Rivière Champlain

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Rivière Champlain
Rivière Champlain à Trois-Rivières (secteur Saint-Louis-de-France)
Rivière Champlain à Trois-Rivières (secteur Saint-Louis-de-France)
Caractéristiques
Longueur 66,7 km [1]
Bassin ? Bassin versant de la rivière Champlain
Bassin collecteur Estuaire du Saint-Laurent
Débit moyen ?
Régime Nivo-pluvial
Cours
Source Ruisseau
· Localisation Saint-Maurice (Québec)
· Altitude 59 m
· Coordonnées 46° 26′ 49″ N, 72° 16′ 52″ O
Confluence Fleuve Saint-Laurent
· Localisation Champlain
· Altitude 5 m
· Coordonnées 46° 26′ 52″ N, 72° 16′ 55″ O
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Ruisseau Picardie, ruisseau des Prairies, rivière Noire (rivière Champlain), rivière au Lard (Les Chenaux), rivière Brûlée (rivière Champlain), ruisseau Barome, ruisseau Martin.
· Rive droite Ruisseau des Plaines, ruisseau de la Racine Salée, cours d'eau Laborde, cours d'eau Clermont-Leblanc, cours d'eau Grandmont-Pintal, ruisseau de Rouille, ruisseau Pronovost, cours d'eau Normandin, ruisseau Beaudoin.
Pays traversés Drapeau : Québec Québec (Drapeau du Canada Canada)
Principales localités Champlain

La rivière Champlain est un cours d'eau de 66,7 km situé sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, dans la région administrative de la Mauricie, au Québec, au Canada. Cette rivière coule du nord au sud pour se jeter dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Champlain, entre le cours de la rivière Saint-Maurice et de la rivière Batiscan.

Géographie[modifier | modifier le code]

La rivière Champlain est située presque à la limite entre les seigneuries de Champlain et Batiscan. Elle prend sa source à une altitude d’environ 130 mètres[2] dans les milieux humides situés aux pieds de la moraine de Saint-Narcisse[3]. Son bassin versant traverse les municipalités de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Trois-Rivières (secteur Saint-Louis-de-France), Saint-Maurice, Saint-Luc-de-Vincennes, Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Batiscan et Champlain, toutes situées, à l'exception de Trois-Rivières, dans la Municipalité régionale de comté des Chenaux.

La rivière Champlain se divise en quatre branches distinctes qui se connectent à la branche principale[3]. Elle est caractérisée par la présence de plusieurs méandres, dont un certain nombre sont abandonnés en bordure de la rivière près de son embouchure[4].

Le bassin versant de la rivière Champlain est divisé en cinq sous-bassins: les sous-bassins des quatre embranchements en amont du tronçon principal, soit de l’ouest vers l’est, les sous-bassins des rivières Champlain (amont), du Brûlé, au Lard et "à la Fourche", et le sous-bassin de la portion aval de la rivière Champlain dans laquelle s’écoulent les quatre branches[5]. Sa pente varie de 5,0 m/km dans le sous-bassin de la rivière du Brûlé jusqu'à 0,7 m/km dans le sous-bassin de la portion aval de la rivière Champlain.

Glissements de terrains[modifier | modifier le code]

Les berges de la rivière Champlain sont composés d'argiles marines, soit une variété beaucoup instable que les autres types d'argile, favorisant les glissements de terrain lorsque l'eau s'accumule dans le terrain argileux.[6]

Historique des glissements de terrains à Saint-Luc-de-Vincennes:

  • 1823 - Coulée d'argile à Leda.
  • 1878 - Coulée d'argile à Leda.
  • 1895 - Coulée d'argile à Leda; bilan de 5 morts.
  • 1981 - Coulée d'argile à Leda.
  • 1986 (septembre) - Coulée d'argile à Leda, emportant une partie de la route et des terrains vacants.[7]
  • Novembre 2016

Un glissement de terrain majeur est survenu dans la nuit du 9 au 10 novembre 2016, sur un lot de terre appartenant à Luc Normandin, dans le rang Saint-Joseph-Ouest, dans les limites de Saint-Luc-de-Vincennes. Le terrain a commencé à bouger le 9 novembre vers 23h30. Le site du glissement est situé à environ un kilomètre du site du glissement de 1986 lequel était deux fois plus important que celui de 2016.

Le glissement s'est arrêté à une dizaine de mètres de la maison de Luc Normandin et de sa grange abritant une soixantaine de bovins. Cette catastrophe naturelle a généré un grand cratère de la grandeur d'un terrain de baseball, soit environ 160 mètres de largeur et d'une profondeur variant entre 2 et 10 mètres, entre des bâtiments de ferme et le bord de la rivière Champlain.

Des milliers de tonnes d'argile et de terre ont glissé dans le lit de la rivière bloquant complètement le flux d'eau sur plusieurs dizaines de mètres. L'eau a monté pour se frayer un nouveau cours.

Deux habitations ont été évacuées et un périmètre de sécurité de 200 mètres a été établi autour du cratère. Ce glissement de terrain faisait suite à un autre mineur survenu la veille, ainsi qu'un autre deux semaines plus tôt entrainant dans la rivière l'équivalent d'un acre de terrain.[8],[9]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Samuel de Champlain donna lui-même son nom à cette rivière. Elle est signalée pour la première fois sur la carte de 1612 de Samuel de Champlain, reportée à nouveau sur sa carte de 1632. Ce nom, Champlain, fut ensuite donné à la seigneurie (1664), la paroisse (1665), le comté provincial (1829), la municipalité (1845), le comté fédéral (1867) et le comté de recensement[10].

Le toponyme "Rivière Champlain" a été offociellement inscrit à la Banque des noms de lieux de la Commission de toponymie du Québec le 5 décembre 1968.« Commission de toponymie du Québec - Banque des noms de lieux - Localité de Champlain »

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1863, Stanislas Drapeau écrivait que la rivière Champlain « posséd[ait] beaucoup de pouvoirs d'eau, et donn[ait] le mouvement à des moulins à farine et à scies, ainsi qu'à la grande tannerie de M. Richardson, de Québec »[11].

Vers 1800, Mathew Bell y fit ériger un moulin comptant 32 scies. Incendié en 1850, il fut remplacé par un moulin de 20 scies et une tannerie appartenant à L. Osborne Richardson. La tannerie fut déménagée vers les Cantons-de-l'Est vers 1875[12].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guillaume Tellier, Mylène Vallée, Isabelle Lavoie et Stéphane Campeau, « Portrait du bassin versant de la rivière Champlain, Rapport déposé au Comité ZIP les Deux-Rives », sur Section de géographie, Université du Québec à Trois-Rivières (consulté le 3 février 2010)
  2. Guillaume Tellier, Mylène Vallée, Isabelle Lavoie et Stéphane Campeau, Portrait du bassin versant de la rivière Champlain, Rapport déposé au Comité ZIP les Deux-Rives. Trois-Rivières, Section de géographie, Université du Québec à Trois-Rivières, page 18
  3. a et b Guillaume Tellier, Mylène Vallée, Isabelle Lavoie et Stéphane Campeau, Portrait du bassin versant de la rivière Champlain, Rapport déposé au Comité ZIP les Deux-Rives. Trois-Rivières, Section de géographie, Université du Québec à Trois-Rivières, page 9
  4. Jean-Pierre Chartier, «Les caprices d'une rivière», Le Postillon de Champlain, Champlain, Société historique de Champlain, vol. 25, no 2, mars 2005, pages 10-18 (première partie); vol. 26, no 1, décembre 2005, pages 4-11 (deuxième partie); vol. 26, no 2, avril 2006, pages 3-7 (troisième partie); vol. 27, no 1, décembre 2006, pages 14-19 (quatrième partie); vol. 29, no 2, avril 2009, pages 8-12 (cinquière et dernière partie).
  5. Guillaume Tellier, Mylène Vallée, Isabelle Lavoie et Stéphane Campeau, Portrait du bassin versant de la rivière Champlain, Rapport déposé au Comité ZIP les Deux-Rives. Trois-Rivières, Section de géographie, Université du Québec à Trois-Rivières, page 11
  6. Recherche de la Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan.
  7. Mémoire du Québec - Article: Saint-Luc-de-Vincennes (municipalité) (consulté le 11 novembre 2016)
  8. Paule Vermot-Desroches, journaliste, Journal Le Nouvelliste, 10 novembre 2016.
  9. Amélie St-Yves, journaliste, Journal de Montréal, 11 novembre 2016, page 9, article "Le terrain s'effondre à sa porte".
  10. René Beaudoin, « 375e anniversaire du nom de Champlain », Le Postillon de Champlain, Champlain, Société historique de Champlain, vol. 27, no 3, septembre 2007, pages 13-16
  11. Stanislas Drapeau, Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada depuis dix ans (1851 à 1861), Québec, Typographie de Léger Brousseau, 1863, p. 465.
  12. René Beaudoin, «Les moulins à scie et la tannerie de la rivière Champlain», Le Postillon de Champlain, Champlain, Société historique de Champlain, vol. 27, no 2, avril 2007, p. 21

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Beaudoin, «Les moulins à scie et la tannerie de la rivière Champlain», Le Postillon de Champlain, Champlain, Société historique de Champlain, vol. 27, no 2, avril 2007, p. 21.
  • René Beaudoin, «375e anniversaire du nom de Champlain», Le Postillon de Champlain, Champlain, Société historique de Champlain, vol. 27, no 3, septembre 2007, pages 13-16.
  • Jean-Pierre Chartier, «Les caprices d'une rivière», Le Postillon de Champlain, Champlain, Société historique de Champlain, vol. 25, no 2, mars 2005, pages 10-18 (première partie); vol. 26, no 1, décembre 2005, pages 4-11 (deuxième partie); vol. 26, no 2, avril 2006, pages 3-7 (troisième partie); vol. 27, no 1, décembre 2006, pages 14-19 (quatrième partie); vol. 29, no 2, avril 2009, pages 8-12 (cinquière et dernière partie).
  • Guillaume Tellier, Mylène Vallée, Isabelle Lavoie et Stéphane Campeau, Portrait du bassin versant de la rivière Champlain, Rapport déposé au Comité ZIP les Deux-Rives. Trois-Rivières, Section de géographie, Université du Québec à Trois-Rivières, 73 pages. Disponible en ligne, cliquez ici.