Lac-à-la-Tortue

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Lac-à-la-Tortue
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Mauricie
Statut municipal Secteur de la ville de Shawinigan
Coordonnées 46° 36′ 40″ nord, 72° 37′ 57″ ouest
Localisation

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Lac-à-la-Tortue

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Lac-à-la-Tortue

Lac-à-la-Tortue était une petite ville de la région administrative de la Mauricie, dans la province du Québec (Canada). Fondée en 1895, cette ville comportait environ 2 500 habitants. Depuis le 1er janvier 2002, Lac-à-la-Tortue est devenue un des sept secteurs de la nouvelle ville fusionnée de Shawinigan[1]. Ce secteur Lac-à-la-Tortue est situé à l'est de la rivière Saint-Maurice, près de l'ex-ville de Grand-Mère, à l'est de l'ex-ville de Saint-Georges-de-Champlain, au sud de Hérouxville et à l'ouest de Saint-Narcisse.

Le secteur Lac-à-la-Tortue tire son origine toponymique du lac du même nom. Malgré sa proximité avec la rivière Saint-Maurice (seulement trois km au plus rapproché), ce lac fait partie du bassin hydrographique de la Batiscanie. La décharge du lac se déverse vers le nord dans la rivière à la Tortue, qui rejoint la rivière des Envies dans Saint-Stanislas. Ce lac constitue la plus vieille base civile d'hydravion au Canada. Depuis le XXe siècle, ce lac constitue un centre de villégiature fort réputé.

Depuis le 16 mai 2016, le secteur Lac-à-la-Tortue n'est plus. Cette petite ville de plus 120 ans a été totalement absorbée par Shawinigan, avec plus de 315 changements de nom de rues.

Géographie[modifier | modifier le code]

Réserve écologique du Lac à la Tortue[modifier | modifier le code]

Le secteur Lac-à-la-Tortue comporte la plus grande tourbière des basses-terres du fleuve Saint-Laurent[2]. Cette réserve écologique d'une superficie totale de 565,69 hectares est située à environ six kilomètres au sud de Grand-Mère. Cette zone protégée fait partie de deux secteurs municipaux de Shawinigan: Lac-à-la-Tortue et Shawinigan-Sud. Cette réserve écologique assure la protection d'une tourbière ombrotrophe caractéristique de la région des basses-terres du fleuve Saint-Laurent, section ouest.

La tourbière de Lac-à-la-Tortue se subdivise en deux lobes. Le lobe oriental s'étend sur plus de 11 kilomètres en direction nord-sud entre le lac à la Tortue et le lac Troptôtchaud, tandis que la section ouest s'étend du lac Troptôtchaud jusqu'au rang Saint-Mathieu vers le nord-ouest. La réserve écologique englobe une partie du lobe occidental[3]. Cette zone protégée attire beaucoup d'observateurs de la nature.

Milieu humide au sud-est[modifier | modifier le code]

Un secteur à milieu humide couvrant trois municipalités, est situé au sud-Est du Lac à la Tortue, à la tête des eaux entre le bassin versant du Lac à la Tortue (notamment la décharge du lac Atocas), de la rivière à la Tortue et de la rivière des Chutes:

  1. le rang « Cote Saint-Pierre Côté Sud-Ouest », quelques lots au sud-est dans Hérouxville et une douzaine de lots de Saint-Narcisse;
  2. le rang « Cote Saint-Pierre Côté Nord-Est » dans Saint-Narcisse, quelques petites zones humides restreintes et isolées sur environ 14 lots (près de la route reliant le Lac à la Tortue et Saint-Narcisse);
  3. le rang X d'Hérouxville, soit des zones isolées les plus au sud-est de huit lots du rang;
  4. le rang IX de Lac-à-la-Tortue, dans le Canton de Radnor (Québec), trois lots (près de la limite d'Hérouxville);
  5. premier rang de Radnor dans Saint-Narcisse, zone nord-est, soit la zone de tête de la rivière des chutes[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers colons[modifier | modifier le code]

À la suite des révoltes des patriotes de 1837-1838, Lord Durham conseille au gouvernement britannique d’instaurer une structure municipale dans l’ensemble des paroisses de la colonie. Ainsi, il y a proclamation de la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-du-Mont-Carmel en 1859. L’arrivée des premiers colons sur le territoire de la municipalité de Lac-à-la-Tortue se fait en 1867. À l’époque, le territoire est seulement une mission de la paroisse de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

En décembre 1894, la paroisse est érigée canoniquement. Progressivement, la population de la mission augmente pour atteindre le total de 600 personnes en 1895. Le détachement de la municipalité de Notre-Dame-du-Mont-Carmel est proclamé le 30 mars 1895. Le 29 avril 1895, la première élection municipale est tenue. À la première assemblée, le 6 mai de la même année, les conseillers municipaux choisissent Onésime L'Heureux comme premier maire de la municipalité. Il est important de noter que les citoyens de la municipalité ont trouvé leur patronyme que dernièrement. C’est le 15 avril 1986, à la suite d'un concours dans les écoles primaires organisé par la bibliothèque et le conseil municipal, que les patronymes Tortulinois et Tortulinoise furent trouvés par un élève de cinquième année du nom de Martin Robichaud.

L’origine du nom « Lac-à-la-Tortue »[modifier | modifier le code]

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La date probable où le nom de Lac-à-la-Tortue est apparu pour la première fois se situe entre 1839 et 1846. La première date vient du fait qu’une carte provenant de cette année fut retrouvée, le « lac à la Tortue » visible, mais sans dénomination. La seconde provient d’un acte notarié pour la vente de billots de bois se situant sur les berges de la rivière à la Tortue. Il reste impossible de savoir quand le nom a été officiellement attribué.[réf. nécessaire]

La provenance la plus sérieuse du nom de la municipalité provient de la forme de l’endroit où se jettent les eaux du lac au Nord-Est. Cet endroit est considéré comme tortueux, dont le dérivé serait Tortue.[réf. nécessaire]

De nombreuses théories concernant la provenance du nom de la municipalité ont été avancées tout au long de son histoire. Les plus pertinentes sont les suivantes : Monseigneur Laflèche aurait décidé lui-même de l’appellation, des poêles faits avec le minerai de fer provenant du fond du lac auraient eu la forme de tortue et la dernière, lorsque les premiers aviateurs ont survolé le lac ils auraient vu une forme de tortue formée par ses rives.[réf. nécessaire]

Chacune de ces théories peut être complètement écartée puisque l’appellation du lac se fit entre 1839 et 1846. Tout d’abord, la visite de Mgr Laflèche date de 1880, les poêles furent fabriqués à partir de 1879 et puisque l’arrivée des premiers aviateurs sur le lac date de 1919. Ces événements sont simplement arrivés après la première trace du nom.[réf. nécessaire]

Depuis 2002, date officielle de la municipalité avec la nouvelle ville de Shawinigan, Lac-à-la-Tortue est un secteur cette même ville. Le secteur est situé à l’extrême Est de la ville est bordé par les municipalités de Saint-Narcisse et d’Hérouxville, respectivement au Sud-Est et au Nord-Est. Le reste de la frontière du secteur est partagé avec d’autres secteurs de la nouvelle ville de Shawinigan. La plus importante concentration de population est située dans le village, lui-même situé sur la rive Sud-ouest du lac.

Les propriétaires du lac[modifier | modifier le code]

Bien que la gestion des eaux au Canada est de nature provinciale, le Lac-à-la-Tortue est une des rares exceptions au pays. Le lac est la propriété de la ville de Shawinigan depuis la fusion en 2002 puisque le lac était la propriété de l’ancienne municipalité de Lac-à-la-Tortue.

Dans le passé, la première concession du Lac à la Tortue date du 10 janvier 1879 et fut accordée à Mary Hall, épouse de G.B Hall, président de la compagnie du même nom. Cette dernière décide de le vendre au curé Caron de la paroisse Saint-Maurice. En 1934, l’étendue d’eau est revendue à la Consolidated paper, qui la revend le 27 novembre 1943 à Canadian Pacific Air Lines (CPAL) pour la somme de 1 000 $. Dès 1920 le conseil municipal entreprend des démarches pour acquérir le lac pour développer le tourisme. En 1967, après des discussions avec CPAL, une entente est conclue et la petite municipalité achète « son » lac pour la somme 1 500 $. Fait intéressant, en 1970, le conseil municipal décide d’ensemencer des maskinongés dans le lac. Avec le temps, ces poissons sont devenus particulièrement gros, mais de plus en plus rares.

L’érection canonique[modifier | modifier le code]

Le commencement de l’histoire religieuse de la municipalité est le 1880. À cette époque, la mission n’a pas son propre curé. C’est celui de la paroisse mère qui vient célébrer la messe les dimanches et les jours de fête dans la gare. Lors d’une de ses visites dans la mission, Mgr François-Xavier Laflèche fut surpris de trouver un petit autel dans la gare. À ce moment, il dit qu’il serait temps de construire une chapelle. Celle-ci fut construite en 1890 près de l’église actuelle.

Le 21 décembre 1884, Mgr François-Xavier Laflèche signe le décret créant la paroisse à partir d’un démembrement d’une partie des paroisses de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et de Saint-Jacques-des-Piles. Le nom retenu pour la nouvelle paroisse est celui de Saint-Théophile en l’honneur du premier curé s’étant rendu dans l’ancienne mission, Théophile De Carufel, curé de la paroisse mère du temps.

L’église[modifier | modifier le code]

La chapelle étant jugée trop petite, le 20 janvier 1898, un décret est émis par Mgr Laflèche qui ordonne qu’une église soit construite dans la paroisse de Saint-Théophile. La construction débute dès que le contrat de construction est accordé, le 10 février 1898, pour que le tout soit terminé à temps pour que la messe de Noël soit célébrée dans la même année. Le 12 octobre 1898, la chapelle fut vendue aux enchères, mais elle servit au culte plusieurs mois jusqu’à l’ouverture de la nouvelle église. Lors de la démolition de la chapelle, le clocher fut vendu à un paroissien qui l’utilisa comme boucanière à jambon. Bien qu’aujourd’hui l’église soit en brique, lors de sa construction, la structure était construite en bois. Les murs furent briquetés lors des rénovations des années 1930 à 1933 pour la façade et le reste de l’église et la sacristie en 1957.

Le presbytère[modifier | modifier le code]

Puisque Mgr Laflèche avait ordonné la construction de l’église, il fut aussi décidé de construire un presbytère. Celui-ci tient toujours debout en son emplacement d’origine, mais il avait un aspect quelque peu différent. La bâtisse, tout comme l’église, était construite en bois et ne comportait qu’un seul étage. Le second étage fut ajouté lors de rénovations en 1906. Le briquetage fut effectué en 1963.

Les couvents et écoles[modifier | modifier le code]

Le marque l’arrivée des premières religieuses dans la paroisse qui avait comme tâche d’enseigner aux jeunes de la paroisse. À ce moment, la classe était faite dans une maison près de l’actuelle École Notre-Dame. En 1915, le premier couvent est construit à l’emplacement de l’école actuelle. L’établissement est devenu rapidement surchargé, la construction d’un collège s’avéra essentielle, ce fut fait en 1960. Le bâtiment est toujours visible aujourd’hui. Maintenant, il y a aussi l'école Jacques-Cartier pour les 5e et 6e année.[réf. nécessaire]

La mine[modifier | modifier le code]

L’histoire de la mine commence 20 ans après l’apparition de la première forge en Mauricie, soit en 1879. Tous les gisements de la région avaient été épuisés. L’industrie était en pleine crise et au bord de la faillite. L’espoir renaît lorsqu’un gisement de minerai est découvert sur les berges et au fond du Lac à la Tortue. Les plus gros gisements de minerai sont trouvés dans la baie de Maskinongé. Au début, l’extraction du fer s’effectuait à l’aide de pelles dans les parties peu profondes. Pour extraire le minerai dans les endroits les plus profonds, la compagnie Hall produit une drague fonctionnant à l’aide de la vapeur. La drague pouvait recueillir le minerai jusqu’à une profondeur de quatre mètres.

Histoire du chemin de fer[modifier | modifier le code]

Le minerai du Lac-à-la-Tortue servit à fabriquer divers objets dans les forges de la région, et plus particulièrement dans les forges du Saint-Maurice. Le plus important est la grande majorité des roues du chemin de fer transcontinental que le premier ministre du Canada, John A. Macdonald, avait décrété la construction. La seconde utilisation est la fabrication de pôles pour l’utilisation dans le quotidien des habitants de l’époque. L’exploitation du minerai de fer dans le fond du lac prend fin en 1910, avec la fermeture de la compagnie Canada Foundries Ldt, qui exploitait la mine.

Le chemin de fer de Lac-à-la-Tortue se situait à l’endroit actuel où il y a le gazoduc de Gaz Métropolitain d'enfoui. En 1990, une piste cyclable est aménagée sur le sol qui recouvre le gazoduc. Pour une situation géographique.

Le chemin de fer de Lac-à-la-Tortue est une prolongation du chemin de fer des Piles, qui fut construit en 1879. Avant son prolongement jusque dans le cœur du village en 1880, le minerai de fer extrait du lac devait être transporté par brouette jusqu’au chemin de fer qui était existant, pour ensuite être transporté aux forges Radnor de Saint-Maurice. En 1880, en même temps que l’avènement du chemin de fer dans la paroisse, une petite gare fut construite.

Avec la fermeture de la mine de fer, en 1910, la compagnie Canadien Pacifique demande constamment la permission de ne plus offrir de services à la gare de Lac-à-la-Tortue. Les successifs conseils municipaux entreprennent alors une lutte avec la compagnie pour conserver le plus de services possible. En 1914, le Canadien Pacifique demande la fermeture de la gare qui n’est plus rentable. Celle-ci est refusée, mais la compagnie revient à la charge en 1921. Le chef de gare est remplacé par un agent de station. En 1928, la gare est le dernier édifice du village à être électrifiée. Cela fut fait après que le conseil municipal l’eut ordonné à la compagnie. Durant l’année 1948, L’agent de station fut à son tour remplacé par un agent-gardien. La compagnie continue dans ces démarches et tente de prouver que la gare n’est plus rentable. 28 ans après qu’elle a décidé de fermer la gare sans y parvenir, soit en 1952, elle cesse de vendre des billets et l’agent-gardien est remplacé par un simple gardien. En 1962, la gare est détruite. Le chemin de fer reste en service pour le transport des marchandises jusqu’en 1980, date où les rails sont retirés. La compagnie Gaz Métropolitain installe son gazoduc en 1983. Aujourd’hui, le terrain est la propriété de la ville de Shawinigan.

L'aviation[modifier | modifier le code]

Le secteur de Lac-à-la-Tortue peut se vanter d’être le lieu où prit fin le premier vol commercial de l’histoire du Canada. Le 8 juin 1919, à 21 heures 15, l’appareil, nommé La Vigilance amerrit sur le lac en provenance d’Halifax, en Nouvelle-Écosse. Depuis leur départ de la Nouvelle-Écosse, les membres d’équipage de La Vigilance, soit Stuart Graham, son épouse Madge et Walter Kahre, se sont arrêtés à Eagle Lake, dans le Maine, pour trouver de l’essence et à Trois-Rivières pour assister à une cérémonie en leur honneur. La décision de permettre à l’équipage de se poser sur le Lac à la Tortue fut prise par Robert F. Grant, président de la Saint-Maurice Forest Protective Association. Le Lac à la Tortue était un lieu d'amerrissage parfait puisque ses rives sont dégagées de montagnes et que la rivière Saint-Maurice était utilisée pour faire le flottage du bois par l’usine Laurentide Pulp.

La Vigilance était un hydravion de type Curtiss HS-2L. C’est Madge Graham qui lui donna son nom. Elle le choisit parce qu’il allait servir à la détection des incendies de forêt. Entre son arrivée au Lac-à-la-Tortue en 1919 et son écrasement en 1922, l’hydravion fut au service de la Laurentide Company. En 1922, deux employés de la Laurentide Air Service se dirigeaient vers le lac Pierre, en Ontario. En route, ils furent pris dans une tempête qui les força à amerrir sur un lac sans nom près de Kapuskasing, toujours en Ontario. Lors de l’amerrissage, un bout de l’aile touche l’eau et l’appareil coule au fond du lac. En 1967, des recherches sont faites sur le site de l’écrasement et l’appareil est redécouvert. Son identification est confirmée par son numéro d'immatriculation, G-CAAC. Aujourd’hui son épave repose au musée du l’aviation d’Ottawa depuis cette même année.

Plusieurs compagnies aériennes ont exploité le Lac à la Tortue comme base d’hydravions. La première fut la Laurentide Company. Elle opéra de 1919 jusqu’en 1922. À cette date, toutes ses activités furent transférées à la « Laurentide Air Service Limited ». Elle est la première compagnie d’aviation commerciale à être enregistrée au Canada. La compagnie fit faillite en 1925. Entre 1922, la « Fairchild Aerial Surveys of Canada » est créée. Entre sa date de création et 1927, elle construit une piste d'atterrissage et trois hangars. Elle commence le transport aérien en 1926. Par la suite, la compagnie se joindra à « Canadian Airways » et le site de Lac-à-la-Tortue deviendra la principale base d’exploitation de la compagnie. En 1931, l’aéroport a un premier aperçut de son avenir. Un premier avion s’y pose seulement dans le but d’être réparé. En 1941, La « Canadian Airways » est vendue à « Canadian Pacific Railways Ltd ». Avant de quitter le site d’exploitation de la base aéroportuaire, la compagnie détruit tous ses bâtiments. La « Canadian Pacific Airlines » débute en déménageant ses opérations sur un terrain acheté à la « Consolidated Paper Ltd ». L’ancienne base est vendue aux sœurs Dominicaines qui désiraient en faire un camp de vacances. « Canadian Pacific Airlines » commence ses opérations en 1942. Une nouvelle piste d'atterrissage est construite. En 1957, « Canadian Pacific Airlines » vend tous ses avoirs au Lac-à-la-Tortue à « Aircraft Overhaul and Repairs Ltd ». En 1965, un projet de fusion avec la « Laurentide Aircraft » se concrétise. Deux ans plus tard, la compagnie est renommée Bel-Air Laurentien Aviation.

La poudrière[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, la municipalité de Lac-à-la-Tortue commence son effort de guerre en envoyant des soldats sur le front. Lorsque la Seconde Guerre éclate, plusieurs jeunes de la municipalité se rendent à leur tour sur les champs de bataille. Cette fois-ci, l’effort de guerre ne se limite pas seulement à l’envoi de troupes. En 1941, la municipalité accepte qu’une usine à munitions vienne s’installer sur son territoire. Le Lac-à-la-Tortue fut choisi pour accueillir cette usine pour plusieurs raisons. La plus importante est que le nombre de chômeurs était élevé et que certains d'entre eux trouveraient du travail dans cette usine. L’usine fut construite dans le rang Saint-Mathieu par la « Shawinigan Chemicals » et l’industrie de la défense. Le choix de cette localisation est expliqué par le fait que l’usine était considérée comme un secret d’État. La localisation sur une route peu fréquentée dans une ville l’étant aussi. Elle fut la première en Amérique du Nord à produire du RDX, un explosif qui est plus puissant à 40 % que la dynamite. À la fin de la guerre, l’usine est déclarée surplus de guerre. L’usine est vendue en pièces détachées. Au fil des années, seules les fondations de béton étaient visibles, mais au fil du temps la nature a repris ses droits. Aujourd’hui, le site est une forêt de pins anonyme, mais on y retrouve encore les fondations des bâtiments d'origine.

Le téléphone[modifier | modifier le code]

Le téléphone fait son apparition pour la première fois au village dans la maison de Monsieur Olivia Côté, le marchand général. La transmission se faisait par une ligne téléphonique installée sur la 70e rue. En 1941, les fils de téléphones sont installés sur les bords du rang Saint-Mathieu pour que la poudrière soit reliée au réseau téléphonique. Peu à peu, le réseau téléphonique se développait, mais en 1947 il fut arrêté, faute de technologie. Le réseau ne pouvait plus supporter un ajout d’abonnées. Les câbles furent changés et l'expansion reprit en 1951, pour se terminer en 1956.

L’électricité[modifier | modifier le code]

L’électrification sur le territoire de la municipalité se fait lentement. L’aventure commence en 1913 lorsque Louis-Joseph Dostaler propose d’installer dix lampes sur le territoire municipal. Ces dix lampes se situaient à égalité dans l’actuel secteur de la forteresse et dans le village. En 1929, La « Electric Service Company » reçoit le mandant d’électrifier la municipalité dans une période de dix ans. En 1932, La Shawinigan Water and Power rachète le contrat et obtient le droit d’installer des poteaux, des pylônes, des tours, des transformateurs et fils sur le territoire de la municipalité. En 1945, l’électrification des parties nord et sud de l’avenue Tour du Lac est demandée par la municipalité. La compagnie accepte de le faire. En 1987, la municipalité de Lac-à-la-Tortue achète son réseau d’éclairage public à Hydro-Québec, qui l’a acquis de la Shawinigan Water and Power lors de sa nationalisation en 1963, par le gouvernement du Québec.

Le garage municipal[modifier | modifier le code]

La construction de l’édifice municipal, qui est toujours visible de nos jours, débute lors de la décision de la municipalité de se doter d’un service d’incendie en 1971. Le tout fut terminé en 1972. Avant cette date, le combat des incendies revenait aux pompiers de la ville de Grand-Mère. Lors de la construction de la caserne de pompiers, il fut également décidé de joindre la construction de nouveaux bureaux municipaux pour la municipalité.

En 1972, la demande étant croissante pour les livres dans la municipalité, un petit local dans l’école Notre-Dame est aménagé comme étant la bibliothèque municipale. En 1976, elle déménage dans la seconde école du village, l’école Jacques-Cartier. En 1981, la bibliothèque doit de nouveau changer d’emplacement parce que l’espace qu’elle occupe doit être réaménagé en classes, puisque le nombre d’élèves est à la hausse. Avec la fusion municipale de 2001, l’espace de l’ancien édifice municipal est réaménagé pour mieux répondre aux besoins de la bibliothèque municipale.

Maires[modifier | modifier le code]

De 1895 à 2011, la municipalité du Lac-à-la-Tortue était administrée par le maire et le conseil municipal[5]. Les maires de l'histoire de la ville ont été :

# Maire Début Fin
1 Onésime L’Heureux 1895 1901
2 Samuel Buisson 1901 1907
3 Phydime Simard 1907 1910
4 J.-E. Collin 1910 1916
5 Isidore Bernier 1916 1917
6 Philippe Parenteau 1917 1919
7 Sinaï Lupien 1919 1923
8 L.-P. Marchand 1923 1929
7 Sinaï Lupien 1929 1933
9 Pierre Matton 1933 1937
7 Sinaï Lupien 1937 1939
10 Émile Beaudoin 1939 1945
7 Sinaï Lupien 1945 1949
11 Henri-J. Dubois 1949 1953
12 Julien Massicotte 1953 1969
13 Achille Lajoie 1969 1975
14 Réjean Petit 1975 1979
15 Martial Grenier 1979 1983
16 Jacques Longpré 1983 1985
17 Gaston Demers 1985 1987
16 Jacques Longpré 1987 1991
18 Bernard Cayouette 1991 2001

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ville de Shawinigan »
  2. Cahier « Conservation de la nature » distribué avec le Journal La Presse du 21 septembre 2013. Cette zone constitue un milieu naturel protégé.
  3. « Réserve écologique du Lac-à-la-Tortue »
  4. Recherches effectuées en septembre 2013 par l'historien Gaétan Veillette (Saint-Hubert, QC), à partir des cartes du Service de la cartographie du Ministère de l'Énergie et des Ressources, du Gouvernement du Québec. Carte daté de: 1989-06-12.
  5. Source: volume « Centenaire Saint-Théophile de Lac-à-la-Tortue », 1994