Rue Thubaneau

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Rue Thubaneau
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Situation
Coordonnées 43° 17′ 53″ N 5° 22′ 46″ E / 43.297995, 5.37930643° 17′ 53″ Nord 5° 22′ 46″ Est / 43.297995, 5.379306  
Arrondissement 1er
Tenant Cours Belsunce
Aboutissant Boulevard Dugommier
Morphologie
Type Rue
Longueur 294 m
Largeur 6 m
Histoire
Anciens noms Rue de la Fraternité

Géolocalisation sur la carte : Marseille

(Voir situation sur carte : Marseille)
Rue Thubaneau

La rue Thubaneau se trouve dans le 1er arrondissement de Marseille. Elle va du boulevard Dugommier au cours Belsunce.

Historique[modifier | modifier le code]

Dans cette rue se trouvait une salle où l’on se réunissait pour fumer d’où le nom de la rue car Tuba signifie en provençal fumer, faire du brouillard[1]. Cette rue était à une époque un haut lieu de la prostitution à Marseille. Faire la rue Thubaneau signifie à Marseille faire le trottoir. — (Francine de Martinoir, Marseille, 1989). Une variante de l'expression populaire provençale "aller à Tubaneau" signifie "aller aux putes".

Monuments remarquables[modifier | modifier le code]

  • Au no 15 imposte en fer forgé.
  • Au no 25 salle de jeu de paume construite en 1696 où la Société patriotique des amis de la Constitution, appelée plus simplement le Club des amis de la Constitution ou même le "Club", y créa son siège le 11 avril 1790. Le Club lié aux Jacobins parisiens va regrouper les éléments révolutionnaires les plus résolus de Marseille[2]. C'est d'ailleurs à cet endroit que furent enrôlés les volontaires marseillais, surnommés les Cinq-Cents (en fait ils n'étaient que 442), qui vont s'illustrer le 10 août 1792 lors de la prise des Tuileries. Ils prendront la route pour Paris le 2 juillet et vont populariser la Marseillaise en la chantant tout au long des vingt-sept jours de marche vers Paris.

La Marseillaise, alors qu'elle ne s'appelait encore que le chant de l'Armée du Rhin, fut chantée pour la première fois à Marseille au 11 rue Thubaneau par le patriote montpelliérain François Mireur lors d'un banquet organisé par le Club le 22 juin 1792 chez le traiteur David[3]. Le succès fut immédiat parmi les patriotes marseillais.

Le club qui, comme la commune, est entré en conflit avec les sections marseillaises, sera fermé le 3 juin 1793 par le comité général des sections. Il entraîne dans sa chute celle de toutes les sociétés populaires du midi, laissant ainsi le champ libre aux insurrections fédéralistes de l'été. Le local sert ensuite de théâtre, puis de bains publics. À cette même adresse se trouve désormais le Mémorial de la Marseillaise, inauguré officiellement le 3 mars 2011.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Bouyala d’Arnaud, Évocation du vieux Marseille, les éditions de minuit, Paris, 1961.
  • Adrien Blés, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, 2001, (ISBN 2-86276-195-8).
  • François Thomazeau, Marseille insolite, Les Beaux Jours, 2007, (ISBN 978-2-35179-002-1).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier de Fourvières, Lou pichot tresor, Aubanel, 1973, p. 745
  2. Alessi Dell'Umbria, Histoire universelle de Marseille, Agone, 2006, p. 217 à 238
  3. Adrien Blès, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, 2001, p. 448 et François Thomazeau, Marseille insolite, Les Beaux Jours, 2007, p. 55