Rue Méchain

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14e arrt
Rue Méchain
Image illustrative de l’article Rue Méchain
Vue de la partie haute de la rue.
Situation
Arrondissement 14e
Quartier Montparnasse
Début 32, rue de la Santé
Fin 35-37, rue du Faubourg-Saint-Jacques
Morphologie
Longueur 282 m
Largeur 12 m
Historique
Création XVIIe siècle
Dénomination 1806
Ancien nom Ruelle des Capucins
Géocodification
Ville de Paris 6153
DGI 6238

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Méchain
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La rue Méchain est une voie située dans le quartier du Montparnasse du 14e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La rue Méchain est desservie à proximité par la ligne (M)(6) à la station Saint-Jacques, par la ligne RER B à la station Port-Royal, ainsi que par les lignes de bus RATP 21 38 83 91 .

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La voie porte le nom de l'astronome français, Pierre Méchain, qui fit une partie de ses travaux à l'Observatoire de Paris situé au débouché de l'actuelle rue Méchain sur la rue du Faubourg-Saint-Jacques[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Cette voie est indiquée sur le plan de Jouvin de Rochefort de 1672 sous le nom de « ruelle des Capucins », à cause du voisinage du noviciat des Capucins, situé boulevard de Port-Royal dont elle formait la limite sud.

Elle prend sa dénomination actuelle en 1806.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Au no 7, le fond de parcelle accueille un immeuble construit par l'architecte Robert Mallet-Stevens[2]. Inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par un arrêté du 28 décembre 1984[3], il est le seul immeuble de rapport construit par cet architecte. Bien conservé, il possède un exemple typique des verrières réalisées par Louis Barillet dans le cadre de sa collaboration avec Robert Mallet-Stevens. L'escalier, avec sa rampe hélicoïdale recouverte de mosaïques en pâte de verre noire, est par ailleurs remarquable. La construction en fond de parcelle donnera lieu à une reprise du hall de l'immeuble sur rue afin de coordonner le bâtiment existant sur rue et l'immeuble créé en fond de jardin. Dans ce cadre, les portes d'accès en métal et verre, attribuées à Jean Prouvé, permettent de traverser le hall. L'immeuble conçu et réalisé par Robert Mallet-Stevens accueillait par ailleurs sur deux niveaux l'appartement-atelier de Tamara de Lempicka. Elle y est active au moins jusque dans les années 1950. À cette même adresse vécut également, dans les années 1960, le photographe Gilles Caron ; dans les années 1970, l'historien Robert Mandrou[4], mais également, dans les années 1980, le poète et acteur Philippe Léotard.
  • Le no 9 était jusqu'à peu le siège des éditions Fernand Nathan.
  • En 1925 s'installe au no 13 l'Imprimerie Union fondée en 1910 par les émigrés russes Volf Chalit et Dimitri Snégaroff[5],[6]. Elle y sera active jusqu'en 1995.
  • La maison mère des sœurs de Saint-Joseph de Cluny est située au no 21 depuis 1870.
  • L'Institut Cochin au no 22 et l'hôpital Cochin aux nos 8-12 possèdent des accès dans la rue.
  • La rue débouche sur la rue du Faubourg-Saint-Jacques à proximité de l'accès à l'hôtel de Massa qui abrite la Société des gens de lettres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, fac-similé de l'édition de 1844, p. 431.
  2. (en) Patrick Bade, Lempicka, éd. Parkstone International, 2006, 208 p. (ISBN 9781780429694), p. 95 et 119.
  3. « Deux immeubles rue Méchain », notice no PA00086624, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  4. De l'histoire de France, Librairie Droz, 1976 (ISBN 9782354070939), p. XXIV.
  5. « La “Bibliothèque de la Pléiade” et l'Imprimerie Union », Lettre de la Pléiade, no 50, février-mars 2013, p. 4.7.
  6. « Les années russes », imprimerie-union.org.