Vale (entreprise)

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Vale
Image illustrative de l'article Vale (entreprise)

Création 1942
Dates clés 1997 : Privatisation
Forme juridique Sociedade anônima (d)
Action New York Stock Exchange et bourse de São Paulo
Siège social Av. Graça Aranha, 26 - Centro Rio de Janeiro (Brésil)
Direction Murilo Ferreira, CEO
Activité Mine, logistique, énergie, acier
Produits Matières premières, logistique, transport ferré, activités portuaires
Filiales Inco
Effectif 134 000 employés
Site web www.vale.com

Chiffre d’affaires en augmentation US$ 38,5 milliards (2008)
Résultat net en augmentation US$ 1,32 milliards (2008)

Vale anciennement Companhia Vale do Rio Doce (CVRD) est une entreprise minière multinationale et aussi l'un des plus grands opérateurs logistiques du Brésil. Fondé en 1942 à Itabira par des capitaux publics, Vale est devenu leader dans la production et l'exportation du minerai de fer. Il est aussi un producteur d'envergure mondial de nickel, manganèse, alliage de fer, cuivre, bauxite, potasse, kaolin, alumine et aluminium.

Activités[modifier | modifier le code]

Ses activités dans les secteurs énergétique et logistique sont détenues dans une logique d'intégration verticale à partir de son activité minière, son secteur d'activité principal, pour réduire les risques et variations de cours liés à ces services. Vale détient ainsi des participations dans des centrales hydroélectriques et a détenu des actifs dans la sidérurgie et dans l'industrie papetière qu'elle a vendus dans les années 2000. Par ailleurs, comme activité logistique, elle détient le Port de Tubarão.

Histoire[modifier | modifier le code]

En octobre 2006, Vale a acquis le Canadien Inco, important producteur de nickel et de platine pour 17 milliards de dollars[1].

En novembre 2013, Vale annonce la vente de ses actions dans Norsk Hydro, qu'il détenait à 26,1 %, actions qu'il avait acquises en 2011, lors de la vente de ses activités d'alumine et de bauxite pour 4,9 milliards de dollars[2].

En avril 2016, Vale annonce la vente de sa participation de 26,87 % dans l'aciérie CSA à ThyssenKrupp pour un montant symbolique[3].

En décembre 2016, Vale annonce la vente une partie de ses activités dans les fertilisants à Mosaic pour 2,5 milliards de dollars, la moitié en action et l'autre en liquidité[4].

Contestations[modifier | modifier le code]

Après le rachat d'Inco, Vale est la cible d'actions en justice lancées par le Comité Rhéébù Nùù (en) et liées au projet Goro Nickel en Nouvelle-Calédonie.

En 2009, l’entreprise rémunère ses actionnaires à hauteur de 2,75 milliards de dollars. Le total de sa masse salariale est inférieur à ce chiffre. Outre cette répartition des revenus, on lui reproche de la pollution, des pratiques antisyndicales, des violations du droit du travail, le recours à des milices paramilitaires, la corruption des autorités des pays où elle exploite des mines[5]. L’entreprise est confrontée à des grèves dures, générées par ses pratiques sociales, comme celle qui dure de juillet 2009 à mars 2010 à la mine de nickel de Grand Sudbury, en Ontario (Canada)[6].

Elle est particulièrement critiquée pour à sa participation au barrage de Belo Monte dont la planification autoritaire implique le déplacement de 40 000 personnes, la dévastation et la surexploitation de nouveaux territoires en Amazonie. Cette participation explique qu'elle ait reçu le Public Eye Awards à Porto Alegre (Brésil) en 2012, à l’occasion du Forum social thématique « Crise du capitalisme, justice environnementale et justice sociale » (24 au 29 janvier 2012)[7].

En novembre 2015, la Rupture de barrages de Bento Rodrigues a lieu sur un site d'une coentreprise entre Vale et BHP Billiton.

Plantation d'eucalyptus[modifier | modifier le code]

Vale plante des eucalyptus au Brésil avec le « projet de reforestation de l'Amazonie », selon les termes de l'entreprise. 50 000 hectares ont été plantés en 2015, l'entreprise compte en planter encore 170 000. Cette initiative est controversé, car les eucalyptus ne poussent pas naturellement dans la forêt amazonienne, ils sont originaires d'Australie. De plus les eucalyptus consomment beaucoup d'eau et appauvrissent le sol en nutriments[8]. Ces arbres ont un feuillage peu dense avec des feuilles poussant verticalement sur les rameaux[9]. La pluie n'est donc pas retenue par le feuillage et ruisselle sur le sol, emportant tout les nutriments[10] et empêchant des plantes de sous-bois de se développer. La faune ne pouvant pas se nourrir ne réinvestit également pas le milieu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Brazilian Mining Company to Buy Inco of Canada, Ian Austen, The New York Times, 25 septembre 2006
  2. Vale offers to sell its stake in Norsk Hydro, Reuters, 11 novembre 2013
  3. Brazil's Vale says it will sell CSA steel plant stake to ThyssenKrupp, Reuters, 5 avril 2016
  4. Vale agrees $2.5 billion sale of fertilizer business to Mosaic, Reuters, 19 décembre 2016
  5. Philippe Revelli, « Images de mineurs en lutte », Le Monde diplomatique, 29 septembre 2010, consulté le 30 septembre 2010
  6. Philippe Revelli, « Révolte globale contre un géant minier », Le Monde diplomatique, octobre 2010, p. 12-13
  7. alter Echos, La pire entreprise de la planète est une entreprise minière brésilienne, 2012-02-03
  8. Sandrine Feydel et Christophe Bonneuil, Prédation: Nature, le nouvel eldorado de la finance, La découverte, (lire en ligne)
  9. M.E.D. Poore et C. Fries, « Les effets écologiques des eucalyptus », étude FAO,‎
  10. « Brésil : les effets négatifs de la monoculture de l’eucalyptus portent à suspendre cette activité dans plusieurs localités de l’État de Sao Paulo »,‎