Rivière Batiscan

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Article détaillé : Batiscanie.

Rivière Batiscan
Illustration
Chute des Ailes à Saint-Narcisse
Caractéristiques
Longueur 196 km [1]
Bassin 4 690 km2 [1]
Bassin collecteur Estuaire du Saint-Laurent
Débit moyen 96 m3/s (centrale de Saint-Narcisse)
Cours
Source Lac Édouard
· Localisation Lac-Édouard (Québec)
· Altitude 363 m
· Coordonnées 47° 38′ 47″ N, 72° 17′ 57″ O
Confluence Fleuve Saint-Laurent
· Localisation Batiscan (Québec)
· Altitude m
· Coordonnées 46° 31′ 12″ N, 72° 14′ 09″ O
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche aux Éclairs, Moïse, Miguick, à Pierre, à Veillet
· Rive droite Jeannotte, Serpentine, Propre, Tawachiche, Pierre-Paul, des Envies, des chutes, à la lime
Pays traversés Drapeau du Canada Canada
Régions traversées Québec

La rivière Batiscan coule sur 196 km à partir du lac Édouard en Mauricie (Québec, Canada) en direction sud pour se jeter dans le Saint-Laurent à la hauteur de Batiscan. Son parcours traverse les MRC (municipalité régionale de comté) de La Tuque, de Portneuf, de Mékinac et des Chenaux.

De nos jours, cette vallée est un lieu notamment de camping, de villégiature, d'observations de la nature et d'activités nautiques tels le canot, le kayac, rafting, le ponton et la baignade aux endroits désignés. La rivière Batiscan est une destination canadienne populaire pour le kayak d'eau vive, offrant de nombreuses classes III, IV, V et rapides, surtout en amont de Notre-Dame-de-Montauban[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La rivière a été nommée en 1602 par Samuel de Champlain[3]. Cette désignation d'origine amérindienne existait avant même l'arrivée des premiers contingents d'explorateurs français. Champlain rapporte en 1610 que la rivière tiendrait son nom d'un chef Algonquin portant le même nom[4]. Le toponyme Batiscan soulève quelques interprétations émanant de diverses sources. Le père Charles Arnaud soutenait que le nom signifiait « vapeur ou nuée légère ». Toujours selon lui, le nom pourrait aussi signifier « viande séchée pulvérisée ». Selon Pierre-Georges Roy, son nom signifierait « qui a des joncs à son embouchure », ce qui a été constaté par le passé. Pour le père Albert Lacombe, le nom proviendrait du cri tabateskan et signifierait « corne fendue ou pendante » et pour le père Joseph-Étienne Guinard, il proviendrait du cri patiskam et signifierait « faire un faux pas »[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Cours[modifier | modifier le code]

La rivière Batiscan prend sa source au lac Édouard en Haute-Mauricie à 363 m d'altitude dans les Laurentides, qui est situé dans la municipalité du même nom. Caractéristique particulière, le lac Édouard possède un deuxième émissaire, la rivière Jeannotte qui rejoint la Batiscan après un parcours de 48 km[6]. Partant du lac Édouard, la rivière Batiscan coule sur 9,3 km avant de se jeter successivement dans trois lacs dont celui du centre est le "Lac à la Croix". La rivière parcours environ 2,1 km en traversant ces lacs. Puis la rivière parcours un autre 0,9 km avant de ce jeter dans un autre lac, lequel reçoit aussi par le nord la décharge du sous-bassin versant le Lac aux Biscuits. Ce tributaire de la Batiscan est considéré comme la deuxième tête de la rivière.

La Seigneurie du Triton, érigée en 1897 en bordure du Lac à la Croix, administre un territoire de chasse et pêche de 42,8 km2. Cette pourvoirie s'avère l’un des plus anciens clubs de chasse et pêche privés au Québec. Cette pourvoirie offre plusieurs activités: sentiers d’interprétation de la nature, ballades en canot et en rabaska, visites de l’habitat du castor et de frayères (lieu de reproduction de la truite), visite de la gare Triton, promenade en pédalo, baignade, etc. Dans ce secteur, plusieurs sentiers pédestres sont entretenus par la Société de la Faune et des Parcs du Québec, reliant notamment le lac aux biscuits.

Dans le premier segment de 25 km de son parcours, la rivière traverse huit lacs (plusieurs étant constitués par le renflement de la rivière) dont deux petits.

Le Lac Batiscan[7] s'avère la troisième tête de la rivière Batiscan. Ce lac fait tout en longueur est situé dans la MRC de La Jacques-Cartier (soit le territoire non organisé de Lac-Croche). Le lac Batiscan qui est surtout approvisionné par la rivière Croche, se trouve à l'extérieur de la limite sud-ouest de la Réserve faunique des Laurentides. Ce lac se décharge dans la rivière aux Éclairs, qui se dirige vers l'ouest sur 15 km avant de se déverser dans la rivière Batiscan[8].

À partir du lac à la Croix, la rivière Batiscan coule successivement dans un territoire sauvage, et dans la réserve faunique de Portneuf. Puis la rivière descend en passant par Rivière-à-Pierre, Notre-Dame-de-Montauban, Lac-aux-Sables, Sainte-Thècle, Saint-Adelphe, Saint-Stanislas, Saint-Narcisse, Sainte-Geneviève-de-Batiscan et Batiscan. La Batiscan coule principalement en direction sud sur 196 km et rejoint le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Batiscan[1].

La rivière parcourt un territoire surtout forestier, de sa source jusqu'au pont de chemin de fer de Saint-Adelphe (à l’exception de certaines zones agricoles de proximité des rangs Saint-Alphonse et Price, ainsi qu'aux environs du chemin Rousseau au nord du village Notre-Dame-de-Montauban et de la rue Principale. Le reste du parcours de la rivière Batiscan est à dominance agricole.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Rivière Batiscan

Le bassin hydrographique de la Batiscan a une superficie de 4 690 km2[1]. Son débit qui est mesuré à la centrale de Saint-Narcisse, est de 96 m3/s[9]. Le débit présente cependant une forte variation saisonnière, avec un maximum de 937 m3/s en mai et un minimum de 7,9 m3/s au mois de septembre[9]. Les derniers 18 km de la rivière font partie de l'estuaire du Saint-Laurent, les marées y sont de 1,5 m à son embouchure[9].

Le bassin est composé d'une centaine de cours d'eau[10]. Les principaux tributaires de la Batiscan sont, de l'amont à l'aval, les rivières aux Castors Noirs, aux Éclairs, Jeannotte, Miguick, à Pierre, Tawachiche et des Envies[10]. Les principaux sous-bassins versants de la Batiscanie sont: Jeannotte (560 km2), Des Envies (475,82 km2), Miguick (303,56 km2) et Moïse (301,56 km2)[11].

Le bassin comprend un millier de lacs[6]. Les plus importants sont les lacs Édouard (25,2 km2), Batiscan (9,7 km2), aux Sables (5,31 km2), Masketsi (4,01 km2), à la Tortue (3,39 km2), du Jésuite (3,32 km2) et Roberge (1,89 km2)[6]. Dans le bassin versant de la rivière Batiscan, plus de 85 barrages de taille variée ont été répertoriés. Sept de ces barrages ont une hauteur de plus de 5 m[12]. Le barrage le plus imposant est celui de Saint-Narcisse avec une longueur de 254 mètres et une hauteur de 21 mètres à partir du lit de la rivière. Son réservoir couvre 43 hectares.

Géologie[modifier | modifier le code]

La partie du bassin au nord de la moraine de Saint-Narcisse est située dans les Laurentides, soit la province de Grenville du Bouclier canadien. On y retrouve des roches ignées telles le granite, la monzonite, la migmatite, la mangérite, le gabbro et la diorite et des roches sédimentaires telles le gneiss et le schiste[13]. Quant aux derniers 23 km, ils font partie de la plate-forme du Saint-Laurent qui est composé de roches sédimentaires du Paléozoïque comme le calcaire, le schiste et le grès[13].

Les dépôts meubles du Quaternaire des basses-terres du Saint-Laurent sont principalement dus au retrait de l'Inlandsis il y a 11 000 ans, la région a été ensuite recouverte par la mer de Champlain sur une période de 200 ans laissant des dépôt d'argile. Les régions près du fleuve sont recouvertes de dépôts fluviatiles. Des tourbières se sont développées dans certaines zones ou le drainage était mauvais, dont celle du lac-à-la-Tortue qui a une superficie de 3 300 ha. Dans les Laurentides, les principaux dépôts sont le till qui a été laissé par le retrait des glaciers[14].

Milieu naturel[modifier | modifier le code]

Le sud du bassin fait partie de l'érablière à bouleau jaune. On retrouve plusieurs espèces en péril dans le bassin, dont le Xyris des montagnes, la platanthère à gorge frangée, l'utriculaire à scapes géminés, l'érable noir, le potamot nain, le potamot de Vasey, le rhynchospore capillaire, la scirpe de Torrey et l'utriculaire à bosse[15].

Il y a 49 espèces de Mammifères qui fréquentent le bassin de la Batiscan. Parmi les espèces qui peuvent fréquenter la rivière, on rencontre le castor du Canada, la loutre de rivière, l'orignal, le rat musqué et la taupe à nez étoilé[16].

110 espèces d'oiseaux fréquentent le bassin. Le lac Édouard sert à la reproduction au grand héron, au bihoreau gris, au plongeon huard, au grand harle, au Garrot à œil d'or, et au goéland hudsonien[17].

Le plus récent recensement de la faune piscicole de la rivière a permis d'identifier 54 espèces de poissons. Comme pour la rivière Sainte-Anne, la rivière présente une frayère de poulamon atlantique à son embouchure. On y retrouve aussi l'omble de fontaine, l'omble chevalier, le Touladi, le grand corégone, le grand brochet, le maskinongé (poisson), la perchaude et le doré jaune[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1639, les Jésuites firent l'acquisition de la seigneurie de Batiscan dans le but d'évangéliser les Attikameks. Ceux-ci ne s'installèrent jamais dans la colonie, bien qu'ils ont utilisé la rivière jusqu'au XIXe siècle pour le commerce de la fourrure. En 1665, les Jésuites concédèrent les premiers lots de la seigneurie, les colons s'installèrent principalement à Sainte-Geneviève-de-Batiscan. En 1781, ils installèrent un moulin sur la rivière des Envies, affluents réputé plus facile que la Batiscan. En 1786, une chapelle fut construite à Saint-Stanislas. Vers la fin du XIXe siècle, les municipalités de Saint-Séverin, de Saint-Tite, de Sainte-Thècle, de Saint-Adelphe et de Lac-aux-Sables sont constituées[19].

Le "Journal des Jésuites" fait rapport d'une expédition de traite de fourrures, composés de huit Français de Trois-Rivières, avec vingt canots d’Algonquins, partie le 20 avril 1657 de Trois-Rivières: « Ils entrèrent dans les terres par la rivière Batiscan, qui est six lieues au-dessous des Trois-Rivières. Ils passèrent dans cette rivière vingt-huit saults en quatorze jours. Ils arrivèrent au terme de leur voyage le 28 mai, après avoir passé soixante-et-quatorze saults ou portages. Ils retournèrent aux Trois-Rivières le 15 juillet chargés de castors.»[20]. La première noyade (un Français) connue sur cette rivière est survenue lors de cette expédition.

Le terrible tremblement de terre du 5 février 1663 aurait modifié significativement le relief dans la vallée notamment la disparition de saults dans la rivière Batiscan, l'émergence de nouveaux rochers, l'aplanissement de certaines montagnes, des fissures majeures dans le sol…[21].

À partir de 1852 que la Price Brothers and Company commença à exploiter la forêt de la vallée de la Batiscan. Plusieurs scieries furent construites sur les rivières Batiscan et des Envies Le bois était transporté par flotaison en descendant le courant de la rivière, ce qui requiert le travail de draveurs et de cageux. Les premiers types d'arbres coupés furent les pins blancs, expédiés en Grande-Bretagne. À partir des années 1930, l'activité forestière se transforma et servit plutôt aux papetières. En 1963, la drave fut abandonnée sur la Batiscan[22].

Ancienne centrale de Saint-Narcisse

En 1896, Jean-Baptiste Frégault constitue la North Shore Power Company et achète les droits de production sur la Grande Chute près de Saint-Narcisse. Il y construit une centrale hydroélectrique ainsi qu'une ligne à haute tension de 29 km, la première de l'Empire britannique. La centrale fut agrandie en 1905. En 1907, elle fut vendue à la Shawinigan Water and Power Company. Cette dernière la remplaça par une nouvelle centrale de Saint-Narcisse en 1926. En 1963, elle fut acquise par Hydro-Québec lors de la nationalisation de l'électricité[23]. Cette centrale à Saint-Narcisse a une puissance de 15 MW[24].

Les gisements de fer furent exploités du XVIIIe siècle jusqu'au début du XXe siècle. Deux forges furent ouvertes dans le bassin hydrographique, soit les forges de Batiscan, entre 1798 et 1813, et les forges de Saint-Tite, entre 1870 et 1888. Une mine de zinc et de plomb fut exploitée à Notre-Dame-de-Montauban en 1911 et 1965. Une mine de cuivre et de nickel fut exploitée à Lac-Édouard entre 1973 et 1974[25].

Infrastructure[modifier | modifier le code]

Principaux tributaires[modifier | modifier le code]

Voici les principaux tributaires de la rivière Batiscan, à partir de l'embouchure.

Rive gauche (à partir de la confluence):

Rive droite (à partir de la confluence):

Principaux ponts[modifier | modifier le code]

Les principaux ponts (ou infrastructure) construits sur la rivière Batiscan sont (partant de l'embouchure):

Basse Batiscanie :

  1. Pont de la route 138, rue Principale à Batiscan à environ 500 mètres de l'embouchure du fleuve.
  2. Pont ferroviaire de Batiscan, situé à environ 800 mètres en amont du pont de la 138.
  3. Deux ponts de l'autoroute 40, situés à environ 2 500 mètres en amont du pont ferroviaire,
  4. Pont de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, situé à la hauteur du village (presque face à l'église), à environ 2,5 km en amont des ponts de l'autoroute 40, reliant la rue de l'église (rive nord) et la route du village de Champlain (rive sud). Un premier pont à péage est construit en 1870 pour remplacer le traversier; malheureusement le pont a été emporté par l'eau en 1896. Le système de traversier est rétabli pour deux mois. En 1917, la crue des eaux a provoqué la chute d'une des arches du pont. La municipalité se porte alors acquéreur de ce pont et le répare. Ce pont a existé jusqu'en 1968 où il a été démoli pour être remplacé par le pont actuel.
  5. Passerelle piétonnière traversant la rivière à presque un km par l'eau (ou 550 mètres en ligne droite) en aval du barrage de Saint-Narcisse.
  6. Barrage hydroélectrique de Saint-Narcisse.
  7. Pont piétonnier des chutes à Murphy, situé à 3,3 km par l'eau (ou 2,5 km en ligne directe) en amont du barrage de Saint-Narcisse.

Moyenne Batiscanie :

  1. Pont de Saint-Stanislas, situé à la hauteur du village sur la route 159, à environ 8,5 km en amont du barrage de Saint-Narcisse. Le premier pont, construit en bois a été emporté par les glaces le 2 mai 1867. Le deuxième pont qui a été fabriqué également en bois, reposait sur quatre piliers[26]. Tandis que le grand pont de fer sur la rivière Batiscan a été construit en 1922[27].
  2. Pont en ciment de Saint-Adelphe, situé à la hauteur de la rue du Moulin au village (au sud du village), à environ 15,5 km en amont du pont de Saint-Stanislas.
  3. Pont à péage au village de Saint-Adelphe construit en bois en 1912, par P.N. Chaillez de Saint-Stanislas. En 1914, un deuxième pont à péage remplace le premier devenu trop dangereux. Il est remplacé en 1924, par un pont couvert en bois de 338 pieds de long, comportant sur un seul pilier central, au coût de 16 000 $. Ce pont était situé à 300 mètres en amont du pont en ciment actuel. En 1937, le pont couvert a fait l'objet d'importantes réparations[28]. Ce pont couvert a été démoli en 1968, à la suite de la construction du pont en ciment. Le pont couvert comportait un trottoir piétonnier sur le côté sud-est.
  4. Pont ferroviaire de Saint-Adelphe, reliant le rang Pie et le rang Haut-St-Émile, à environ 2,8 km en amont du pont du village. Le pont ferroviaire de Saint-Adelphe a été construit en 1907. Les trains y ont circulé pendant 100 ans. Ce vieux pont de fer est désaffecté depuis 2007.
  5. Pont du Lac-aux-Sables, reliant le village et le chemin du rang Price menant à Saint-Ubalde, à environ 14 km en amont du pont ferroviaire de Saint-Adelphe. Le pont couvert en bois enjambant la Batiscan, reliant le village et le rang Price, a été construit en 1900. Il a été détruit par un incendie le 14 juin 1950. Le pont a été reconstruit en 1952 en métal[29].
  6. Pont de Notre-Dame-de-Montauban, situé à la hauteur du village, à environ 12 km en amont du pont du Lac-aux-Sables.
  7. Pont de chemin de fer, situé à 4,2 km en amont du pont de Notre-Dame-de-Montauban. Ce pont permet au train venant d'Hervey-Jonction de se diriger vers Rivière-à-Pierre, en suivant la route Rousseau (route 367).

Haute-Batiscanie :

  1. Pont routier Talbot, situé au kilomètre no. 102, soit à 13,5 km par la rivière en amont de l'embouchure (km no. 88,5) de la Rivière-à-Pierre. Entre les kilomètres 102 et 88,5, la rivière comporte de nombreux rapides dont certains conviennent à des kayakistes expérimentés. Le pont Talbot permet à la Réserve faunique de Portneuf de desservir son territoire situé à l'ouest de la rivière Batiscan, notamment les lacs plus grands tels Gilardeau, Lapeyrène, Robinson et Lac de Travers.
  2. Pont de l'Île à la Croix, situé à la limite nord de la Réserve faunique de Portneuf pour la partie du territoire à l'est de la rivière Batiscan. Ce pont permet aussi d'accéder à la route menant à la partie nord de la réserve, du côté ouest de la rivière Batiscan.
  3. Pont de chemin de fer, dans le secteur Beaudet, situé à 9 km en amont de la limite nord de la Réserve faunique de Portneuf ou à 19,8 km au nord de l'Île à la Croix. Grâce à ce pont ferroviaire, le train remonte vers le nord par la rive droite.
  4. Pont routier enjambant un détroit du Lac-à-la-Croix. Cette route permet d'atteindre la décharge située à l'embouchure d'un affluent du Lac-à-la-Croix (alimenté en amont par le Lac aux Biscuits et John-Bull).
  5. Pont routier situé à 250 m. plus bas que le pont ferroviaire (ou à 0,5 km du lac à la Croix), dans la Seigneurie de Triton.
  6. Pont ferroviaire, situé à 8,5 km en aval de la gare du Lac Édouard par la voie ferrée, permettant au train de revenir sur la rive gauche, et remontant vers le nord.
  7. Pont routier situé à 1,1 km par l'eau, plus bas que le pont ferroviaire. Ce pont routier permet de relier le chemin forestier logeant la rivière sur la rive gauche et d'atteindre la Seigneurie de Triton.
  8. Pont ferroviaire, situé à 2 km en aval du pont ferroviaire plus haut sur la rivière ou à 4,3 km de la gare du Lac Édouard par la voie ferrée.
  9. Pont routier, bâti à côté du dernier pont ferroviaire à la tête de la rivière, soit à 2,3 km de la gare de la municipalité du Lac Édouard.
  10. Pont ferroviaire, situé à un kilomètre du Lac Édouard par l'eau ou 2,3 km de la gare du Lac Édouard par la voie ferrée.
  11. Écluse à la décharge du Lac Édouard construite vers 1897 sur la passe de cette rivière. L'écluse surmontée d'une passerelle, servait à gérer le niveau de l'eau, pour faciliter le transport du bois par flottaison vers les moulins à scie du village. À la suite de l'incendie forestier majeur de 1902, les entrepreneurs forestiers ont délaissé la région et l'écluse a été laissé à l'abandon. Malheureusement, l'écluse a cédé dans la grande crue du printemps 1928[30].

Note: En somme, 19 ponts routiers (ou autres infrastructures) et sept ponts ferroviaires enjambent la rivière Batiscan sur l'ensemble de son parcours.

Centrales hydro-électriques[modifier | modifier le code]

La centrale de Saint-Narcisse est la seule centrale hydroélectrique située sur la rivière Batiscan. Toutefois, des centrales ont été érigées sur des affluents de la rivière Batiscan:

Principales attractions[modifier | modifier le code]

Parc de la Rivière-Batiscan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc de la Rivière-Batiscan.

D'une superficie de 400 hectares (1000 acres), le Parc régional de la Batiscan est parsemé de chutes, de rapides et de bassins, dans l'emprise du barrage de Saint-Narcisse. Ce parc qui est coupé par la rivière Batiscan, comporte une longue passerelle surélevée pour traverser la rivière, de nombreux belvédères et un réseau de sentiers totalisant 25 kilomètres, reliant trois municipalités: Saint-Stanislas, Saint-Narcisse et Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Ce Parc offre une gamme d'activités éducatives sur l'environnement, des activités sur le plein air et des activités à caractère historique.

Chutes sur le billet de cinq dollars[modifier | modifier le code]

La chute du Neuf (désignée populaire "chute du cinq dollars") est située à environ 0,5 km en amont du village de Notre-Dame-de-Montauban. Vu du parc riverain (désigné Parc des chutes) ou du pont enjambant la Batiscan à la haute du village ou du Bar des chutes (côté est de la rivière), le panorama de la chute est magnifique. Cette chute comporte une grande ressemblance à l'image figurant sur les anciens billets de cinq dollars canadiens. Le parc public aménagé autour des chutes attire de nombreux visiteurs, car huit sentiers pédestres ont été aménagés par la Coopérative local de Montauban, dont l'un rejoint le mont Otis (325 m.). En sus, une passerelle surélevée mène les visiteurs sur une petite île au milieu des rapides. Ce parc autour de la chute a commencé à être aménagé en 1977, pour le centenaire de la paroisse de Notre-Dame-des-Anges.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 18
  2. « Site Internet "Rafting Nouveau Monde" »
  3. « Rivière Batiscan », Banque de noms de lieux du Québec, sur Commission de toponymie (consulté le 5 mars 2011)
  4. Douville, Raymond, La seigneurie de Batiscan : chronique des premières années, (1636-1681), Éditions du Bien public, Trois-Rivières, Québec, 1980, commentant l’étymologie du nom de Batiscan.
  5. « Batiscan », Banque de noms de lieux du Québec, sur Commission de Toponynie (consulté le 5 mars 2011)
  6. a, b et c Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 77–78
  7. « Commission de toponymie du Québec »
  8. Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie publié en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé. La société Micro-Intel en a produit un cédérom, en 1997.
  9. a, b et c Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 79–83
  10. a et b Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 78–79
  11. « Plan régional de développement intégré des ressources et du territoire (PRDIRT) »
  12. Chaire de recherche du Canada en dynamique fluviale, « Barrages sur le bassin versant de la rivière Batiscan » (consulté le 14 janvier 2013)
  13. a et b Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 46
  14. Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 46–47
  15. Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 64–65
  16. Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 59–60
  17. Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 62–63
  18. Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 66–70
  19. Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 40–41
  20. Raymond Douville, "La seigneurie de Batiscan : chronique des premières années, (1636-1681)", Les Éditions du Bien public, Trois-Rivières, p. 10, citant le "Journal des Jésuites".
  21. Raymond Douville, "La seigneurie de Batiscan : chronique des premières années (1636-1681)", Éditions du Bien public, Trois-Rivières, p. 11 à 13, chapitre "Le tremblement de terre de 1663".
  22. Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 41–42
  23. Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 42
  24. « Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan, "Plan directeur de l’eau du bassin versant de la rivière Batiscan-2011", chapitre 8 - Usage de l'eau, 248 p., p. 78. »
  25. Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan 2007, p. 42–43
  26. "Saint-Stanislas-Comté de Champlain - Répertoire historique - Vol. 1", Janine Trépanier-Massicotte, Éditions du Bien public, p. 16 (avec photo des deux premiers ponts).
  27. "Saint-Stanislas-Comté de Champlain - Répertoire historique - Vol. 1", Janine Trépanier-Massicotte, Éditions du Bien public, p. 34.
  28. « Histoire de Saint-Adelphe - Mémoires d'un pont couvert - (Références: Vie municipale à Saint-Adelphe; synthèse écrite par Luce Bordeleau - 2004) » (consulté le 4 juin 2013)
  29. Ouvrage "Lac-aux-Sables - Témoin de notre passé", Société d'histoire de Lac-aux-Sables et d'Hervey-Jonction, p. 77.
  30. Marguerite Gagnon-Lebel, ouvrage "Si le Lac Édouard m'était conté…", Chicoutimi, 1995, 297 pages.
  31. « Histoire de Saint-Séverin »
  32. « Histoire du barrage de Rivière-à-Pierre » [archive du ]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société d'aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan, Portrait du bassin versant de la rivière Batiscan, Sainte-Geneviève-de-Bastiscan, , 226 p. (lire en ligne)