Sainte-Geneviève-de-Batiscan

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Sainte-Geneviève-de-Batiscan
Municipalité de Sainte-Geneviève-de-Batiscan
Municipalité de Sainte-Geneviève-de-Batiscan
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Mauricie
Subdivision régionale Les Chenaux
Statut municipal Municipalité de paroisse
Maire
Mandat
Christian Gendron
2013 - 2017
Constitution
Démographie
Gentilé Genevièvois, oise
Population 1 063 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 00″ Nord 72° 20′ 00″ Ouest / 46.533338, -72.333338
Superficie 9 791 ha = 97,91 km2
Divers
Code géographique 37215
Localisation
Localisation de Sainte-Geneviève-de-Batiscan dans Les Chenaux
Localisation de Sainte-Geneviève-de-Batiscan dans Les Chenaux

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Sainte-Geneviève-de-Batiscan

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Sainte-Geneviève-de-Batiscan

Sainte-Geneviève-de-Batiscan est une municipalité de paroisse canadienne du Québec située dans la municipalité régionale de comté (MRC) des Chenaux, dans la Batiscanie et dans la région administrative de la Mauricie.

La localité de Sainte-Geneviève-de-Batiscan a été le chef-lieu de la Seigneurie de Batiscan, à partir de 1665 et du Comté de Champlain de 1855 à 1981. Au cours des premiers siècles de son histoire, l'économie de la localité a été axée sur la foresterie, l'agriculture, la pêche et le transport fluvial. Sainte-Geneviève a aussi été un centre de commerce prédominant pour la Batiscanie.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Le village principal est situé sur la rive nord-est de la rivière Batiscan, au confluent de la rivière à Veillet; tandis qu'un petit village est situé, juste en face, sur la rive sud-ouest. Le centre du village est située à environ 6,3 km de l'embouchure de la rivière Batiscan et à 7,6 km de la gare ferroviaire de Batiscan, sur le parcours du chemin de fer Canadien Pacifique. La rivière Batiscan traverse la localité et la fractionne en deux parties. Deux autres rivières traversent son territoire pour se jeter dans la Batiscan: rivière à Veillet et Rivière à la Lime.

La zone agricole de Sainte-Geneviève-de-Batiscan s'arrête au pied de la morraine de Saint-Narcisse. Il s'agit d'une ligne montagneuse dans le sens est-ouest, qui sépare Sainte-Geneviève-de-Batiscan avec Saint-Stanislas et Saint-Narcisse. Tout le territoire de Sainte-Geneviève-de-Batiscan est compris dans la Batiscanie, sauf deux zones: l'une à l'est, à la limite de Sainte-Anne-de-la-Pérade; et l'autre au sud-ouest, près de la limite de Saint-Luc-de-Vincennes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

À l'origine, la paroisse catholique a été désignée en hommage à sainte Geneviève (423-512 ou 512), patronne de la ville de Paris, où a été ordonné prêtre le premier desservant de la paroisse, l'abbé Gervais Lefebvre (vers 1672-1736)[1]. La première mention du nom date de 1727. À cette époque, la dévotion à Sainte-Geneviève était très populaire[2].

Paroisse catholique[modifier | modifier le code]

Les registres d'état civil de Sainte-Geneviève de Batiscan débutent en juillet 1727 et sont administrés par la paroisse voisine de Saint-François-Xavier-de-Batiscan, jusqu'à l'érection canonique de la paroisse catholique de Sainte-Geneviève de Batiscan, survenue le 16 août 1833. Cette paroisse catholique relève du diocèse de Trois-Rivières. Un prêtre desservant ou un curé y réside depuis 1728.

Corporation catholique[modifier | modifier le code]

Fondée en 1721, La Fabrique de la paroisse de Sainte-Geneviève[3] a été incorporée le 16 août 1833[4] avec l'érection canonique par Mgr Joseph Signay, évêque de Québec[5]. La première mention du nom Sainte-Geneviève date de 1727. Elle est une corporation religieuse locale à but non lucratif, dont l'objet est d'acquérir, de posséder, de détenir, et d'administrer les finances et les biens pour les fins de l'exercice de la religion catholique romaine à Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Elle compte six membres bénévoles et un prêtre qui forment le conseil d'administration (le conseil de fabrique). Les biens que possède la corporation catholique en 2016 sont un terrain initial acquis en 1749 et dont il reste deux portions. Sur la première portion, il y a l’église construite en 1870-1871 (incendiée en 1933, reconstruite et rouverte en 1934), un presbytère construit en 1897, un hangar construit au 20e siècle, deux stationnements, un monument du Sacré-Cœur datant de 1921, un monument à la Vierge datant de 1923, un monument en hommage à Maurice Bellemare érigé en 1969, le monument aux pionniers érigé en 1985 devant l’église. Sur le terrain appartenant à la Fabrique, la Municipalité possède depuis 1980 la salle communautaire construite en 1917, ainsi que le calvaire de la Rivière-à-Veillet de 1827, cité monument historique en 2002, transporté sur le terrain de la fabrique en 2006 et donné par la Société historique à la Municipalité. Une des deux entrées du terrain appartenant à La Fabrique est signalisée comme étant la «Rue du Centre», nom donné par la Municipalité dans les années 1970, c’est une rue privée appartenant à la Fabrique. Sur la seconde portion, il y a un cimetière ouvert en 1912, avec son calvaire érigé la même année.

Corporation municipale de Sainte-Geneviève-de-Batiscan[modifier | modifier le code]

Incorporée le 1er juillet 1855, la corporation municipale de Sainte-Geneviève-de-Batiscan porte le nom de «Municipalité de paroisse de Sainte-Geneviève-de-Batiscan». Elle est une corporation civile locale, publique, à but non lucratif, dont l'objet est d'administrer les finances, les biens et généralement l'organisation territoriale à Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Elle compte six conseillers et un maire, tous rémunérés, qui forment le conseil d'administration (le conseil municipal).

Ses origines remontent à 1845 et à 1855. Le 1er juillet 1845, le gouvernement créait d'abord une corporation locale sous le nom de «Municipalité de paroisse de Sainte-Geneviève-de-Batiscan», qu'il a abolie deux ans plus tard, en 1847. Cette année-là, le 1er septembre 1847, l'administration du territoire de Sainte-Geneviève-de-Batiscan était confiée à une corporation régionale, la «Municipalité de comté de Champlain», créée en 1847 de la fusion de plusieurs municipalités locales et dont le siège était fixé à Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Le 1er juillet 1855, le gouvernement abolissait la corporation régionale de 1847, et créait à nouveau une corporation locale sous le nom de «Municipalité de paroisse de Sainte Geneviève». Le 15 mars 1969, la désignation de la corporation «Municipalité de paroisse de Sainte Geneviève» fut modifié en devenant «Municipalité de paroisse de Sainte-Geneviève-de-Batiscan»[6].

Les biens que possède la corporation municipale en 2016 sont un bureau municipal, un garage municipal, un réseau routier[7] avec ses ponts et son système d'éclairage, une salle communautaire désignée sous le nom de «Centre communautaire J.-A.-Lesieur» (située sur le terrain de La Fabrique), l'édifice du Service des loisirs, des installations de loisirs (un terrain de baseball, un terrain de tennis), une caserne de pompier, une station de pompage d'eau potable, un réseau d'aqueduc, un réseau d'égouts, un champ d'épuration des eaux usées, un pavillon Halte Desjardins, la bibliothèque Clément-Marchand qu'elle partage avec la Commission scolaire du Chemin du Roy, ainsi que le calvaire de la Rivière-à-Veillet (situé sur le terrain de La Fabrique).

Le territoire de municipalité de Sainte-Geneviève-de-Batiscan a été détaché des paroisses de Saint-François-Xavier-de-Batiscan et de La Visitation-de-Champlain[8].

Administration régionale[modifier | modifier le code]

Depuis 1855, la municipalité faisait partie du comté de Champlain dont elle a été le chef-lieu jusqu'au 31 décembre 1981. En 1982, la municipalité relève dorénavant de la municipalité régionale de comté de Francheville. En 2002, elle est incluse dans la municipalité régionale de comté des Chenaux.

Sainte-Geneviève-de-Batiscan, vue de la rive opposée

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1996 2001 2006 2011 2016
1 044 1 082 1 036 1 060 -
(Sources : Recensement du Canada)

Attraits touristiques[modifier | modifier le code]

  • Parc de la Rivière-Batiscan, comportant 25 km de sentiers pédestres, des belvédères d'observations sur le parc des chutes et un camping boisé.

Publications sur l'histoire[modifier | modifier le code]

  • Massicotte, Édouard-Zotique. Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Trois-Rivières, Éditions du Bien public, 1936, 131 pages (Collection «Pages trifluviennes», série A, no 18)
  • Rivard, Raymond, Sainte-Geneviève-de-Batiscan, 1833-1983, Sherbrooke, Albums souvenirs québécois, 1983. 160 pages

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Narcisse Saint-Stanislas Saint-Prosper-de-Champlain Rose des vents
N Sainte-Anne-de-la-Pérade
O    Sainte-Geneviève-de-Batiscan    E
S
Saint-Luc-de-Vincennes Champlain Batiscan

Médiagraphie[modifier | modifier le code]

  • Gouvernement du Québec, « Sainte-Genevieve-de-Batiscan », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  • Municipalité de Sainte-Geneviève-de-Batiscan: Site officiel
  • Municipalité régionale de comté (MRC) des Chenaux: Site officiel
  • Massicotte, Édouard-Zotique. Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Trois-Rivières, Éditions du Bien public, 1936, 131 pages (Collection «Pages trifluviennes», série A, no 18)
  • Rivard, Raymond, Sainte-Geneviève-de-Batiscan, 1833-1983, Sherbrooke, Albums souvenirs québécois, 1983. 160 pages

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. «On a longtemps pensé que [ce] nom avait été choisi parce que les ancêtres des pionniers venaient majoritairement de Paris et que ces derniers avaient réclamé le patronage de sainte Geneviève. Or, un examen attentif des lieux de naissance de ceux-ci a révélé qu'il n'en était rien. Il faut plutôt y voir le fait que le premier desservant de la paroisse, l'abbé Gervais Lefebvre (vers 1672-1736), curé de Sainte-Foy (1712-1714) et de Batiscan (1714-1730), a été ordonné prêtre à Paris et qu'il y a obtenu son doctorat en théologie, encore que le nom retenu rappelle quand même sainte Geneviève constituait un prénom féminin assez courant à l'époque.» Source : Commission de toponymie du Québec, «Sainte-Geneviève-de-Batiscan», Banque de noms de lieux du Québec, [en ligne], http://www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/toposweb/fiche.aspx?no_seq=57797 (page consultée le 30 avril 2016)
  2. L'église de Champlain, paroisse voisine, conserve un tableau de dévotion à Sainte-Geneviève et un tableau ex-voto consacré aussi à Sainte-Geneviève, tous les deux datant de la période de l'attribution du nom à la paroisse Sainte-Geneviève en 1727 ou avant. Voir le site web de l'église de Champlain : http://www.eglisedechamplain.qc.ca/eglise2.htm
  3. Conformément à l'article 12 de la Loi sur les Fabriques, le nom de la corporation commence par l'article «La», donc avec une majuscule.
  4. La corporation a été inscrite au Registre des entreprises du Québec à compter du 1er janvier 1966, conformément à la loi, comme toutes les autres fabriques. Toutes les compagnies et tous les organismes sont inscrits dans ce registre. Puis la corporation a été immatriculée le 19 novembre 2012 par le Registraire comme toute autre organisation.
  5. La paroisse de Sainte-Geneviève-de-Batiscan n'était pas encore érigée canoniquement qu'elle avait déjà ses registres paroissiaux dès plus d'un siècle (1727), ses marguilliers dès 1721, ses curés, son église.
  6. Janko Pavsic, «Sainte-Geneviève-de-Batiscan (paroisse)», Prosopographie des administrateurs dirigeants et répertoire des entités municipales du Québec (PADREM Québec), Institut généalogique Drouin, [en ligne], http://www.mairesduquebec.com/mairesduquebec/munic.php?id=1349 (page consultée le 30 avril 2016.
  7. Quelques rues n'appartiennent pas à la corporation municipale, elles sont privées, comme c'est le cas de la «Rue du Centre» qui appartient à La Fabrique de la paroisse Sainte-Geneviève-de-Batiscan.
  8. Magnan, Hormisdas, "Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la Province de Québec", 1925, p. 402.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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