Réserve zoologique de Calviac

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Entrée de la Réserve zoologique

La Réserve Zoologique de Calviac est un parc zoologique français situé à Calviac-en-Périgord (Dordogne), à 10 kilomètres de Sarlat, au lieu dit « Sous le Roc ». Ouvert depuis le 3 août 2008, le parc présente sur 3 hectares forestiers une vingtaine d'espèces animales menacées des 4 coins du globe.

Historique et références[modifier | modifier le code]

Fossa de la Réserve zoologique

Née de la passion d’un homme, Emmanuel Mouton, la création de la Réserve zoologique de Calviac est l’aboutissement d’un long processus, un projet rêvé, réfléchi, mûri depuis l’enfance. Ancien chef animalier adjoint du Muséum National d’Histoire Naturelle, et après avoir suivi la formation en Gestion des Espèces Menacées chez Durrell (Jersey) en 2003, Emmanuel Mouton cherche le site idéal pour implanter son projet de parc animalier axé sur les petites espèces en voie de disparition et méconnues du grand public. En 2005, il découvre et tombe sous le charme du site boisé et naturel de Sous le Roc. Grâce à un emprunt de quelque 600 000 € souscrits auprès de la banque éthique la Nef, les travaux de création de la Réserve débutent en septembre 2007. Le parc ouvre ses portes le 3 août 2008. En 2009, création de l’ « Institut Calviac Biodiversité », organisme à but non lucratif qui assure la gestion scientifique de la Réserve zoologique.

La philosophie de la réserve zoologique de Calviac s’inspire de l’œuvre de l’écrivain naturaliste anglais Gerald Durrell. Son parc animalier, le Durrell Wildlife Conservation Trust sur l’île de Jersey est une référence en matière d'élevage d'espèces menacées. En France, le naturaliste Jacques Bouillault, créateur du premier parc zoologique privé de France à la Flèche, a été le mentor d’Emmanuel Mouton depuis son plus jeune âge. De même, le zoo de Doué la fontaine, son premier lieu de stage, l’a inspiré dans son approche au plus près de la Nature.

Présentation de la réserve[modifier | modifier le code]

Femelle lémur à ventre roux

Sur 3 hectares, la réserve zoologique est divisée en 4 zones géographiques, correspondant à des points chauds où la biodiversité est particulièrement menacée.

Une fois passé devant la cascade de l’accueil, le visiteur peut découvrir les espèces du continent européen et du bassin méditerranéen. Sont présentés dans cette zone des ibis chauves, oiseaux particulièrement menacés, des chouettes effraies, des visons d’Europe, des sousliks (écureuils terrestres d’Europe de l’Est) ainsi que des gloutons, grands carnivores cousins de la loutre. En 2013 est née Guillotine, le premier bébé glouton à voir le jour sur le territoire français depuis que l'espèce a disparu du pays à la fin des dernières glaciations. Elle est depuis partie former un couple au zoo de Colombus, dans l'Ohio.

loup à crinière

Un bosquet de bambous marque l’entrée dans le secteur tropical. Madagascar est une des îles les plus marquées par la déforestation et la destruction des espaces naturels. A la Réserve, les lémuriens vivent dans de spacieuses volières, que le visiteur est invité à traverser, pour découvrir de plus près ces magnifiques cousins des singes. Dans la mare flottent paisiblement des canards de Meller et des sarcelles de Bernier, faisant partie des oiseaux les plus menacés à l’heure actuelle. Plus loin, les prédateurs naturels des lémuriens, les fossas, vivent eux aussi dans un grand espace forestier. En juin 2011, deux jeunes fossas sont nés à la Réserve. Il s'agit d'un événement exceptionnel, la dernière naissance de fossas en France remontant à plus de 40 ans en arrière ! La reproduction de cette espèce est particulièrement délicate. En 2011, Calviac fut le seul parc zoologique européen à réussir cet exploit, qui fut réédité en 2014 avec la naissance de trois nouveaux jeunes.

Tout le haut de la Réserve accueille les animaux du continent sud-américain : les loups à crinière, les sakis à face blanche, les singes écureuils, les imposants tapirs ou les discrets chats margays trouvent ici des conditions de vie voulues au plus proche de celles de leurs cousins sauvages.

Enfin, en redescendant la colline, le visiteur découvre les étranges créatures qui peuplent le continent océanien : il pénètre la volière des gouras, gros pigeons de plus de 3 kilos, et déambule dans la forêt des wallabies de Parma et des potorous, sortes de kangourous miniatures.

Ambiance du parc[modifier | modifier le code]

cabane perchée des ouistitis

La Réserve zoologique de Calviac est située sur un coteau boisé préservé, cadre naturel idéal à la présentation d’espèces animales. La beauté naturelle du site a inspiré le créateur de la Réserve qui a dessiné les schémas de principe de toutes les installations pour en confier la réalisation à des artisans calviacois et sarladais, dans le respect de cet environnement. A Calviac, vous pénétrerez dans la plupart des volières, au plus proche des animaux, sans barrières visuelles. Les ouistitis vivent dans une cabane perchée dans les arbres.

Le développement durable est le fil rouge des réalisations de la Réserve Zoologique. Près du bâtiment d'accueil, ancienne grange rénovée, une reconstitution de séchoir à tabacs abrite les toilettes sèches du parc. Peu avant la volière des fossas on peut observer un bassin d'épuration des eaux usées par les plantes. Les observatoires, les maisons de nuit des animaux ou les locaux techniques sont en bois non traités, avec toits végétaux. Tout le long du parcours est émaillé de citations de savants, d’écrivains ou de poètes sur le thème de l’Homme et de la Nature.

Conservation[modifier | modifier le code]

La Réserve Zoologique de Calviac se veut un acteur la conservation de la biodiversité à échelle globale et locale. Comme la plupart des parcs zoologiques, la Réserve zoologique de Calviac n'accorde aucune valeur marchande aux animaux. Aussi, aucun animal n'a été acheté, aucun ne sera vendu. Le choix des espèces accueillies à la Réserve s’est fait par rapport aux menaces qui pèsent sur elles dans la Nature. Les ibis chauves, notamment, sont au bord de l’extinction dans toute leur aire de répartition (Proche Orient et côtes méditerranéennes).

Panneau de participation à la protection d’un animal

Il en est de même pour le vison d'Europe, victime de la pollution des zones humides et de la concurrence avec son cousin américain, espèce invasive. Les lémuriens subissent la rapide déforestation de Madagascar, comme les tapirs et ouistitis en Amazonie.

La Réserve est membre de l’EAZA (Association Européenne des Zoos et Aquariums). Le parc participe également à des Programmes d’Elevage gérés à l’échelle internationale (EEP et ESB) pour les espèces suivantes : ibis chauve, vison d'Europe, glouton, lémur à ventre roux, sarcelle de Bernier, canard de Meller, lémur couronné, maki vari noir et blanc, fossa, loup à crinière, tamarin lion doré, margay, saki à face blanche, tapir terrestre et saïmiri à tête noire. De plus, la Réserve elle-même gère l'ESB des gouras de Victoria par le biais de son chef soigneur, Mylène Sannier, responsable européen de l'espèce.

En 2013, avec le soutien de la fondation EDF, la Réserve a inauguré un centre d'élevage conservatoire pour le vison d'Europe.

En 2014, grâce au soutien financier de la fondation Bouygues Télécom, un apiscope a été installé sur le parc afin de promouvoir la richesse naturelle des abeilles et l'importance de leur protection.

Chaque visiteur peut, en fin de visite, glisser un jeton de vote dans une urne correspondant à l’espèce qu’il veut protéger parmi les six projets soutenus par la Réserve, et 0.5 € seront reversés à cette action de préservation de l'animal dans la Nature.

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Lien externe[modifier | modifier le code]