République du Rif

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ou cette section peut contenir un travail inédit ou des déclarations non vérifiées (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Vous pouvez aider en ajoutant des références. Voir la page de discussion pour plus de détails.

République du Rif
Tagduda n Arrif - ⵜⴰⵊⴷⵓⴷⴰ ⵏ ⴰⵔⵔⵉⴼ (Rifain)

جمهورية الريف (ar)
República del Rif (es)

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de la république

Informations générales
Statut république
Capitale Ajdir
Langue Tamazight (variante Rifaine)
Monnaie riffan
Démographie
Population 1923 900.000
Histoire et événements
Bataille d'Anoual
Proclamation de la république
Dissolution de la république
Président de la république
1921-1927 Abdelkrim El Khattabi

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La République du Rif (en berbère : ⵜⴰⵊⴷⵓⴷⴰ ⵏ ⴰⵔⵔⵉⴼ Tagduda n Arrif), officiellement République confédérale des tribus du Rif, désigne le régime républicain qui s'est établi sur le Rif entre 1921 et 1927. La monnaie de la République était le Riffan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Rifains résistent violemment aux intrusions espagnoles et françaises au Maroc.

Mohamed Abdelkrim El Khattabi, dit Abd el-Krim qui fut précédemment juge, devient chef des Rifains.
Après avoir créé un commandement et une structure de pouvoir, Abd el-Krim bat les Espagnols de nombreuses fois et les repousse dans leurs avant-postes côtiers. Après la bataille d'Anoual, en 1921, les espagnols abandonnent l'arrière pays à Abd el-Krim lui permettant de fonder la République du Rif.
Il attend ensuite de créer un état stable pour les Rifains afin de leur donner un répit après de longues années de guerre. Abd el-Krim envoie des représentants diplomatiques à Londres et à Paris pour essayer d’établir des liens diplomatiques avec l'Europe. Cela ne fonctionne pas très bien à cause de l'anxiété des Français face à la montée en puissance de la jeune république d'Abd el-Krim, qui peut alors envahir les possessions françaises au Maroc, si elle a le temps de rassembler des hommes et des armes. De plus, le discours d'Abd el-Krim, qui prône la liberté pour tous les peuples n'est pas bien accueilli par les puissances coloniales européennes.

Hubert Lyautey pressentant qu'Abd el-Krim cherchera à obtenir le ralliement des tribus rifaines du Maroc français de l'envoi de renfort qui lui permettent de former 3 groupes d'infanterie et 9 escadrilles d'avions.

Au printemps 1925 Mohamed Abdelkrim El Khattabi, dit Abd el-Krim il décide de lancer une offensive, après être parvenu à rallier plusieurs tribus, en vue d'atteindre l'oued Ouergha qu'il considère comme la frontière de sa république.
Le 22 avril, il passe à l'attaque en direction de Fez. Pour l'arrêter les Français dispose du 3e bataillon du 15e régiment de tirailleurs algériens qui garde le gué et le bac de l'Ouergha. Le bataillon repousse les assauts durant 4 jours avant d'être dégagé le 28 mais les Rifains continuent d'attaquer les petits postes. Ceux de Beni Derkoul et du douar de Mostitef succombent le 13 juin.

Fin 1925, la France et l'Espagne créent une force commune d'un peu moins de 200 000 soldats appuyés par des chars et des avions. Ils bombardent massivement les territoires de la nouvelle république, parfois avec des armes chimiques de modèle allemand utilisés par l'armée espagnole. La République du Rif s'effondre en mai 1926.

Controverse[modifier | modifier le code]

Prés d'un siècle passé sur les évènements de la guerre du Rif, l'Espagne continue à refuser de reconnaître ses responsabilités malgré les sollicitations de plusieurs organisations et associations pour les droits de l'homme[1], on sait seulement que les habitants du Rif demeurent actuellement les plus touchés par le cancer selon des statistiques officielles sur les cas enregistrés dans le pays.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ERC’s Joan Tardá says Spain must apologise for Rif War action