigues

La rupture de barrages de Bento Rodrigues s'est produite à 35 km du centre de la ville brésilienne de Mariana, dans l'État de Minas Gerais, l'après-midi du 5 novembre 2015, à 124 km de la capitale Belo Horizonte[1].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Les inondations de Bento Rodrigues, causées par la rupture du barrage haut entraînant celle du barrage bas

Le village Bento Rodrigues (pt) de 620 habitants a été dévasté par une gigantesque coulée de boue de 60 millions de tonnes de déchets de minerai de fer, causée par la rupture de deux barrages en remblai. Le village ressemblait à une ville fantôme immergée dans une boue ocre provenant de l'exploitation d'une mine de fer de la compagnie Samarco, une filiale de BHP Billiton et de Vale[2].

La coulée de boue s'est propagée par le Rio Gualaxo do Norte, un sous-affluent du Rio Doce, par le Rio do Carmo jusqu'à la localité de Barra Longa, à 60 kilomètres en aval puis a contaminé le fleuve Rio Doce, source principale de captation d'eau pour des milliers d'habitants du bassin.Elle s'est ensuite déversée dans l’océan atlantique à Linhares (Espirito Santo) .

La société d'exploitation n'avait prévu aucun plan d'évacuation, ce qui a compliqué les secours.

La cause de la rupture n'est pas encore connue, bien que de faibles secousses sismiques aient été enregistrées[3]. Des travaux étaient en cours, le barrage ayant atteint la limite de ses capacités, était en cours de surélévation. Le ministère public de l’État du Minas Gerais a affirmé que la rupture du barrage n’était pas un accident et qu’il rassemblait les preuves d’une négligence de maintenance[4].

Bilan[modifier | modifier le code]

Pompiers devant le site de la catastrophe.

Le bilan toujours provisoire fait état d'une vingtaine de morts, d'une vingtaine de disparus et d'une cinquantaine de blessés. En quelques jours, des millions de poissons sont morts d’asphyxie et les habitants surnomment désormais ce fleuve le « Rio Morto » (la rivière morte). Les conséquences sur les nappes phréatiques sont pour l’instant peu connues, mais des contaminations sont à craindre. Des pollutions liées à la décomposition des animaux et des poissons morts commencent à préoccuper les autorités sanitaires[4].

Fin février 2016 des centaines de milliers de personnes boivent toujours l'eau du fleuve Rio Doce , maintenus dans l'ignorance des risques sanitaires par les autorités et les sociétés exploitantes. Ces dernières, niant les répercussions écologiques sanitaires et sociales de la catastrophe, sont en négociations avec les autorités pour signer un accord limitant leur responsabilité.

Fin mars 2016 la seule évolution est la croissance de mortalité chez les animaux riverains et les symptômes chez les humains. Mais toujours aucune remise en cause des autorités et de la société exploitante, continuant à tout nier en bloc. Le fleuve continue à déverser des métaux lourds dans l’océan.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]