Quatuor à cordes no 8 de Beethoven

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Quatuor à cordes no 8.

Quatuor à cordes no 8
en mi mineur
Opus 59 no 2
Image illustrative de l’article Quatuor à cordes no 8 de Beethoven
Beethoven en 1804. Portrait de J.W. Mähler.

Genre Quatuor à cordes
Nb. de mouvements 4
Musique Ludwig van Beethoven
Effectif 2 Violons, 1 Alto, 1 Violoncelle
Durée approximative environ 35 minutes
Dates de composition 1806
Dédicataire Comte Andreï Razoumovski
Création 1807
Drapeau de l'Autriche Vienne, Autriche
Interprètes Schuppanzigh et son quatuor

Le Quatuor à cordes no 8 en mi mineur, opus 59 no 2, de Ludwig van Beethoven, fut composé en 1806[1] et publié en janvier 1808[1]. Il est le second des trois quatuors dédiés au prince Andreï Razoumovski dont il porte le nom[1].

Présentation de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Portrait du comte Andreï Razoumovski par J.B. Lampi

Ce quatuor est composé au cours de la très fertile année 1806 qui voit également la composition des deux autres quatuors du même opus (no 7 et no 9) ; du Quatrième Concerto pour piano ; de la Quatrième Symphonie et du Concerto pour violon. Beethoven le compose très rapidement, et il est créé par le quatuor de Schuppanzigh l'année suivante[2].

L'édition originale fut assurée à Vienne par le Bureau d'Art et d'Industie entre l'été 1807 et janvier 1808[3]. Le titre est en français: « Trois Quatuors pour deux violons, Alto et Violoncello. Composés par L.v.Beethoven »[4]. La dédicace à son excellente Monsieur le comte de « Rasoumoffsky »[5] est gravée après la page de titre.

Beethoven fut particulièrement fier des trois quatuors de l'opus 59[6], mais les trois ont suscité à leur époque, l'incompréhension du public comme celle des critiques et des exécutants.

Si l'on en croit Karl Czerny, Beethoven aurait écrit l'adagio du second mouvement « par une méditation sur l'harmonie des sphères, devant le ciel étoilé dans le silence de la nuit. » [7]

Le thème russe de l'Allegretto sera réutilisé par Moussorgski dans Boris Godounov (1868) puis par Rimski-Korsakov dans La Fiancée du tsar (1898)[7].

Le quatuor comporte quatre mouvements :

  1. Allegro, à 6
    8
    , en mi mineur
  2. Molto Adagio, à 4/4, en mi majeur
  3. Allegretto, à 3
    4
    , en mi mineur
  4. Finale: Presto, à 2
    4
    , en mi mineur

Sa durée d’exécution est d'environ 35 minutes[8].

Repères discographiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jean Massin et Brigitte Massin, Ludwig van Beethoven, Fayard, , 845 p. (ISBN 978-2-213-00348-1), p. 651
  2. Barry Cooper, Dictionnaire Beethoven, J.C.Lattès, , 613 p. (ISBN 978-2-7096-1081-0), p. 384
  3. Élisabeth Brisson, Guide de la musique de Beethoven, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », , 878 p. (ISBN 9 782213 624341 et 2213624348), p. 407
  4. L'édition originale est visible sur Beethoven-Hauss Bonn, consulté le 2 décembre 2012
  5. Orthographe utilisée sur l'édition originale
  6. Dernier opus qui regroupe trois œuvres (après l'opus 1, 2, 9, 10, 12, 30 & 31)
  7. a et b Jean Massin et Brigitte Massin, Ludwig van Beethoven, Fayard, , 845 p. (ISBN 978-2-213-00348-1), p. 652
  8. Durée moyenne basée sur les enregistrements discographiques cités
  9. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason n°379 du mois de février 1992
  10. « L'intégrale des Végh constitue la référence absolue pour les quatuors de Beethoven ». Le guide 1996 du CD : Tome 1, Répertoire Classique, Marabout, (ISBN 978-2-5010-2361-0), p. 69
  11. « Le Quatuor Alban Berg a réussi comme nul autre l'ascension de cet Himalaya de la production beethovénienne : clarté, intensité, expressivité, sens aigu de l'architecture caractérisent cette version ». La Discothèque idéale : sous la direction de Bertrand Dermoncourt, Actes Sud, (ISBN 978-2-3300-0216-9), p. 37
  12. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason du mois de décembre 2012, p. 74
  13. « C'est un Beethoven tout en tendre fraternité, voire en religiosité; les passages passionnés sont joués avec plus de chaleur que de rudesse. Le plus secret, Mozart n'est guère loin ». Guide Akaï du disque : Disques classiques, Akaï France, (ISBN 978-2-2530-2849-9), p. 52
  14. Enregistrement doublement salué par un Gramophone Editor's Choice en Juillet 2002 et par un Gramophone Awards 2002 de la revue Gramophone
  15. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason du mois de novembre 2008, p. 92
  16. Enregistrement salué par une note de 5 diapasons dans la revue Diapason du mois de mai 2011, p. 109
  17. Enregistrement salué par un Choc Classica dans la revue Classica du mois de juin 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]