Reichsgau Flandern

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Reichsgau de Flandre
Reichsgau Flandern de

1944–1945

Drapeau Blason

Hymne : ?

Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de l'Allemagne nazie montrant ses subdivisions administratives, les Gaue et Reichsgaue

Informations générales
Statut Gau en exil du Troisième Reich
Capitale Anvers
Monnaie Reichsmark
Démographie
Population ? hab. (est. 19--)
Superficie
Superficie ? km2
Histoire et événements
1944 Établissement
1945 Dissolution

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Reichsgau de Flandre (en allemand : Reichsgau Flandern ; en néerlandais : Rijksgouw Vlaanderen) fut un éphémère Reichsgau de l'Allemagne nazie établi en 1944. Il comprenait l'actuelle Région flamande dans ses anciennes délimitations provinciales, incluant donc Comines-Warneton mais excluant Fourons. Il est à noter que Bruxelles était aussi exclue et jouissait d'un statut territorial spécial.

Contexte[modifier | modifier le code]

Occupation de la Belgique[modifier | modifier le code]

Après son invasion par l'Allemagne en juin 1940, la Belgique fut initialement placée "temporairement" sous un gouvernement militaire, même si des factions plus radicales au sein du gouvernement allemand comme les SS demandaient l'installation d'un autre gouvernement civil nazi comme il avait été fait en Norvège et aux Pays-Bas[1].

La Belgique a été réunie aux deux départements français du Nord et du Pas-de-Calais (inclus sur le motif qu'une partie de ce territoire appartenait à la Flandre germanique, ainsi que le fait que toute la région formait une unité économique intégrale[2].) en tant qu'Administration militaire de la Belgique et du Nord de la France (Militärverwaltung in Belgien und Nordfrankreich).

Projets d'annexion[modifier | modifier le code]

En dépit de cette attitude à ce moment, il fut décidé que la zone devrait un jour être assimilée au sein du Troisième Reich[3], et être divisée en trois nouveaux Reichsgaue d'un Grand Reich allemand : Flandern et Brabant pour les territoires flamands, et Wallonien pour les parties wallonnes[4].

Annexion au Reich[modifier | modifier le code]

Mise en place d'un Reichskommissariat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Reichskommissariat.

Le , le Reichskommissariat Belgien-Nordfrankreich fut établi afin d'atteindre ce but, issu de la précédente administration militaire[5].

Ce pas ne fut curieusement franchi qu'à la toute fin de la guerre, lorsque les armées allemandes s'étaient déjà pleinement retirées. Le nouveau cadre administratif est ainsi rendu caduc par les avancées alliées en Europe de l'Ouest en septembre 1944, et l'autorité du gouvernement belge en exil était restaurée. L'incorporation effective de ces provinces dans l'état nazi n'eurent donc lieu que de jure, et avec leurs leaders déjà en exil en Allemagne. Les seuls endroits où un gain notable a été fait en rétablissant l'autorité du Reich eu lieu dans les parties du sud de la Wallonie pendant la bataille des Ardennes. Les collaborateurs réalisèrent simplement une victoire à la Pyrrhus puisque quand les chars alliés avaient roulé sur la Belgique plusieurs mois avant cela avait déjà signé la fin de leurs domaines personnels dans le Reich. Beaucoup de leurs partisans ont fui vers l'Allemagne où ils ont été enrôlés dans la Waffen-SS pour participer aux dernières campagnes militaires du Troisième Reich.

Mise en place[modifier | modifier le code]

En décembre 1944, la Belgique (qui incluait également théoriquement les deux départements français) fut découpée en un Reichsgau Flandern, un Reichsgau Wallonien, et un Distrikt Brüssel, qui était tous nominalement annexés au Grand Reich allemand (excluant donc la province de Brabant qui avait été proposée)[6]. Le Parti rexiste sous la direction de Léon Degrelle devint en Wallonie le seul parti politique, de même que le parti DeVlag en Flandre sous la direction de Jef van de Wiele. Van de Wiele fut nommé "Chef national du peuple flamand" (Landsleider van het Vlaamsche volk) en plus des titres usuels de Gauleiter und Reichsstatthalter accordé aux administrateurs régionaux nazis allemands. Il devint également le "Chef du Comité de Libération flamand" (Hoofd van het Vlaamsche Bevrijdingscomité).

Dissolution[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Norman, 1974, p.173.
  2. Rich, 1974, p.172.
  3. Rich, 1974 pp. 171, 196.
  4. Kroener et alii, 2003, p. 26
  5. Rich, 1974, p. 195.
  6. Lipgens, 1974, p. 45.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernhard Kroener, Rolf-Dieter Müller, Hans Umbreit, Germany and the Second World War: Volume V/II. Oxford University Press, 2003 [1]
  • Walter Lipgens, Documents on the History of European integration: Volume 1 - Continental Plans for European Integration 1939-1945, Walter de Gruyter & Co., 1974
  • Norman Rich, Hitler's War Aims: The Establishment of the New Order, W.W. Norton & Company, Inc., 1974

Articles connexes[modifier | modifier le code]