Anahide Ter Minassian

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Anahide Ter Minassian
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Anahide Ter Minassian, née en 1933, est une historienne française d'origine arménienne. Agrégée d'histoire, elle enseigne actuellement à l'École des hautes études en sciences sociales. Elle est également maître de conférences à l'Université Paris I. Ses centres d'intérêt sont avant tout l'histoire des Arméniens et l'histoire contemporaine de l'Arménie, pré et post-soviétique.

Elle est la mère de Taline Ter Minassian, elle aussi historienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Anahide Ter Minassian est née en 1933 à Paris, dans le quartier de Belleville et de la Place des Fêtes. Sa grand-mère, Gulizar, arménienne, vivant au sein de l'Empire ottoman, avait été enlevée et épousée de force en 1889 par le chef d'une tribu kurde voisine, à la fin du XIXe siècle. Mais suite à la réaction de la communauté paysanne dont elle était issue, Gulizar a obtenue, de façon exceptionnelle, de la justice turque que ce mariage forcé soit annulé et qu'elle puisse retrouver sa communauté[1],[2]. Ses parents, Lévon Kévonian et Arménouhie Der-Garabédian, sont des apatrides arméniens, détenteurs d'un Passeport Nansen, et réfugiés à Belleville dans les années 1920[1]. Sa mère, Arménouhie, musicienne et journaliste, a raconté dans un ouvrage en arménien publié en 1946 l'histoire de Gulizar. Cet ouvrage a été traduit en français en 1993, et réédité à plusieurs reprises[3].

Anahide Ter Minassian n'est scolarisée volontairement par ses parents qu'à l'âge de sept ans pour apprendre au préalable au sein de sa famille la langue arménienne. Elle poursuit des études d'histoire, jusque l'agrégation, sous la houlette en particulier de Henri-Irénée Marrou et côtoie durant ces études Pierre Vidal-Naquet[4]. Elle se marie avec Léon Ter Minassian, apatride arménien, et fils d'un ministre de la précaire République d'Arménie, Roupen Ter Minassian.

Elle est nommée professeur d'histoire et exerce durant treize années en lycée. Puis elle devient maître de conférences à l'université Paris-I. Elle anime également le séminaire sur l'histoire contemporaine des Arméniens à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Elle a publié plusieurs ouvrages consacrés à l'Arménie et au génocide arménien[5].

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • La question arménienne, éditions Parenthèses,‎ (lire en ligne).
  • 1918-1920-La République d'Arménie, Bruxelles, éditions Complexe,‎ (réimpr. 2006) [détail des éditions] (ISBN 280480092X, lire en ligne)
  • Histoires croisées : diaspora, Arménie, Transcaucasie, éditions Parenthèses,‎ .
  • Smyrne, la ville oubliée ? : mémoires d'un grand port ottoman, 1830-1930, éditions Autrement,‎ .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rédaction Le Monde, « Débat : un entretien avec Anahide Ter-Minassian et Claude Mutafian », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Pierre Vidal-Naquet, « Réflexions sur l'imaginaire national », dans Histoires croisées: diaspora, Arménie, Transcaucasie, 1880-1990, éditions Parenthèses,‎ (lire en ligne).
  • Lucie Clair, « Les Noces noires de Gulizar », Le Matricule des anges, no 69,‎ (lire en ligne).

Webographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]