Maurice Larrouy (écrivain)

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Maurice Larrouy (9 juin 1882-18 juillet 1939 à Meung-sur-Loire[1]) est un officier de marine et écrivain français.

Une séance de travail avec Robert Burnier, Pierre Vellones tous deux à gauche et René Milan en chapeau. Au premier plan, Marie-Louise Casadesus et Nina Myral .

Fils d'un commissaire général de la Marine, il fut reçu major à l’École Navale en 1901, devint enseigne de vaisseau en 1903, breveté interprète d’anglais en 1911, lieutenant de vaisseau en 1913, breveté pilote de dirigeable. Démissionnaire en 1919 pour se consacrer alors à la littérature, il fut ensuite promu dans la réserve capitaine de corvette (1926) puis capitaine de frégate[2]. Officier de la Légion d’honneur et décoré de la Croix de guerre, il avait épousé à Paris (IIe) le 20 décembre 1916 Denise Decori, fille de Félix Decori (1860-1915), avocat, secrétaire général de la Présidence de la République (1914), en présence du président Raymond Poincaré, de Louis Barthou, d’Alfred Capus, de l’Académie française, témoins de la mariée, de Pierre Mille, son témoin.

Il publie au début du XXe siècle des romans maritimes et exotiques dont quelques-uns connaissent un certain succès comme L'Odyssée d'un transport torpillé (Prix Femina 1917) ou Coup de roulis. Ces ouvrages sont écrits dans l'esprit d'autres officiers de marine, comme Pierre Loti, Claude Farrère ou encore Paul Chack. Il se présente à l'Académie française le 24 mai 1934 et obtient 2 voix contre 9 à Edmond Jaloux et 24 à Maurice de Broglie, élu. Il fut vice-président de la Société des gens de lettres.
La première édition de certains romans indiquent le pseudonyme René Milan ou la lettre Y. Les bibliophiles savent qu'il signe un grand nombre des exemplaires du tirage sur grand papier de l'édition originale de ses livres.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La race immortelle, roman épique (1912), sous le pseudonyme de René Milan
  • Les Vagabonds de la gloire (prix Davaine 1915 ; prix de la Ligue maritime française 1916), publiés d'abord sous le pseudonyme de René Milan puis réédités sous son véritable nom.
    • I - Campagne d'un croiseur
    • II - Trois étapes
    • III - Matelots aériens
  • L'Odyssée d'un transport torpillé (prix Fémina, 1917). Maurice Larrouy écrit cette histoire en quatre semaines. La publication paraît anonymement en épisodes dans la Revue de Paris en 1917, en plein conflit mondial. L'éditeur ne soumet pas la première partie à la censure, mais la partie suivante est tronquée et la troisième partie jugée dangereuse formellement interdite, l'auteur racontant sous forme de lettres ou de journal la vie quotidienne à bord d'un bateau de la marine marchande de ravitaillement.
  • Raphaël Gatouna, Français d'occasion (1921)
  • Gatouna et l'Amour (1923)
  • Le Révolté (1924), roman maritime qui inspira un film en 1938
  • Coups de roulis (1925), roman dont Albert Willemetz s'inspira en 1928 pour l'opérette composée par Messager
  • La caravane sur l'Atlantique (1926)
  • Leurs Petites majestés (1926), roman indochinois. Le roman raconte de façon assez légère l'embarquement et la croisière sur l'aviso "Roncevaux" d'un roitelet du royaume de Sikar (péninsule indochinoise), sa majesté Pharnavong, de son premier ministre le prince Ploum, de son premier mandarin Bang et de ses trois plus jeunes épouses. L'irruption de ce petit monde sur un navire de guerre au demeurant assez petit vient perturber considérablement la vie du pacha, le lieutenant de vaisseau de Kerquibec, et de ses deux officiers, les enseignes de vaisseau Goyenne, officier en second, et Quintard, sans parler de l'équipage...
  • Le marin (1927)
  • Sirènes et tritons, le roman du sous-marin (1927)
  • Trop de Bonheur (1928)
  • Le Trident (1928)
  • Les sept sacrements, roman d'un marin (1930)
  • Eaux brûlantes, Paris, 1931. Eaux brûlantes est un récit de voyage de la France vers l'Indochine. Le premier chapitre raconte la vie à bord du paquebot André-Lebon pendant les quelques semaines que durent le transit. Le livre décrit ensuite l'Indochine française du temps de l'exposition coloniale, dans un genre très "colonialement correct". Il offre malgré tout un bon témoignage sur cette grande colonie au moment de l'apogée de la plus grande France. On notera quelques pages sur la tentative de record de liaison aérienne France-Extrême Orient de Le Brix. Il consacre aussi un chapitre à Java.
  • Le cargo tragique, Paris (1933)
  • La vénus standard, Paris (1933)
  • Eaux glacées, Paris (1934), récit de voyage en Mandchourie, Japon, Canada et États-Unis.
  • L’Invincible Armada (1934)
  • Arches de discorde (1936)
  • La grande fraude, Paris (1937)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Moniot Beaumont, Histoire de la littérature maritime, La Découvrance, 412 p., chap. XXI (« Les écrivains de romans historiques maritimes »), p. 329-331

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Échos de partout », Journal des débats, no 172,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  2. http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_larrouy_maurice.htm