Renzo De Felice

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Renzo De Felice
Renzo De Felice.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Italien ( - ), Italien ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Domaines
Histoire contemporaine (en), révisionnisme, fascismeVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Renzo De Felice (Rieti, ) était un historien italien, spécialiste du fascisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Renzo De Felice étudie l'histoire à l'université de Rome, où il est l'élève de Federico Chabod et Delio Cantimori (it) ; De Felice adhère au Parti communiste italien au début des années 1950, puis signe en 1956 le manifeste des 101 qui exprime la distance que prennent une grande partie des membres du parti vis-à-vis de l'Union soviétique après la répression violente de l'insurrection de Budapest ; comme beaucoup des signataires, il finit par quitter le Parti communiste.

En 1972, il part à Rome enseigner à l'université La Sapienza, où il enseigne d'abord l'histoire des partis politiques, puis la science politique, avant d'obtenir en 1986 la chaire d'histoire contemporaine.

Travaux[modifier | modifier le code]

Renzo De Felice est connu pour sa volumineuse biographie de Mussolini, toujours inachevée à sa mort. Il a également fondé la revue Storia Contemporanea (it). Il s'est principalement intéressé au fascisme. De Felice distingue le « fascisme en tant que mouvement » et le « fascisme en tant que régime ».

Pour lui, le fascisme, en particulier en tant que mouvement, est une idéologie révolutionnaire correspondant aux attentes de la classe moyenne, qui s'enracine dans la philosophie des Lumières. Le fascisme ne profite pas de la peur des classes moyennes, mais plutôt d'une tentative de leur part pour monopoliser le pouvoir. Pour De Felice, le fascisme reste une idéologie politique valide, qui ne peut ni ne doit être diabolisée ou réduite suivant les termes d'une rhétorique qu'il juge « marxiste ».

Enfin, il ne voit pas vraiment de lien, ou de possibilité de comparaison valable entre le fascisme italien et le national-socialisme allemand, qu'il considère comme radicalement différents. Les conclusions controversées de De Felice lui valurent de nombreuses critiques, certains, comme Giuliano Procacci (it), Paolo Alatri (it) et Nicola Tranfaglia (it), voyant même dans ses travaux une apologie du fascisme.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le fascisme un totalitarisme à l'italienne ?, préface d'Olivier Milza, traduction de Catherine Brice, Sophie Gherardi-Pouthier et Francesca Mosca, Presse de la fondation nationale des sciences politiques, 1988
  • Les Rouges et les Noirs : Mussolini, la République de Salò et la résistance 1943-1945, Georg, 1999 (Rosso e nero, Baldini & Castoldi, 1995).
  • Les interprétations du fascisme : essai [« Le interpretazioni del fascismo »] (trad. Xavier Tabet, préf. Emilio Gentile), Paris, Éditions des Syrtes, , 298 p. (ISBN 2-84545-016-8, présentation en ligne).
  • Brève histoire du fascisme, préface de Pierre Milza, traduction de Jérôme Nicolas, Éditions Points, 2009

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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