Quatuor Alban Berg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Quatuor Alban Berg
Pays d'origine Drapeau de l'Autriche Autriche
Genre musical Musique classique
Années actives 1971-2008
Labels Teldec,EMI
Composition du groupe
Membres Günter Pichler, violon
Gerhard Schulz, violon
Isabel Charisius, Alto
Valentin Erben, violoncelle
Anciens membres Klaus Maetzl, violon
Hatto Beyerle, Alto
Thomas Kakuska, Alto

Le Quatuor Alban Berg est un quatuor à cordes autrichien de renommée mondiale, fondé à Vienne en 1971. Les membres du quatuor se sont séparés en juillet 2008, après une tournée d'adieux[1]. Le quatuor est d'abord sous contrat avec Teldec puis, à partir de 1979, avec EMI.

Membres[modifier | modifier le code]

Periode 1er violon 2d violon Alto Violoncelle
De 1971 à 1978 Günter Pichler
(Stradivarius 1710, Guadagnini 1750)
Klaus Maetzl † 2016 Hatto Beyerle Valentin Erben
(Matteo Goffriller 1722)
De 1978 à 1981 Gerhard Schulz (de)
(Stradivarius 1715)
De 1981 à 2005 Thomas Kakuska (Lorenzo Storioni 1778) † 2005
De 2005 à 2008 Isabel Charisius (en)

Débuts[modifier | modifier le code]

Le Quatuor Berg a été fondé en 1970 par quatre jeunes professeurs de l'Académie de musique de Vienne. Lors de leur premier concert au Konzerthaus de Vienne le 5 Octobre 1971, la veuve du compositeur Alban Berg accepte que ce jeune quatuor utilise le nom de son mari[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Bien que le répertoire du quatuor soit fortement influencé par la musique viennoise, il s'étend du début du classicisme, romantisme, à la seconde école de Vienne (Alban Berg,Arnold Schönberg et Anton Webern) et embrasse de nombreux compositeurs contemporains. Les compositeurs Erich Urbanner et Luciano Berio ont affirmé leur reconnaissance au travail du quatuor[3],[4].
Avant de commencer leur carrière de concertistes, les quatre musiciens sollicitent Walter Levin (Quatuor LaSalle) pour recevoir son enseignement. Celui-ci les invitera à Cincinnati pendant un an grâce à une bourse allouée par le gouvernement autrichien[2],[5].
En Europe, leurs concerts s'organisent sous la formes de cycles annuels passant par le Wiener Konzerthaus de Vienne, le Queen Elizabeth Hall de Londres[6], le vieil opéra de Francfort, le Théâtre des Champs Elysées à Paris, le Philharmonic Hall de Cologne et l'Opéra de Zurich[7].
Le quatuor, particulièrement prolifique durant leurs 35 années d'activités, remporte plus de trente récompenses internationales majeures[8], dont le Grand Prix du Disque (Musique de Chambre) (en), le prix Deutsche Schallplattenpreis (de), le Prix Edison (en)[9]...
A la mort de Thomas Kakuska d'un cancer en 2005, le quatuor poursuit encore quelques années son activité grâce à une élève de l’altiste, Isabel Charisius. Après une tournée mondiale d'adieu en juillet 2008, le quatuor Alban Berg met fin à sa carrière[1].

Créations[modifier | modifier le code]

Le répertoire du quatuor à cordes comprend de nombreuses œuvres du XXe siècle. Parmi celles-ci, des œuvres sont écrites pour ou créées par le quatuor Alban Berg (par ordre chronologique):

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christian Merlin, « Les adieux du Quatuor Alban Berg », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Pierre Breton, Dictionnaire des Musiciens : les Interprètes, Encyclopaedia Universalis, (ISBN 9782852295582, lire en ligne)
  3. Erich Urbanner, « Lettre au Quatuor Alban Berg » (consulté le 14 juin 2018).
  4. (en) Luciano Berio, « Letter from Berio to the Alban Berg Quartet » (consulté le 14 juin 2018).
  5. Georges Zeisel, « Hommage à Walter Levin, premier violon du Quatuor LaSalle », Diapason,‎ (lire en ligne)
  6. (en) Geoff Brown, « Alban Berg Quartet », The Times,‎ (lire en ligne)
  7. (en) « Biography », sur www.warnerclassics.com, (consulté le 14 juin 2018).
  8. (en) Joseph Stevenson, « Alban Berg Quartet, Biography », sur www.allmusic.com (consulté le 16 juin 2018).
  9. (en) « Biography », sur www.warnerclassics.com, (consulté le 16 juin 2018).
  10. a, b, c et d Michel Parouty, « Un pour tous, tous pour un », sur www.lesechos.fr, (consulté le 16 juin 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]