Raffi

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Raffi (homonymie) et Hakobian.
Hakob Mélik Hakobian
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Raffi
Alias
Raffi
Naissance 1835
Payajouk (Perse)
Décès
Tiflis (Empire russe)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Arménien

Œuvres principales

Raffi (arménien : Րաֆֆի; persan : رافی), de son vrai nom Hakob Mélik Hakobian (en arménien Յակոբ Մելիք-Յակոբեան), est un célèbre écrivain perse, né en 1835 en Payadjouk, village arménien de la province de Salmast (aujourd’hui au nord de l'Iran, près du lac d'Ourmia) et mort en 1888 à Tiflis (actuelle Tbilissi). Raffi est considéré comme l'une des figures centrales de la littérature arménienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Raffi naît en 1835 (en 1837 selon Anahide Ter Minassian[1]) à Payadjouk, village arménien de la province de Salmast (aujourd’hui au nord de l'Iran, près du lac d'Ourmia)[1].

Son père, à la fois un riche marchand[1] et un agriculteur, faisait partie de la bourgeoisie locale. Cette situation, et le fait qu’il soit l’aîné d’une famille nombreuse composée de 13 enfants, lui permet de bénéficier d’une éducation de qualité.

Son éducation commence à l’école de son village, école qui le marque par ses méthodes dures et archaïques, sévérité et méthodes punitives que Raffi décrit et dénonce d’ailleurs remarquablement dans un de ses romans, Kaïtzer (« Foudres »), à travers le personnage du prêtre Der Todik, prototype du maître ignare et brutal[1]. Puis, à l’âge de 12 ans, son père l’envoie dans un internat à Tiflis afin qu’il puisse continuer ses études secondaires.

Tombe de Raffi à Khodjivank, Tbilissi

Tiflis, aujourd’hui Tbilissi, était à l’époque l’un des plus grands foyers intellectuels de l’Arménie. Les affaires de son père se dégradant, il est obligé de retourner dans son pays natal. C’est à cette époque qu’il commence à enseigner la langue arménienne ainsi que l’histoire dans l’école Aramian de Tabriz, celle d’Agoulis dans le Nakhitchevan mais aussi par la suite à Tiflis.

Au cours de sa vie, Raffi entreprend de nombreux voyages dans les villages et les provinces arméniennes de l’Arménie orientale et occidentale. Là où il voyage, il se rend compte de la misère quotidienne de la population arménienne, sous la menace constante des Turcs et des Kurdes. À l’instar d’autres intellectuels arméniens, Raffi est convaincu qu’il n’est plus possible de vivre ainsi ; il souhaite dès lors transformer la société arménienne en profondeur. Et pour cela, il est nécessaire de faire prendre conscience au peuple de la réalité tragique dans laquelle il vit.

Il écrit énormément. Tous ses écrits sont publiés dans les revues Mchak et Ardzakank. Son œuvre principale, Le Fou, paru d'abord en feuilleton — dans la revue Mchak —, eut un grand succès. Il a été lu à l’époque par toute la jeunesse arménienne ; et il a un esprit très patriotique. Il crée dans ses romans de véritables héros nationaux et révolutionnaires arméniens ; il est d’ailleurs connu chez les Arméniens qu’« Il n’existe pas de Feddayin qui n’ait pas lu Raffi… ».

Il considère l’éducation en langue arménienne de la population comme étant fondamentale, c’est pourquoi il entreprend par divers moyens (dans la presse, dans les romans, par l’enseignement) de combler ce manque de culture dans la population.

Il décède en 1888 à Tiflis, où ses funérailles attirèrent une foule considérable. Il est enterré dans le Panthéon des Arméniens, le cimetière Khodjivank de Tbilissi, là où reposent également Hovhannès Toumanian, Gabriel Sundukian, Ghazaros Aghayan, Grikor Ardzruni, et autres…

Œuvre[modifier | modifier le code]

Parmi ses fameux romans, on retrouve :

  • (hy) Սալբի [« Salbi »],‎ (lire en ligne)
  • (hy) Ջալալեդդին [« Djallaleddine »],‎ (lire en ligne)
  • (hy) Խենթը [« Le Fou »],‎ (lire en ligne)
  • Kaïtzer (« Foudres ») (1883-84)
  • Khatchagoghi Hichatakarane (1889-70)

Parmi ses romans historiques figurent :

Hommages[modifier | modifier le code]

Il existe aujourd’hui une école et une rue en son nom à Erevan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Anahide Ter Minassian, « A l'occasion de la traduction française du Fou, l'historienne Anahide Ter Minassian revient sur la vie de son auteur, de son vrai nom Hakob Mélik Hakobian (1837-1888) dont la vie se confond avec celle d'une nation en plein réveil », France-Arménie, no 36,‎ 16-30 novembre 2007 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]