Pressoir des ducs de Bourgogne

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Pressoir des ducs de Bourgogne
Pressoir des ducs de Bourgogne 67.JPG
Bâtiment accueillant le pressoir
Présentation
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Les pressoirs des ducs de bourgogne sont des pressoirs à contrepoids mobile en pierre unique en Bourgogne, du XVe siècle au cœur du vieux bourg de Chenôve (Dijon Métropole au départ de la Route des Grands Crus). Ils sont ouverts au tourisme l'été et inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1934[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La première mention d'un domaine viticole ducal à Chenôve remonte à 1228. Autour de la maison des pressoirs (salle de 35 mètres de long sous une charpente qui possédait une couverture en pierres de lave jusqu’en 1956) les Ducs de Bourgogne exploitaient un domaine de 150 journaux, soit environ 50 hectares de vignettes. Les premiers pressoirs auraient été construits en 1238 sous la régence de la duchesse de Bourgogne Alix de Vergy, pour son fils le futur duc Eudes IV de Bourgogne.

Les pressoirs des ducs de Bourgogne sont entièrement reconstruits entre 1404 à 1407 sous le règne du duc Jean Ier de Bourgogne. Ils sont avec ceux du Château du Clos de Vougeot les plus grands et les plus anciens « treulx » de Bourgogne.

Ils sont inscrits au patrimoine royal en 1477 par le roi Louis XI de France à la mort du duc Charles le Téméraire. Ils restent propriété des rois de France jusqu’en 1567.

Ils sont par la suite exploités par des particuliers et négociants durant près de six siècles jusque dans les années 1920.

Mécanisme[modifier | modifier le code]

Les pressoirs à contrepoids mobile fonctionnent comme un énorme casse-noix. Ils agissent par un mécanisme de levier de 9 mètres pour l'un et 11 mètres pour l'autre.

Les raisins sont disposés sur le plateau (maie ou matis) de 16 m2. Ils sont étayés par des claies puis, couvert par des poutres en bois jusqu'à la hauteur du levier.

Le plateau est légèrement incliné et une goulotte assure l'écoulement du jus.

Une vis à cabestan entraîne le levier qui compresse le raisin. Sur l'axe de la vis, des contrepoids mobiles de 4 et 8 tonnes amplifient la pression (les contrepoids ont été surnommés « Margot » en souvenir de Marguerite de Bourgogne (1290-1315), fille du duc Robert II de Bourgogne et Reine de France par mariage avec le roi Louis X de France).

Ils pressaient jusqu'à 100 pièces de vendanges par jour soit environ 23 000 litres de vin. Le plus petit des pressoirs permettait de presser 40 pièces (12 tonnes de raisins) pour une production de 9 000 litres de jus.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Chaque année les Pressoirs des Ducs de Bourgogne sont remis en marche pour la « Fête de la Pressée » lors du troisième week-end de septembre.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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